Comparatif livres lecteur (très) débutant

Quand Petite (en Grande Section) a commencé à lire pendant le confinement, je me suis retrouvée perdue dans la jungle des livres « débutants ».

Déjà, comme les bibliothèques et librairies étaient fermées et que je ne voulais pas commander sur Internet (puisqu’aucune urgence), j’ai commencé par lui écrire quelques histoires faciles, sous forme de mini-livres (A4 plié en 8), avec un côté histoire et un côté pour dessiner. Ca lui a bien plu. Vous les trouverez ici : volume 1 et volume 2.

Puis ensuite j’ai cherché dans les bibliothèques et sur Internet. Une chose s’est imposée à moi : le classement est vraiment différent d’un éditeur à l’autre ! Et plusieurs fois, alors que je pensais prendre des livres débutants, je me suis retrouvée avec des livres bien trop compliqués pour ma Minette (pas évident de choisir sans feuilleter les livres puisque les bibliothèques étaient en drive).

Lecteurs très débutants :

Pour les lecteurs qui débutent vraiment et ne maitrisent que les sons simples (B + A = BA), ce n’est pas évident ! J’ai néanmoins trouvé quelques séries qui leur correspondent et leur permettent de lire leur livre TOUT SEUL. Et ça, c’est génial !

Les « début de CP » que nous avons.

Il y a en fait plusieurs séries par niveau : Début de CP, Milieu de CP, Fin de CP, CE1 (et même je découvre, maternelle). Il y a une quinzaine de livres par niveau, et des BD à partir de la fin du CP. Le niveau qui nous intéresse ici est début de CP, et les mots sont vraiment simples et adaptés, il y a peu d’écritures sur chaque page. Les lettres muettes sont grisées, les liaisons sont précisées. Les histoires sont écrites en script.

Début de CP en haut, milieu en bas.
  • Les Premières lecture Montessori

Il y a 2 sortes : les coffrets et les histoires. Les 2 sont classés par niveau « débutant ». Pour les 2 niveaux, les lettres muettes sont grisées. Les histoires sont écrites en script.

Les coffrets sont en niveau 1 et 2. Le niveau 1 est de la lecture phonétique.

Au dos de chaque livre du n°2, on sait quel est le son travaillé dans le livre et comme vous pouvez le voir, chaque fois que le son en question apparait dans un mot, les lettres correspondantes sont écrites en rouges.

« Les histoires à lire seul » sont quant à elles écrites en cursive. Elles sont tout aussi simple mais il n’y a pas de différence pour certains sons ou les lettres muettes.

  • Il existe aussi la série Mila et Zoé chez Nathan, qui semble faite comme Sami et Julie avec 3 niveaux pour le CP, mais que je n’ai pas eu sous la main donc je ne peux pas vous en parler plus !

Voilà pour les livres que je trouve bien adaptés pour débuter. Après il y a d’autres livres « débutants » mais que je trouve plus compliqués !

Lecteurs débutants :

Il y a plusieurs séries qui proposent un texte à lire par un adulte (ou l’enfant plus avancé dans l’apprentissage) et des bulles pour les enfants. Je trouve le principe très bien car ça permet de faire une activités à 2 et de faire un câlin en lisant 😉 mais je trouve qu’il y a souvent des mots trop difficiles pour le premier niveau (ex: « bonjour »). En même temps, l’enfant est là pour apprendre (mais sans être mis en difficulté). « Premières lectures » fait référence à un élève de CP, mais sans forcément de différence entre début et fin de CP. Comme vous vous en doutez, l’écart est énorme !

Pour info, au moment où j’écris cet article, ma fille lit les Sami et Julie « milieu de CP » (mais il est fort probable qu’elle puisse lire aussi les « fins de CP », elle n’a pas essayé cependant il est très rare maintenant qu’elle me demande « Q, U et I ça fait quoi comme mot? » même si ce n’est pas un livre d’apprentissage.

  • Nathan Premières Lectures : le titre est dans un bulle, cela veut dire qu’il y a des bulles pour l’enfant.

Les sujets sont variés, c’est sympa.

  • Toujours chez Nathan, une sous-série du même principe : Les animaux de Lou (sur le thème des animaux donc!). C’est typique le livre qui est censé être facile mais en l’est pas. Voici en exemple un livre « niveau très facile » (correspondant à un acquis de septembre à décembre) qui en l’est pas pour moi (texte dans la bulle : « ne pleure pas Petit Roux je vais t’adopter »). Sur une autre page, il y a écrit « blop blop » pour l’enfant (on l’a lu ce matin et ma fille n’a pas su..).
  • Dans la série avec bulles, il y a « Tiago, baby sitter des animaux » de Magnard Jeunesse. Il n’y a pas de niveau ici, les textes sont courts mais certains mots difficiles, surtout les noms des animaux(Marilyn Patouille..) ou du robot (Briblux). Petit Bonus, il y a une petite bête à trouver sur chaque page.
  • une série avec des petits jeux pour préparer la lecture et ensuite pour se détendre, mais sans bulle : Lire c’est facile de Milan Poussin. Quelques mots difficiles et textes relativement longs.
  • « Je suis en CP » de Castor Poche 1eres lectures. Je vous montre des niveaux 2 (en haut) et 3 (en bas), mais j’ai feuilleté des niveaux 1 et je trouve qu’il y a trop d’écriture pour débuter (ma fille est pour l’instant « effrayée » quand il y a trop à lire, même si c’est facile), c’est pour ça que je ne le propose pas pour les très débutants.
  • Il y en a d’autres comme P’tite Pomme, écrit en cursive que j’avais pris au tout début mais trop compliqué à ce moment-là (je pense que ça irait maintenant mais je ne l’ai pas repris pour l’instant)..

