« Petit manuel de résistance contemporaine » de Cyril Dion

Lorsque j’ai repris le boulot post-confinement, nous étions le 22 juin et je n’avais que 3 semaines à faire avant les grandes vacances (je travaille dans un lycée), du coup il me fallait un livre audio court puisque peu de trajets à faire, alors j’ai choisir en fonction du temps d’écoute 😉

C’est Cyril Dion, avec son « Petit manuel de résistance contemporaine » qui s’est imposé à moi avec ses 3h59. Cyril Dion est une grande figure de l’écologie dans l’action et il est l’auteur de Demain. J’avais beaucoup aimé ce documentaire d’ailleurs.

Résumé :

« Que faire face à l’effondrement écologique qui se produit sous nos yeux ?
Dans ce petit livre incisif et pratique, l’auteur de Demain s’interroge sur la nature et sur l’ampleur de la réponse à apporter à cette question. Ne sommes-nous pas face à un bouleversement aussi considérable qu’une guerre mondiale ? Dès lors, n’est-il pas nécessaire d’entrer en résistance contre la logique à l’origine de cette destruction massive et frénétique de nos écosystèmes, comme d’autres sont entrés en résistance contre la barbarie nazie ? Mais résister contre qui ? Cette logique n’est-elle pas autant en nous qu’à l’extérieur de nous ? Résister devient alors un acte de transformation intérieure autant que d’engagement sociétal…
Avec cet ouvrage, Cyril Dion propose de nombreuses pistes d’actions : individuelles, collectives, politiques, mais, plus encore, nous invite a considérer la place des récits comme moteur principal de l’évolution des sociétés. Il nous enjoint de considérer chacune de nos initiatives comme le ferment d’une nouvelle histoire et de renouer avec notre élan vital. A mener une existence où chaque chose que nous faisons, depuis notre métier jusqu’aux tâches les plus quotidiennes, participe à construire le monde dons lequel nous voulons vivre. Un monde où notre épanouissement personnel ne se fait pas aux dépens des autres et de la nature, mais contribue à leur équilibre. »

J’ai trouvé ce livre très intéressant, parce qu’il ne nous dit pas juste « faites-ci, faites-ça » mais il explique pourquoi et comment on en est arrivé là. Et la politique, le marketing et le lobbying ont une énorme part là dedans.

Mais je n’ai pas trouvé de nouvelles actions à faire à mon niveau individuel. Ce n’est pas qu’il n’en dit pas, mais je fais déjà un certain nombre de choses (et je sais ce qu’il faudrait que je fasse en plus…) mais finalement ce qu’il faudrait maintenant c’est agir pour propager les bonnes pratiques, mais honnêtement, à part à travers mon blog et quelques discussions, je ne m’en sens pas les épaules ni l’énergie pour ça. Enfin remarquez si, au niveau du lycée où je travaille j’essaie de mettre des choses en place mais certaines personnes mettent des battons dans les roues (comme celle qui a profité de mon absence pour balancer les 20 kg de stylos que j’avais mis plus de 2 ans à récolter – pour recyclage et avoir de l’argent pour l’établissement en échange… je peux vous dire qu’un mois après je n’ai toujours pas digéré !!), mais je persévère et je ne laisserai pas tomber !!

Alors c’est vrai que nos actions individuelles n’ont que peu de poids par rapport au poids des industries (et zut mon chéri a raison!!), mais si nous changeons tous notre façon de consommer, forcément l’industrie changera.. Et même si nous sommes bien dans la merde, je ne suis pas fataliste et je continuerai à faire ce qui est en mon pouvoir, en espérant que la majorité des gens prenne conscience de ce fait et fasse sa part (et que ça ait un impact suffisant).

La lecture par Cyril Dion était très agréable, et j’avais vraiment l’impression d’écouter une histoire ou une conférence (pas que c’était un livre en fait). Il y a la théorie mais aussi des exemples, ce qui en fait un livre accessible et pas barbant.

Avez vous lu ce petit manuel? Vu « Demain » ?

Bon lundi ! Ici on va rester sur notre lancée après une semaine de vacances à 1h de la maison et aller se promener 😉

Barquettes à l’abricot !

Bonjour !

Me revoilà après une petite pause… la rentrée fût très chargée, tant professionnellement que personnellement, et émotionnellement.. du coup, pas trop l’envie ni la « force » d’écrire, même si j’avais des choses à partager ! Ca fait par exemple 3 semaines que j’ai fini un nouveau livre de Virginie Grimaldi : je vous en parle bientôt !

Aujourd’hui, c’est un petit partage culinaire : dans la série des goûters maison, je vous présente les barquettes à l’abricot !

IMG_4968

Toute Petite aime bien les barquettes, alors j’ai tenté la recette du livre « best of du supermarché ».

