« J’ai encore menti »de Gilles Legardinier

Ce coup-ci, c’est Gilles Legardinier qui m’a accompagné dans mes déplacement en voiture. Enfin plus précisément, la voix de Céline Espérin.

D’ailleurs au départ cette voix m’a dérangé, le ton me faisait penser à Laura Laune (une humoriste belge). L’histoire de Laura (l’héroïne du livre cette fois) n’arrivait pas à me captiver non plus. J’ai failli arrêter mais je suis allée un peu plus loin et j’ai fini par accrocher !

L’histoire : « Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie ? Est-il possible de manger tout ce que l’on aime sans prendre dix kilos ? Comment trouver l’amour ? Trop de doutes pour être heureuse, trop d’envies pour se contenter du banal ? Jusqu’au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire. La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorge, les garçons, l’électricité et les lois qui gouvernent l’Univers ? Libérée des a priori, portée par un cœur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même ? »

Au début donc, c’est à dire avant l’accident, j’ai eu du mal. Laura est trop superficielle et ne me donne pas envie d’être sa copine ! Puis quand elle doit tout reprendre à zéro finalement, elle vit une vie d’adulte avec un regard d’enfant naïf et ça donne des réflexions intéressantes – et des situations cocasses.

C’est encore une livre de développement personnel romancé finalement, qui nous montre les bons côtés de la vie et nos réactions absurdes parfois ! Ca reste dans le style de livres que j’apprécie : « simple », plein de bon sens et positif !

L’écoute est agréable, l’histoire est sympa et j’ai donc apprécié ! Laura un peu fofolle, ses copines aussi ! Son médecin est bienveillant (et j’apprécie !). Niveau homme, y a de tout : le gros con et l’adorable, et entre les 2 😉

J’ai déjà lu « demain j’arrête » de cet auteur, mais je ne vous en avais pas parlé. J’avais apprécié aussi ! Et vous, Gilles Legardinier ça vous inspire quoi ?

Bon week-end !

« 1Q84 » de Haruki Murakami

Juste avant ma dernière permanence à la bibliothèque (en tant que bénévole), ma copine Flo @pasapaslechemin m’a parlé de 1Q84. Et en rangeant des romans, je suis tombée dessus. Je l’ai pris par curiosité, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre, n’ayant jamais entendu parlé de cet auteur (pourtant très connu).

Rien à voir avec les potimarrons, mais c’est la même couleur que le titre…ça m’a inspiré 😀

C’est un livre en 3 tomes et je n’ai lu que le premier tome. Je ne suis pas sure du tout de lire la suite, c’est pourquoi je vous en parle dès aujourd’hui. Dans ce premier tome, il y a jusqu’à la fin une alternance sur un chapitre sur Aomamé et un chapitre sur Tengo. Déjà j’ai du mal avec le prénom Aomamé, ce n’est pas la beauté ou non du prénom mais la prononciation ! J’ai eu du mal à l’intégrer et à chaque fois ça me ralentissait (il en faut peu, certes!).

Après, je ne sais pas vraiment l’expliquer, mais il y a quelque chose qui m’a gêné dans ce livre, qui m’a mis mal à l’aise. Probablement plus le personnage même d’Aomamé, plus que ses agissements (et que son prénom :-D). J’ai même été tentée de ne lire que les chapitres de Tengo, que j’ai lui par contre, trouvé attachant (peut être parce que je me suis retrouvée en lui sur certains côtés). Mais bien sur, ça ne rime à rien ! Alors j’ai lu jusqu’au bout, en me forçant, en voulant savoir la suite mais en ayant du mal à lire.

La 4eme de couverture : Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’œuvre la plus ambitieuse de Murakami.