Voilà pour l’instant ce que nous avons testé ! Vous en connaissez d’autres ?

Bonne soirée ! et bonne lecture 😉

« La cerise sur le gâteau » d’Aurélie Valognes

Aurélie Valognes fait partie des auteurs dont on entend parléret dont on voit des publicités sur les quais de gares. J’avais fait un premier essai avec « Mémé dans les orties« , essai pas vraiment concluant. Mais bon, puisque tant de monde aime j’ai retenté. Ce coup-ci avec « La cerise sur le gâteau ».

Tout avait bien commencé, d’autant que coïncidence marrante, les personnages de ce roman me rappelle ma famille : chez moi aussi Bernard est le fils de Marguerite ! Après c’est un peu mélangé : Alice est la fille de Paul, Charlotte, ma nièce et cousine d’Alice 😀

Le résumé :

« La vie est mal faite : à 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…
Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose.
Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari !
Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage !
Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien…
Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?
Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante. « 

Ce qui n’est pas dit dans le résumé, mais qu’il n’est pas gênant de dévoiler, c’est que la nouvelle lubie de Bernard s’avère être l’écologie. Vous le voyez, tout s’annonçait bien ! Et effectivement les premières dizaines de pages, j’étais bien partie et motivée. Et puis j’ai fini par être lassée par les jérémiades de Bernard (même si ça finit pas s’arrêter), par les incompréhensions entre Bernard et sa femme, alors qu’il suffisait de pas grand chose pour s’entendre (oui je sais, c’est toujours plus facile de l’extérieur !)…

Peut être que ce sont les obstacles qui se dressent devant Bernard dans sa quête du Zéro déchet qui m’ont perturbé, obstacles bien réels puisque je m’y trouve confrontée aussi 😉

Toujours est il, que malgré l’écriture agréable, je n’ai pas dévoré ce livre, que j’ai lu en 10 jours (400 pages). Je l’ai lu pour le plaisir de lire (et c’est déjà pas mal), mais pas avalé en voulant savoir la suite.

Je ne suis pas sure de retenter un Aurélie Valognes, les 2 livres m’ont plu mais sans plus. Et vous ?

Bon mercredi, sous la pluie ! (pour moi ça va être piscine, alors mouillée pour mouillée … 😉 ).

« De tes nouvelles » d’Agnès Ledig

Lorsque je vous ai parlé début septembre de « On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig, Ruphide m’a dit qu’il y avait une suite. Un grand merci à toi !!

J’ai beaucoup aimé le premier tome… et sans surprise, j’ai dévoré le 2ème ! Ca faisait longtemps, mais c’est un véritable coup de coeur. J’ai adoré retrouver les personnages : Valentine chez qui tout se passe et son grand-père Gustave, Anna-Nina, la petite fille pleine de vie et son papa Eric, le meilleur ami Gaël… et les nouveaux. On pourrait penser que tout va bien maintenant dans le meilleur des mondes, mais non, avec Agnès Ledig on a toujours des surprises et si ce roman est délicieux à lire, il n’en est pas moins surprenant à certains passages – pour mon plus grand plaisir je dois dire, enfin presque, il y a des moments qui m’ont mis légèrement mal à l’aise, mais ça dépend de chacun.

Le résumé :

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

L’écriture est agréable, légère. La narration alterne entre différents personnages, c’est très vivant. Il fait 340 pages, mais il ne m’a fallu que quelques jours pour le lire (oui j’avoue, j’ai même lu pendant la sieste vendredi, alors que j’aurais du dormir – non pas que ça soit obligatoire de dormir, mais j’en avais besoin !).

J’avais déjà lu « Juste avant le bonheur » et je me souviens en avoir pris un autre à la bibliothèque, que je n’avais finalement pas eu le courage de lire, le moral n’était pas suffisamment bon. Il faut dire que dans tous les romans d’elle que j’ai lu, il y a un mort, quelqu’un de jeune, donc dur.. Il ne fait aucun doute que je vais lire maintenant les autres livres. Et vous Agnès Ledig, vous connaissez, vous aimez ?

Bonne journée à vous – et bonnes vacances pour les chanceux comme moi !