IMG_4969

Et je dois dire qu’elles sont bonnes !

Je n’avais que de petits moules (merci Tacli 😉 ) mais la recette pour 10 barquettes a été parfaites pour tous ces petits ! Cela dit, c’était plus long (beurrer les moules et les laver derrière…), je crois que je vais demander au père Noël des moules plus grands en silicone. Ben oui, Noël c’est dans 100 dodos, il faut se préparer 😀

Allez bon goûter  et à bientôt !

La cup ou coupe menstruelle

Un peu de neuf…parce que ma mère m’a fait remarquer qu’aussi bien les mouchoirs en tissu que les culottes menstruelles n’ont rien de nouveau ! Alors oui, je le savais bien sûr pour les mouchoirs que j’utilisais encore petite, et je ne me suis pas vraiment posée la question pour les culottes menstruelles, mais je sais que les femmes utilisaient du tissu avant le jetable 😉

Ça me rappelle un jour, de retour d’un séjour linguistique en Angleterre où je lui ai dit, y a une super chanson qui va bientôt arriver en France sûrement et je lui chante…et elle me repond «ca n’a rien de nouveau, ca a 20 ans». 😀 C’était Pop corn (sur youtube)

Aujourd’hui donc j’avais envie de vous parler de la cup ou coupe menstruelle, que j’utilise depuis 10 ans.
Enfin j’utilise, je l’ai depuis 10 ans, mais j’ai eu plusieurs stérilets Mirena, entre les grossesses, stérilet hormonal dont le principal point positif (en dehors de l’effet contraceptif bien sûr!) est de «couper» les règles. Du coup, pas besoin de protections périodiques. Mais j’ai quand même pas mal de cycles d’utilisation de la cup pour pouvoir en parler.

Depuis quelques mois, j’ai décidé d’arrêter complètement les hormones contraceptives et je suis passée au stérilet en cuivre, où la cup a toute son utilité.

La cup donc, c’est une sorte de petit entonnoir sans trou bien sûr 😀 en silicone, que l’on insère dans le vagin, comme un tampon. Par un effet ventouse, le sang s’écoule dans la cup et pas à côté.

Il suffit ensuite de vider la cup dans les toilettes et soit de la rincer si on a la possibilité, soit simplement de l’essuyer avec du papier avant de la remettre. Il faut la laver avec du savon au moins une fois par jour et la stériliser (à l’eau bouillante) entre les cycles.

La quantité de sang que l’on perd pendant les règles est en fait assez faible : entre 5 et 25 ml en tout (soit un petit verre!) et il suffit de vider la cup une fois dans la journée.

En réalité, on peut même ne pas la vider de la journée sans que ca déborde, sauf peut être le 2ème jour – le plus abondant.

Maintenant, je ne sais que dire. Les fabricants disent qu’on peut les garder 12h sans les vider, donc la nuit (mes nuits de 12h sont loin malheureusement 😦 ) mais une étude de chercheurs lyonnais (ca n’a aucune importance qu’ils soient lyonnais, sauf que je suis lyonnaise d’origine alors j’ai retenu!) a montré qu’il y avait aussi un risque de Syndrome de choc toxique, puisque le sang reste dans le corps (et que dans le-dit sang, il y a des staphylocoques qui peuvent déclencher ce syndrome).

Avantages:
– Confort: on oublie très facilement qu’on la porte. Si on la sent, c’est qu’on ne l’a pas assez enfoncé.

– Confort bis : contrairement au tampon, la cup n’absorbe, il n’y a donc pas l’inconfort lié à une sécheresse vaginale.

– Pas de produits toxiques : le silicone est anallergique et ne contient pas de substances controversées, contrairement aux tampons encore une fois.

– Zéro déchet : on ne jette plus rien tous les mois..

– Économie : la cup peut servir une dizaine d’années. Sur un mois c’est plus cher évidemment, mais l’achat est vite rentabilisé.

 

Inconvénients :

– Coup à prendre : la pose n’est pas forcément évidente et on peut avoir des fuites au début.

– Mains : On se salit les mains (un peu plus qu’avec un tampon), mais si on n’est pas maladroite, ca reste très raisonnable (spéciale dédicace pour celle qui se reconnaîtra!).

– Vue : oui on voit notre sang, mais ca n’est pas sale (je vous parle d’un temps que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaitre..).

Il existe 2 tailles – une pour les femmes ayant déjà accouché, l’autre pour celles qui n’ont jamais accouché (soyons logique !).

Pour moi, l’essayer c’est l’adopter ! Et pour vous ?

ps : promis, c’est le dernier sujet de ce style pour le moment ! Bientôt le retour de la couture…

The culotte menstruelle

Bon alors je vous préviens, ce n’est pas fait pour être sexy 😀 et c’est un sujet bien féminin !