Je l’ai fini il y a quelques jours, avec juste un sentiment de « enfin fini, je vais pouvoir passer au Gounelle qui m’attend sur ma table de nuit ». Je ne sais pas si j’aurais l’envie de lire la suite (ou si je demanderai juste à Flo comment ça se finit, puisqu’elle est en train de le lire !). C’était la première fois que je lisais un livre de Murakami et ça ne m’a pas donné envie d’en lire d’autres (et vu que celui ci, entre autre, est un bestseller, il est clair que ce n’est pas mon style de lecture (ce que Flo avait pressenti, bravo ! mais je lis souvent des livres juste parce qu’ils se présentent à moi alors ça valait le coup d’essayer !

Vous avez lu 1Q84 ? un autre d’Haruki Murakami ? Vous en pensez quoi ?

C’est mercredi et reprise de la danse pour Petite, alors même si le ciel est gris, ça veut dire que je vais aller tricoter dans la voiture pendant le cours et ça me va 😉

Bonne journée !

« On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig

Je vous le dis tout de suite, c’est un véritable coup de coeur ! J’ai récupéré ce livre à la bibliothèque mercredi – je l’avais réservé après qu’il me soit passé dans les mains lors d’un emprunt. Je l’ai dévoré Je l’ai commencé mercredi en rentrant – j’ai volé un chapitre avant le repas, pour le plaisir et j’ai tout de suite accroché. Et je suis vite fait aller me coucher après pour avaler une centaine de pages. Jeudi soir, je n’ai pas été raisonnable et j’en ai lu plutôt 150. Et je viens de le finir à la sieste (on était vendredi donc, le temps que je finisse l’article). Le médecin m’a dit de me reposer, je le fais 😉 (voilà, vous savez tout de ma vie !).

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L’histoire :

« Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ? Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du coeur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé. »

Il y a de tout dans ce livre : de l’amitié, de l’amour, de la tristesse, de la mort, de la bienveillance, de la Guerre, de la Paix et même du sexe.

Je me suis très vite attachée aux personnages : les adultes avec leur caractère qui cache leur faiblesse, Anna-Nina dans son enfance innocente mais qui comprend tellement de choses finalement. En particulier, je me suis identifiée à Valentine, qui a un fort caractère (pas comme moi, hein? 😉 ) mais tellement d’amour et de bienveillance à donner, et puis hyper-active pour éviter de penser (c’est beaucoup moi ça 😉 ).

Ca se lit tout seul. Au départ, il y a 2 histoires qui s’entrecoupent dans la narration, mais pas dans le temps : l’une se passe en 1944 et l’autre en 2010.

En plus, comme dans le livre d’Anna Tosca, il y a un Gaël dans le livre. Encore quelqu’un de bien 😉 un instit, costaud mais bienveillant avec un coeur de guimauve. Très attachant lui aussi !

J’avais déjà lu et apprécié « Juste avant le bonheur » d’Agnès Ledig – je pensais en avoir lu d’autres d’elle mais non, c’était de Laure Manel ( « La délicatesse du homard »  et « La mélancolie du kangourou »), dont le style est approchant.

Vous aimez Agnès Ledig ? Vous avez lu celui-là ?

Bonne journée (annoncée pluvieuse ici mais égoïstement, vu ce que j’ai prévu, ça ne me gêne pas. S’il peut juste éviter de pleuvoir pendant les récrés 😉 ).

« Sang famille » de Michel Bussi

Allez je continue dans la lecture car je lis pas mal en ce moment : pour me coucher plus tôt, il n’est pas rare que je me couche juste après Petite (21h max) et que je lise au lieu de rester scotchée devant la télé. Et puis j’écoute des livres audio, à la fois dans la voiture et à la maison. Ça me fait 3 livres en parallèle mais ça se gère bien en fait !

Aujourd’hui donc, je vous parle de Sang famille de Michel Bussi. J’ai lu les premiers chapitres chez mon amie S. cet été (celle au bout des 4 trains 🙃). Et je l’avais réservé à la bibliothèque pour mon retour.

