« La variante chilienne » de Pierre Raufast

Après m’être promené dans le froid avec des lectures du Pôle nord et d’Islande de la bibliothèque, j’ai pris ce livre dans ma table de nuit. Et quelle joie !!

Il me semble que la personne qui me l’a donné (encore une fois je ne sais plus si c’est ma tante ou ma mère !) m’en avait du bien.

Je n’ai pas lu le résumé avant, je crois l’avoir fait au bout de quelques pages car le début est surprenant, mais j’ai continué. Et j’ai adoré ! J’ai souri une bonne partie de la lecture.
C’est une succession d’anecdotes mais ça reste très vivant et agréable à lire.

L’histoire :

« Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux.
Chaque caillou qu’il y dépose correspond à un évènement de sa vie. Deux vacanciers, réfugiés pour l’été au fond d’une vallée, le rencontrent par hasard. Rapidement des liens d’amitiés se tissent au fur et à mesure que Florin puise ses petits cailloux dans les bocaux. À Margaux, l’adolescente éprise de poésie et à Pascal le professeur revenu de tout, il raconte. L’histoire du village noyé de pluie pendant des années, celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase, celle de la piscine transformée en potager ou encore des pieds nickelés qui se servaient d’un cimetière pour trafiquer. »

Les 3 personnages sont très attachants, entre la candeur de Margaux (pourtant pas dupe de tout) et la sagesse de Florin et Pascal. Le rythme entre anecdotes et présent est juste, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Cela fait longtemps que je n’avais pas été enthousiaste comme ça pour un livre, et nul doute que je vais lire les autres romans de Pierre Raufast qui sont cette fois dans mes bibliothèques (enfin quand j’aurais fini les autres car j’ai été un peu gourmande ce coup-ci et avec les livres que j’avais réservé avant le confinement et que j’ai récupéré, je crois que j’en ai 7/8 à lire, si ce n’est plus).

Vous connaissez Pierra Rafaust? N’hésitez pas en tout cas !

Et bonne fin de dimanche !

« Au féminin » d’Anna Tosca

Anna Tosca, c’est une copine virtuelle sur Instagram (@lucioleetfeufollet) que je suis depuis mes débuts dessus (c’est pas si vieux…2 ans !) pour ses dessins tranche de vie et ses partages de lecture.

Elle m’avait envoyé son premier roman « Fuite(s) » que j’avais beaucoup apprécié. Alors quand elle a proposé de nous envoyer son recueil de nouvelles en pdf, j’ai sauté sur l’occasion. Même si je l’avais oublié au fonds de ma boîte mail quelques mois (depuis mars) mais après avoir lu « une fleur dans les glaces » de Géraldine Danon, j’ai eu envie de le lire, et quand on a envie faut y aller !

(j’ai même réussi à dompter la liseuse sans problème cette fois!)

Le thème :

« Au féminin » est un recueil de nouvelles qui parle des femmes et leur laisse la parole. Tous les textes ont été rédigés en respectant les contraintes proposées au cours d’ateliers d’écriture suivis par l’autrice en 2019. Des formes courtes au contenu parfois drôle, parfois émouvant. Des nouvelles à lire d’une traite ou à picorer. Et, pourquoi pas vous essayer à suivre la consigne ? »

Alors je ne suis peut être pas objective 😉 , mais j’ai tout de suite accroché ! J’ai beaucoup aimé le style très agréable à lire et puis les nouvelles, que d’imagination ! Jamais je n’aurais eu ces idées en suivant les consignes (on les a à la fin de chaque nouvelle, et je trouve ça très sympa, peut être que je vais essayer d’y répondre moi aussi).

Les thèmes sont variés et j’ai trouvé très intéressants les interprétations, c’est un livre léger dans le style sans l’être forcément dans les sujets.

En plus, il y a une de ses illustrations à chacune des nouvelles, et c’est sympa !

Je copie la conclusion de ses critiques : « A lire dans un champ de lavande, ou sous un cerisier ». N’hésitez pas donc ! Et même, je mets un coup de coeur parce que c’est une chouette personne qui écrit de beaux textes !

Bonne journée !

« Une fleur dans les glaces » de Géraldine Danon

Après avoir traversé le Pôle Nord avec Mike Horn, je l’ai contourné avec Géraldine Danon et toute sa famille. Je l’ai lu d’une traite, n’arrivant pas à dormir (je sais bien pourtant que si je vais sur mon ordi ou sur mon tel après manger j’ai du mal..mais que voulez vous, parfois je le fais quand même !).