Dans les dernières catégories de la capsule, il y avait la lingerie. Ce n’est pas vraiment une catégorie qui m’inspirait, j’avoue. Et puis il y a quelques semaines, j’ai vu passé un article sur les culottes menstuelles, alors je me suis dit bingo.

Cela ne vous a pas échappé que j’ai rendu ma copie bien en retard pour le mois de septembre. J’avais besoin pour le mois d’octobre d’un projet rapide, et cette culotte est tout à fait ce qu’il me fallait.

En plus, j’ai fait d’une pierre 3 coups :

  • j’ai utilisé un t-shirt qui ne me convenait plus, et du tissu éponge qui traînait dans mon stock.
  • cela fait ma capsule d’octobre.
  • c’est bon pour la planète.

Habituellement, j’utilise une coupe menstruelle , mais j’ai lu il y a quelques mois qu’il n’était pas recommandé de la garder toute la nuit sans la vider, tout comme les tampons d’ailleurs (le risque de choc toxique est présent dans les 2 cas). Pour éviter de me lever la nuit – d’autant que les toilettes sont à l’étage d’en dessous et qu’il faut « escalader » la barrière en haut de l’escalier), j’utilise des serviettes hygiéniques bio. Mais bon, j’aimerai passer au lavable là aussi. Donc je me suis lancée. L’idée est donc de l’utiliser uniquement la nuit. La journée ce système ne me parait pas du tout pratique !

IMG_4166

J’ai utilisé un patron de culottes Burda, je sais plus lequel lol et je l’ai modifié : j’ai collé les deux morceaux ensemble et j’ai agrandi la partie « gousset » de part et d’autre pour que la partie protection soit suffisamment grande pour la nuit.

IMG_4167

Figurez vous que mes fesses sont plus larges que mon buste…Du coup, j’ai coupé le dos en 2 fois.

Je n’ai pas suivi le montage préconisé, j’ai inventé 😉 j’ai utilisé du tissu éponge, un petit rectangle large d’une quinzaine de centimètre, que j’ai roulé sur lui même en petit boudin large de 3/4 cm. J’ai cousu ce boudin avec un point droit, sur la partie intérieure du gousset. Je ne suis pas bien satisfaite du montage cela dit, on verra pour une prochaine.

IMG_4168

J’ai mis un élastique « lingerie » en haut (acheté normalement pour refaire des caleçons à mon chéri…tant pis pour lui :-p) et juste surjeté tous les bords (d’ailleurs, je m’étais plantée sur un côté…mais erreur réparée).

Voilà, mission accomplie pour la lingerie ! Il reste le maillot et le short…que des choses de saison 😉

Vous connaissiez ce système ? Si ça me convient, j’en ferai d’autre..

 

 

Mes petits mouchoirs !

On continue sur la lancée des changements des objets jetables par des lavables, en tissu :  cette fois ce sont les mouchoirs que j’ai achevé de « coudre »!

Coudre est un grand mot, car c’est surtout du découpage et ensuite, j’ai fait un ourlet roulotté avec la surjeteuse et un point de colle spéciale tissu  pour arrêter les coutures.

IMG_3575

J’ai longtemps reculé le moment de le faire, car je ne savais pas quels tissus prendre et puis j’ai plongé dans mon stock et pris les tissus dont il ne me restait pas grand chose pour la plupart – certains mouchoirs ne sont même pas carré du coup ! Et pour le tissu des draps de Toute Petite, je trouvais que les motifs et la texture allait bien.

Comme souvent, je ne fais pas les choses à moitié…j’en ai fait 25 ! (il en manque 3 car les filles se sont servies avant les photos…).

Si vous vous posez la question de l’hygiène, vu qu’on utilise plusieurs fois les mouchoirs en papier, cela ne change pas grand chose ! Mais l’argument qui m’a encouragé à me lancer : plus de mouchoirs papier oubliés dans les poches avec les conséquences que vous connaissez sur la lessive. Et ça…ça m’arrive trop souvent ! (en général, quand je pense à vérifier les poche, il n’y en a pas, et si j’oublie, il y en a…).

Maintenant, il faut prendre l’habitude de s’en servir ! Toute Petite en a piqué un petit paquet qu’elle a mis dans son tiroir et elle m’a fait une ode aux mouchoir en tissu pendant 5 minutes en en frottant sur son visage « oh c’est beau ! oh c’est doux ! » et vu que c’est une grande consommatrice de mouchoirs (ne serait ce que pour essuyer ses larmes…

Pour l’instant, les autres sont dans les lieux de passage pour les mouchoir : salon et salle de bain. Je garde les mouchoirs papiers aussi, mais la consommation devrait diminuer.. (et les mouchoirs en papier qui traînent aussi..).

IMG_3576

Et vous, vous êtes plutôt mouchoir en papier ou en tissu ?