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Encore une fois je me suis demandée si je l’avais pas déjà lu… l’histoire me parlait, mais peut être que ça a inspiré des téléfilms ? En tout cas, ce livre est un des premiers de Michel Bussi, qui date de 2009 et a été un peu modifié avant de ressortir cette année (d’où le fait qu’il est possible que je l’ai lu en 2009..).

La 4eme de couverture  :

« Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.

Je vais mourir ici.

C’est une certitude.

Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?

Tout est allé si vite, à peine quatre jours.

Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.

Un orphelin.

C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… »

Le premier chapitre est en fait la quasi fin de l’histoire, et ensuite on remonte le temps et on repart bien avant. Mais on ne sait pas dés le début comment ça se termine cette histoire.. et on a envie de savoir !

Je l’ai fini à 3h du mat, à la faveur d’une insomnie…après avoir lu pendant 5h. C’est dire à quel point il est addictif !

J’ai beaucoup aimé reprendre cette lecture après un mois d’arrêt. Le narrateur n’est pas toujours le même personnage, c’est vivant. Il y a plusieurs points de vue en parallèle, chaque histoire étant liée aux autres, mais bien sur, seul le lecteur le sait.

L’écriture est agréable et le suspens important (faut pas s’étonner que je ne m’endorme pas après… 😉 ).

Tout (ou presque) se passe sur l’île de Mornesey, une fausse île anglo-normande, dont on a la carte au début du livre. Ca donne presque envie d’y aller (presque parce qu’il y a une prison sur l’île et que la majorité des habitants sont des descendants de prisonniers !).

Je ne connaissais pas Michel Bussi, mais il y aura certainement d’autres lectures de lui ! Et vous ?  Vous avez lu Sang famille ou un autre ?

Bonne journée (et ce soir c’est le week-end !).

 

 

« Harry Potter » de JK Rowling, tome 1 à 3

Comme je vous le disais hier, dans le gite où j’ai passé ma première semaine de vacances, il y avait les 6ers tomes d’Harry Potter.

Je n’aime pas faire comme tout le monde… 20 ans pour m’y mettre, je crois que c’est un record 😀 J’aimais bien le style Fantasy quand j’étais ado/jeune adulte, puis ça m’était complètement passé.

Harry Potter, bien sur je connaissais, je crois que j’avais même vu le premier film. En tout cas, je sais que j’en ai vu des bouts avec mes filles, mais jamais je ne m’étais plongée dans les livres (pourtant on m’en avait offert un…). Et puis c’est le thème du tournoi de tricot Knittich qui va bientôt recommencer, j’avais envie d’être plus dedans, pas que dans la partie tricot.

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Pendant les vacances, le premier tome m’a appelé et je l’ai ouvert. Je l’ai lu en 2-3 jours (je ne faisais pas tout à fait que ça ;-)). J’ai enchaîné directement sur le 2eme, mais j’ai du à regret, le laisser au gite. Cela dit, je savais qu’il m’attendait à la maison 10 jours après, Moyenne l’ayant à la fois en anglais en papier et en audio. En rentrant donc, je l’ai écouté en découpant des tissus…sauf le chapitre 17, l’avant-dernier, qui ne voulait pas passer. Du coup, j’ai quand même écouté le dernier chapitre et le soir, j’ai lu le 17 en anglais ! Puis j’ai pris le 3eme à la bibliothèque, où il m’attendait. Je l’ai dévoré aussi !

Cette écoute m’a permis de m’apercevoir que je pouvais écouter une histoire tout en faisant autre chose (ça marche aussi avec du tricot simple, pas quand il faut compter 😉 ). Du coup, maintenant j’ai un livre audio dans la voiture et un sur mon téléphone (appli Livres audio : gratuit et livres gratuits, ce sont des classiques), plus un livre sur ma table de nuit. Mais j’arrive à suivre 😉

Harry Potter donc c’est un gros succès et je comprends ! J’ai beaucoup aimé !