D’une traitre parce que j’ai eu du mal à m’arrêter aussi, captivée par cette folie. J’ai fait un peu de voilier dans une autre vie, avec ou sans mes jeunes enfants, et même si j’ai apprécié, c’était quand même pas très pratique avec les enfants (bon notre voilier était petit avec beaucoup moins de confort..) alors partir comme ça à 8 dont 4 enfants entre même pas 1 et 12 ans, c’était un défi.

Le résumé (histoire que vous compreniez de quoi je parle !):

« Le navigateur Philippe Poupon, la comédienne Géraldine Danon, et leurs quatre enfants : Loup, Nina, Laura et Marion, âgés de douze ans à neuf mois, embarquent un matin d’hiver sur Fleur Australe. Ils partent pour un long périple qui doit les mener des rivages enchantés de l’Afrique aux chatoyantes Antilles, puis toujours plus loin vers le nord. Aux portes de l’Arctique, un beau défi les attend : joindre l’Atlantique au Pacifique par une route de tous les dangers, partiellement libérée des glaces seulement quelques semaines par an : le passage du Nord-Ouest. En ces régions mal cartographiées, parsemées de hauts-fonds imprévisibles, la traversée est extrêmement périlleuse. Il faut naviguer entre les icebergs et les floes, à la merci des courants violents et de la banquise qui menace sans cesse de refermer le passage, tandis que flotte le spectre d’un hivernage en milieu extrême…Ce voyage en huis clos est l’occasion pour Géraldine Danon de dresser le bilan d’une existence hors du commun et de rappeler à elle ses souvenirs de tournage, son expérience à Hollywood, son enfance (quand ses bonnes fées s’appelaient Alain Delon et Romy Schneider), ou encore les années passées aux commandes du restaurant La Divette du Moulin qu’elle tenait à Montmartre, où les balayeurs côtoyaient les stars. »

Géraldine Danon nous raconte leur épopée, on a l’impression d’y être… pour le coup, j’ai trouvé ça assez stressant, même si je savais que ça se terminait bien, parce que faire un bout de tour du monde en voilier, avec des enfants, je trouve ça super (j’en connais qui l’ont fait et je serai bien partie avec eux ;-)), mais de là à naviguer dans le passage du Nord-Ouest, certes légendaire mais où il y a de gros risques de rester bloquer dans la banquise et de devoir hiverner pendant 1 an (mais ça peut s’anticiper) ou de couler tout simplement, il y a une différence ! Mais il ne s’agit pas de moi (cela dit forcément, ça a teinté ma lecture..).

L’écriture est agréable et j’ai bien aimé voyager virtuellement, même si y avait beaucoup (trop) de retours en arrière à mon goût, forcément la solitude relative (en tout cas être coupée du monde), ça fait réfléchir !

Elle a pas mal parlé de sa vie d’actrice et des stars qui l’entouraient, et ça ne m’a nullement intéressé… d’ailleurs, je ne connaissais même pas son nom, vaguement sa tête et aucun des films dans lesquels elle a tourné ne me parle (mais je ne suis nullement une référence en cinématographie !! j’en suis même l’opposée). Dans l’édition que j’ai lu, il y avait 2 séries de photos, la première sur elle et ses stars, la 2eme sur l’expédition en elle même. J’aurais nettement préféré avoir plus de photos de l’expédition, d’autant qu’elle a répété plusieurs fois qu’elle passait son temps à écrire/filmer/prendre des photos (en dehors du temps qu’elle consacrait à ses enfants)…

C’était une lecture dépaysante (pas sure que j’en garde le souvenir longtemps cela dit) et intéressante car j’ai quand même appris quelques trucs, sur les stars que j’ai oublié direct mais surtout sur les hommes et la nature !

Vous connaissez Géraldine Danon ? Vous avez lu un de ses récits (c’était le premier voyage mais il y en a eu d’autres) ou vu un de ses films ?

Bon jeudi…même si le ciel est gris ! (d’ailleurs vous avez vu, la Bretagne a été la région la plus ensoleillée de France au mois de mai !).