« Quand nos souvenirs viendront danser » de Virginie Grimaldi

Il est des livres que l’on attend longtemps de pouvoir lire… Celui-ci en faisait partie ! J’ai découvert Grimaldi il y a 18 mois et depuis j’ai lu tous ses livres et j’attends avec impatience les nouveaux. Et maintenant que je suis sur Instagram, je suis un peu plus l’actualité littéraire. « Quand les souvenirs viendront danser » est sorti en mai dernier. Sauf que je n’ai pas envie d’acheter de livres (parce que je ne les relis jamais et que je n’ai pas envie d’encombrer mon chez moi, déjà bien encombré par ailleurs 😉 ), donc j’ai attendu patiemment qu’il soit dans une des bibliothèques que je fréquente. C’était chose faite cet été, donc j’ai réservé et attendu qu’il soit disponible.

J’en ai récupéré 3 en même temps, mais celui-ci était un des deux que j’étais pressée de lire et sur lequel je me suis jetée dessus dès que j’ai fini « La maison atlantique » de Philippe Besson.

L’histoire :

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six: Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos souvenirs, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre . Tous les coups sont permis: nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline livre une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié. « 

J’ai été heureuse de retrouver l’écriture agréable de Virginie Grimaldi, en revanche, j’ai été perturbée par l’histoire… jusqu’à comprendre que ce que je pensais avoir déjà lu, tout en étant sure de ne pas avoir lu puisque le livre est sorti il y a quelques mois seulement (certes, j’ai des trous de mémoire, mais pas à ce point là :-p), je l’avais lu dans un autre livre ! En effet, l’histoire de l’impasse des Colibris et de ses occupants est en partie racontée dans « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Ce n’est pas du tout gênant en soit car ce sont juste quelques anecdotes dans le 1er. Les personnages sont communs aux différents livres (pas tous dans tous les romans, ça varie, mais il y a toujours un lien. Le problème c’est que ça m’a presque donné envie de relire les autres 😀 (que je n’ai pas gardé bien sur 😉 ).

J’ai apprécié cette lecture, mais ce n’est pas un coup de coeur, comme je m’y attendais. Peut être que les râleries de Marcelline, comme celle de Ferdinand dans « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valogne y sont pour beaucoup. Il semblerait que j’ai beaucoup de râleries au quotidien, et de ne pas pouvoir en supporter d’avantage dans mes lectures (je crains d’avoir déjà écrit ça dans la critique de « Mémé dans les orties »!!). Même si elle a des raisons tout à fait compréhensibles !

Bon sur 7 livres d’elle, j’ai eu un coup de coeur pour 5 et juste aimé 2. Beau score quand même !

Et vous Virginie Grimaldi, c’est chouette ou bof ?

Bon samedi soir, sous le sunlight des tropiques (de rien pour la chanson dans la tête ;-D ) ou devant la cheminée ! Pour moi ça sera plutôt la 2eme option (même si on n’allumera pas la cheminée).

« La maison atlantique » de Philippe Besson

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pioché dans ma table de nuit… il faut dire que j’ai plein d’idées lectures et que ma petite bibliothèque est maintenant en réseau avec 11 autres bibliothèques + la médiathèque que je fréquente : j’ai l’opportunité d’avoir un certain nombre de livre relativement rapidement. Du coup, ce sont plutôt les livres de bibli que je lis ! Après avoir fini Dieu voyage toujours incognito de Laurent Gounelle, il me restait quelques jours avant d’aller à la bibli où un livre m’attendait. J’ai pris un livre un peu au hasard, j’avais envie d’un petit livre pour ne pas trop attendre après avoir récupéré le dernier Grimaldi (que j’attends depuis sa sortie :-p).

« La maison atlantique », je ne sais plus d’où il vient, j’aurais tendance à dire de ma tante ou de ma mère, ni depuis quand je l’ai d’ailleurs !

L’histoire :

 » J’ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s’immisçait un étranger. À ces va-et-vient d’une maison à l’autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu’on succombe à la paresse et que le désir s’insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d’entre nous n’a pris la décision d’arrêter la machine folle. Aucun d’entre nous n’y a songé.  »

Le narrateur est le fils de 18 ans. Il passe son mois de vacances avec son père avec qui les rapports sont compliqués – sa mère est décédée 2 ans avant. Les chapitres sont très courts (2-3 pages), c’est une succession de souvenirs racontés. Ce n’est pas évident à lire (même si j’aime habituellement les chapitres plutôt courts). Moi qui aime les histoires d’amour romancés, on en est très loin !

Pour autant, malgré la « sécheresse » (dans le ton de la narration et dans les rapports entre le père et le fils) de ce petit roman, on se laisse happer par l’histoire et on a envie de savoir la fin, plus exactement le déroulement de la fin car on apprend dans les premières pages comment cette histoire va se finir.

Donc j’ai aimé mais sans plus car ce livre m’a mis un peu mal à l’aise. Philippe Besson ça vous parle ?

Bon mercredi !