Résumés :

Tome 1, « A l’école des sorciers » : « Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie !
Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom. »

Tome 2, « La chambre des Secrets » : « Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potions magiques, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry et ses amis Ron et Hermione trouveront-ils le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? »

Tome 3, « le prisonnier d’Azkaban » : « Sirius Black, le dangereux criminel qui s’est échappé de la forteresse d’Azkaban, recherche Harry Potter. C’est donc sous bonne garde que l’apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d’une potion de Ratatinage, le dressage des hippogriffes… Mais Harry est-il vraiment à l’abri du danger qui le menace ? »

Evidemment, quand on lit un livre qui a été adapté au cinéma et dont on a vu et revu les affiches, on a la tête des personnes en tête, mais bon ce n’est pas gênant ! J’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures d’Harry, Ron et Hermione. J’ai eu envie de foutre des baffes à Malefoy et ses copains. J’ai tremblé pour Harry et ses copains (bon on sait qu’il y a une suite alors..). Je connaissais certains passages, mais maintenant au moins je comprends toute l’histoire.

La lecture est agréable (plus compliqué en anglais :-p), l’histoire est pleine  de rebondissements.

La seule chose qui m’a moins plu, c’est que dans les premières parties des tomes 2 et 3, on avait à nouveau des explications sur la vie d’Harry, Poudlard ou autre. Pour moi cela n’a pas lieu d’être puisque c’est une suite. Bon, j’avoue il est possible que ça me soit utile quand je lirai la suite – là je fais une pause, j’ai 2 livres qui m’attendent à la bibli et une vingtaine dans ma table de nuit.. Pour l’instant j’arrête là donc puisque c’est la 3eme année du knittich et donc sur le tome 3 !

Et vous, vous avez succombé à cette histoire ? Juste les films ?

 

« Les pétillantes » de Didier Fourmy

Hier je vous parlais d’un concours Instagram, en fait c’est un concours en chaine : quand on participe, on s’engage à faire soi même le même concours est d’offrir à 3 personnes un petit quelque chose. Et donc j’avais gagné au concours de @pasapaslechemin . Et j’avais gagné un très joli sac, cousu par Flo.

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Il est beau, hein ?

Dans le colis, elle avait glissé, entre autre, « Les pétillantes », qu’une autre personne lui avait envoyé avant. On échange pas mal sur nos lectures, même si au final on lit rarement la même chose 😉

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J’avais le livre le livre pour les vacances, en gîte. Je l’ai commencé le premier soir, mais j’ai eu du mal à accrocher. Et il y avait les 6ers tomes d’Harry Potter dans le gîte. Le knittich (tournoi de tricot sur le thème d’Harry Potter) approchant, je me suis dit que cette année j’allais essayé de me mettre dans la saga. Et j’ai accroché pour le coup, j’ai lu un tome et demi sur ces vacances là. Je vous en parlerai plus tard 😉

Après cette première semaine avec Harry Potter, je me suis remise dans les Pétillantes.

Le résumé :

«  »Le Patio secret » : résidence où séjournent quelques veuves et divorcées. Moyenne d’âge : 75 ans.

Maxime de vie : profiter pleinement des années restantes, bavarder à l’envi sans cacher les plus croustillants de ses souvenirs.

Pour Charlotte et son frère venus trouver l’une des résidentes pour une question d’héritage, la surprise est de taille !

Vies mouvementées évoquées dans des fous rires, projets et excentricités de ces dames sans tabous font de ce roman une cure de jouvence. »

Et j’ai fini de le lire, mais sans grande conviction. Ca se lit presque facilement, mais ça n’est pas fluide, il y a un truc qui coince. Quoi, je ne sais pas ? Déjà, j’ai été assez décontenancée par les « noms de scène » des résidentes : la Grenouille, Rancunia…

Heureusement, ce n’est pas très long ! Enfin quoi que je viens de regarder, 330 pages, pas si court 😉

Ces mamies donc sont un peu déjantées, mais je trouve que leurs relations font un peu trop superficielles, trop attendues. Elles collent trop à leur surnom (Rancunia qui râle tout le temps et envoie ch.. tout le monde).