« Hiver arctique » de Arnaldur Indridason

Dans le cadre de notre voyage virtuel aux Pôles, j’ai pris ce livre qui se passe en fait en Islande. Il n’ a rien de joyeux…

L’histoire :

« Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Il avait 12 ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande. Erlendur et son équipe n’ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée.
Une autre enquête mobilise Erlendur, une femme trompée, qui croyait au grand amour, a disparu, et une femme mystérieuse appelle le commissaire sur son portable pour pleurer, ce qui va permettre au commissaire de révéler ses dons de diplomate. Par ailleurs, son fils et sa fille s’obstinent à exiger des réponses qu’il n’a aucune envie de donner.
Dans ce dernier roman impressionnant, Indridason surprend en créant un monde à la Simenon.
Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave. »

C’est couillon mais déjà ce qui m’a perturbé ce sont les prénoms des personnages. Je devais faire un effort de concentration pour les lire (et les retenir !). En plus certains se ressemblent : Sigurdur Oli et Sigridur ou Erlendur et Elinborg, et de mon point de vue de française, difficile de savoir si ce sont des hommes ou des femmes ! Ca m’a un peu ralenti dans l’histoire.

Je m’attendais à un livre à suspens (parce que la couverture est noire ?) mais non. Le roman tourne autours de l’enquête sur le meurtre d’Elias, mais j’ai eu le sentiment de faire du surplace, et ça tourne autours des interrogatoires principalement.

L’écriture est agréable à lire, mais je n’étais pas spécialement pressée de retrouver les personnages en me couchant.

En bref, encore un livre qui a reçu des prix et que je n’ai pas su apprécier à sa juste valeur 😉

Vous connaissez Arnaldur Indridason ? Vous appréciez ?

Bon mercredi !…J’avais prévu d’envoyer cet article lundi et de vous parler du soleil qui brille beaucoup ces derniers temps en Bretagne mais justement il s’est caché aujourd’hui (le jour où on va à la plage, pour allier rdv ophtalmo et plaisir tant qu’à faire – c’est pas grave, il y aurai moins de monde) !

« Orgueil et préjugés » de Jane Austen

Il s’en est passé du temps depuis mon dernier livre audio à la maison dont je vous ai parlé fin février, mais d’une part, avec le confinement je suis rarement seule, donc j’écoute rarement un livre et d’autre part, « Orgueil et préjugés » c’est 3 tomes !

« Orgueil et préjugés » fait partie des livres dont j’ai entendu parlé depuis longtemps mais dont je n’avais jamais pris la peine de savoir de quoi il parlait. Comme l’application que j’utilise ne propose que des livres classiques gratuits, je suis tombée dessus et je me suis dit « pourquoi pas ? » autant continuer ma culture !

L’histoire :

« Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l’arrivée d’un nouveau et riche voisin, la famille espère que l’une d’entre elles pourra lui plaire… Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d’Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s’assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage. »

C’est une écoute que j’ai apprécié et que j’ai trouvé divertissante. La société anglaise d’il y a 2 siècles et tous ces codes est surprenante, dans le sens où elle est en total décalage avec ce que je vis aujourd’hui (ce n’est peut être pas le cas pour tout le monde), mais c’était sans aucun doute pareil en France et ailleurs. Il n’y avait finalement que peu de façons de se comporter. Vous me direz, on pourrait penser que c’est pareil aujourd’hui mais quand même, je pense qu’on a plus de liberté, et qu’en Europe en tout cas, la plupart des gens se marient par amour et pas pour l’argent (enfin je crois 😉 ).

L’histoire est celle de la famille Bennet : les parents et 5 filles entre 15 et 22 ans. Le père semble plutôt réfléchi, calme et aimant ses filles mais il est plutôt en retrait. Mrs Bennet est beaucoup plus dans l’apparence pas mais n’a l’éducation qui lui permettrait de briller en société et aurait plutôt tendance à accumuler les gaffes.Tout ce qu’il lui importe est que ses filles se marient, et bien tant qu’à faire.

Jane (Elen dans la version) est la plus âgée, elle ne voit que la gentillesse des personnes, un peu trop rêveuse et crédule. Elisabeth/Lizzie, personnage central, analyse beaucoup plus et a les pieds sur terre. Je l’aurais bien voulu pour amie ! Avec M. Bennet et M. Darcy, ce sont les 4 personnages qui m’ont le plus plu.

Mary, la suivante, est moins présente. Elle n’a pas grand chose pour elle : moins jolie, pas vraiment éduquée… Catherine et Lydia, sont plus fofolles, à profiter de tous les bons côtés de la vie (flirter avec des officiers, les bals…) et ne pense qu’à s’amuser. Catherine se calme après le départ de Lydia.

On voyage en Angleterre et même si de nombreux lui sont fictifs, on s’y croit 😉

Vous avez lu, vu ou écouté l’une ou l’autre des traductions/adaptations ?

Bonne soirée !