Mais ce que je retiens, et c’est positif, c’est que ce n’est pas parce qu’on est vieux qu’on s’ennuie 😉 Et c’est quand même une belle leçon de vie !

Voilà, pour moi ça ne restera pas dans les annales, mais je sais que Flo, et la personne qui lui avait donné, avaient beaucoup aimé !

Vous l’avez lu ?

Bonne journée ! Ici il pleut…tant pis, cet après-midi c’est bibli 😉

« Sclérose en plaques et talons aiguilles » de Charlotte Tourmente

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Vous vous en doutez, ce n’est pas un livre que l’on lit par hasard, enfin j’imagine 😉 Cela dit, vu le nombre de personnes touchées (100 000 en France), il y a des grandes chances d’en connaitre au moins une. Et moi, la SEP m’est « tombée dessus » il y a 9 mois. Du coup, je vais vous parler de mon ressenti en tant que lectrice et de patiente – j’espère que ça ne sera pas trop décousu…).

Après une période où je ne voulais rien savoir, j’ai commencé à me documenter un peu plus que les livrets remis par l’infirmière. Déjà, il faut savoir que l’image du fauteuil roulant qu’on a tous en tête quand on nous parle de sclérose en plaques est assez erronée. Non pas que ça ne soit pas la réalité, mais ça l’est pour une minorité de personnes finalement. Les troubles liés à cette maladie sont très très variés, et souvent invisibles. Pour ma part, c’est pour l’instant léger et pas trop gênant…pourvu que ça dure ! Parce qu’en revanche, l’imprévisibilité de la maladie est une réalité : on ne sait pas quelle fonction va être touchée quand (ou pas). Il peut ne rien se passer pendant 10, 15 ou 30 ans, ou on peut avoir une grosse poussée du jour au lendemain. Pas facile de vivre et faire des projets et tout en gardant à l’esprit, qu’un peu plus que tout le monde, ça peut basculer d’un jour à l’autre.

Et donc, je suis tombée sur ce livre qui venait de sortir. J’ai un peu hésité avant de l’acheter, puis un peu aussi avant de le lire. Même si je « sais », j’avais un peu peur de ce que j’allais y lire.

Le résumé :

« Quand les talons aiguilles, l’appétit de vivre et l’enthousiasme côtoient le handicap invisible, les boîtes de médicaments et les bas de pyjamas.
Charlotte est étudiante en médecine lorsqu’elle fait sa première poussée de sclérose en plaques. Une maladie qui va bouleverser sa vie : des souffrances physiques et des épreuves sont nés une sérénité et un optimisme à toute épreuve, dont elle partage dans ce livre les clés, avec humour autant qu’avec expertise.
 » Grâce à ma sclérose en plaques et aux moments très éprouvants qu’elle implique, j’ai appris à me dépasser et à acquérir une philosophie de vie dont les piliers sont la bienveillance, les rires et l’amour au sens large du terme… Chaque individu confronté à la maladie peut trouver une voie vers l’équilibre ; la mienne prend sa source dans la vie de tous les jours : être une femme avant d’être une patiente, et apprendre à savourer la vie avec intensité ! »

Déjà, je ne sais pas pourquoi, je m’attendais plutôt à un roman, ou du moins un récit de vie. Ce n’est pas du tout le cas. Le livre est certes séparé en chapitre mais avec des sous-chapitre, un peu comme une dissertation.

Cependant, la lecture reste agréable, mais ce n’est bien sur pas un livre lu avec légèreté.

Charlotte décrit sa vie (oui c’est un peu contradictoire avec ce que j’ai dit au dessus, j’en suis consciente 😉 ), avec de nombreux retours en arrière, sur les faits les plus marquants, les plus grosses poussées et leur suite.. Et puis elle nous donne des astuces pour s’en sortir du mieux possible, ce qui l’a aidé elle, ce qui peut nous aider (nous autres, touchés par la SEP ou par toute maladie chronique finalement).

Je n’ai pas trop aimé qu’elle revienne plusieurs fois sur les mêmes évènements, et en particulier sur sa formidable famille et ses supers amis. Je ne sais pas, ça m’a mis mal à l’aise, qu’elle appuie autant sur son entourage (elle en a parlé au moins 5-6 fois, peut être une dizaine, car à partir du moment où j’ai relevé, c’est encore revenu plusieurs fois), peut être parce que c’est quelque chose sur lequel on ne peut pas vraiment agir ? Je veux dire, ma famille est éparpillée dans toute la France, alors oui bien sur, ils se soucient de ma santé et de moi, je n’en doute pas une seconde, mais techniquement, les plus proches habitent à 4h de route, donc le soutien serait limité au quotidien. De même pour les amies, pour les plus proches (parce que j’ai beaucoup déménagé aussi…), elles sont toutes déjà bien prises entre leur vie pro et perso. Et puis il faudrait que j’accepte de demander de l’aide et dire que je ne vais pas bien, et ça, c’est pas gagné 😉 (même si pour l’instant ça va globalement).

Pour finir dans le moins aimé, c’est pas évident de s’identifier à une célibataire sans enfant qui travaille de chez elle la plupart du temps. J’ai beaucoup aimé cependant toutes les idées pour aller mieux moralement mais pas évident à mettre en place quand on travaille (oui même à 80% ;-)) et avec des enfants… plutôt frustrant en fait 😉 mais ça ne regarde que moi et ma vie, ça ne remet pas en cause ses conseils et son livre !

Donc ce que j’ai aimé : son positivisme ! C’est une belle leçon de vie, que la sienne. Il ne faut pas perdre espoir : même dans une situation qu’on peut trouver « désespérante » (dans son cas, paralysée d’un côté et difficultés à parler), on peut s’en sortir avec beaucoup de volonté et de travail – et ça je dois dire que c’est très encourageant (même si tous les cas sont différents, je reste lucide). Et c’est pour ça que ce livre s’appelle ainsi, son but quand elle était paralysée, était entre autre, de pouvoir remarcher avec des talons ! Alors moi ça ne me fait pas rêver de marcher avec des talons et ça ne me manquerait pas je crois (mon chéri si :-p) et ça ne serait pas mon but si j’étais dans cette situation, mais ça montre sa force de caractère et son humour !

Le gros plus aussi, c’est qu’à la fin du livre, il y a disons un glossaire, avec toutes les astuces par catégorie, comme compenser toute souffrance par un plaisir (que ça soit manger un bout de chocolat ou boire un thé avec une amie ou seule, profiter du soleil…). A la rigueur, on peut même lire juste cette dernière partie, si on ne veut pas se confronter à la réalité d’une « sépienne ». C’est d’ailleurs ce que j’ai fait à un moment, j’ai basculé sur la fin car relire encore sur le soutien de sa famille et ses amis m’était désagréable – j’ai repris la lecture normale le lendemain.

Mais grosso modo, je fais déjà pas mal ce qu’elle conseille 😉 (il me manque juste un peu de temps… mais régulièrement je me couche en même temps que Petite – oui Toute Petite a grandi 😉 donc les soirées sont bien courtes !).

Pour conclure, je vous conseille ce livre, si vous êtes touchés de près ou de loin par la SEP, voire par une autre maladie chronique, voire juste comme ça. Mais c’est de la réalité, pas une fiction (même si souvent les romans sont tout à fait réalistes 😉 ).

Vous l’avez lu? Entendu parlé ?

Passez une belle journée !