« J’ai perdu Albert » de Didier van Cauwelaert

Aujourd’hui je parle lecture, mais lecture audio ! Albert, et surtout Chloé et Zac m’ont agréablement accompagné pendant 5h. La lecture par l’auteur est très bien faite, on a vraiment l’impression d’entendre Albert (Einstein) et de vivre à travers les personnages.

L’histoire :

« « Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. » Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l’esprit qui hante Chloé l’a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d’un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d’autant que cet esprit qui s’est mis à le bombarder d’informations capitales et pressantes n’est autre qu’Albert Einstein… Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s’attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux. »

Malgré la mauvaise humeur et la grosse tête de Chloé, au départ, on se prend vite dans l’histoire. C’est assez marrant d’ailleurs à écouter. On suit le retour à la réalité et la prise de conscience de Chloé, et dans le sens inverse « la folie » montante de Zac, et celle, si on peut dire, d’Albert Einstein, qui est là pour finir le travail engagé pendant son vivant, avec des idées bien précises.

J’ai aimé découvrir, à travers le récit, la vrai vie d’Albert Einstein, qui pour moi se résumait à un vieux un peu fou qui tire la langue et à la formule (que je ne comprends pas ! 😉 ) E =mc2. Sa vie a en fait été bien compliquée, il n’a été reconnu par ses pairs qu’un moment, avant de ne plus être pris au sérieux et d’être accusé d’espionnage (sans raison).

Il y a juste une passage qui m’a moins plu : un monologue d’Albert, qui s’énerve.. Et autre chose qui est dérangeant, ce que ça fait déjà au moins 100 ans qu’on nous alerte sur le lien entre les abeilles et l’humanité et que rien n’est fait, enfin si c’est fait contre les abeilles, pas pour les sauver…

J’avoue aussi que pour moi qui suis plutôt cartésienne (bon je parle aux objets c’est tout 😀 ) c’est assez dérangeant ces esprits qui parlent et qui disent ce qui est / ce qui va se passer.

« J’ai perdu Albert » a été adapté au cinéma. L’avez vous vu ? Il me semble que j’en ai vu une partie mais je ne m’en souviens que vaguement !

Vous avez lu ce livre ? Un autre de Didier van Cauwelaert ?

Bon mercredi…tout gris !

« Entre ciel et Lou » de Lorraine Fouchet

Lorraine Fouchet fait partie de mes découvertes de cette année (enfin de 2020), et quelle bonne découverte ! J’ai déjà lu avec plaisir « Poste restante à Locmaria » et « Tout ce que tu vas vivre« . A nouveau le lieu principal est l’île de Groix, et ça fait du bien, même si je n’en connais que le port et que mon passage était il y a 20 ans.

L’histoire :

« Bretagne. Jo prévoit de profiter d’une joyeuse retraite sur l’île de Groix. Mais la deuxième vie qu’il imaginait au côté de sa bien-aimée, il devra l’inventer seul. Son épouse est partie avant lui, en lui lançant un ultime défi : celui d’insuffler le bonheur dans le cœur de leurs enfants. Il n’a d’autre choix que d’honorer Lou, sa mémoire et ses vœux. Entre un fils sur la défensive et une fille cabossée par l’amour, la mission s’avère difficile mais réserve son lot d’heureuses surprises – car il n’est jamais trop tard pour renouer. En famille, on rit, on pleure, on s’engueule et, surtout, on s’aime ! »

Jo est l’un des personnages principaux et au début je me suis dit « ah ben tiens », je retrouve l’un des personnages d’un autre livre de l’autrice. En fait, il me semble que c’est aussi l’un de personnages (secondaires cette fois!) de Sophie Tal Men, un Jo sur l’île de Groix, et en plus ils sont du mêmes styles. Est ce le même Jo qui les a inspiré ? 😉

Ce livre est la reconstruction d’une famille après le décès de Lou, la femme / mère / grand-mère de chacun. Tout le monde prend la parole, même Lou, et les chapitres sont divisées en petite partie où l’on découvre l’histoire racontée par les uns ou les autres. Cela en fait une lecture très dynamique, pas le temps de s’ennuyer. L’écriture est très agréable à lire.

Les personnages sont plus ou moins sympas au premier abord après on apprend à les connaitre (encore une fois, la vie et ses traumatismes engendrent des réactions, pas forcément compréhensibles si on n’a pas les clefs!). J’ai beaucoup aimé Pomme, une des petites filles qui vit à Groix, pleine de volonté et maturité pour son âge (10 ans) et aussi Sarah, la fille dont l’élan dans la vie a été brisée à 20 ans par une maladie dans le style de la sclérose en plaque (ce qui m’a particulièrement touché puisque je suis moi-même « sépienne » depuis quelques années, bien qu’assez peu limitée physiquement). Sarah et Pomme, comme Lou sont pleines de douceur et de bienveillance. J’ai apprécié de voir l’évolution de chacun au fil des pages.

Petit clin d’oeil, vers la fin Pomme parle d’un livre qu’on lui lisait quand elle était petite…qui a résonné en moi :Il s’agit sans aucun doute de Perlette, que j’aimais beaucoup !!

Vous connaissez Lorraine Fouchet ? N’hésitez pas en tout cas, et je vais continuer à explorer ses romans.

Bon lundi !

« Entre mes mains le bonheur se faufile » d’Agnès Martin-Lugand

Après le flop de la dernière lecture, rien ne vaut de retourner à une valeur sure. Et là entre Agnès Martin Lugand dont j’avais déjà lu 6 livres et le monde de la couture, ça ne pouvait que marcher !

L’histoire :

« Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…
Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer. »

Et effectivement ça a très bien marché ! J’ai retrouvé avec grand plaisir le style d’Agnès Martin-Lugand qui se lit tout seul et les personnages attachants, enfin Iris surtout. J’avoue que les autres personnages n’ont pas tous eu ma sympathie avec leur comportement, mais à ce qu’il parait je ne vis pas chez les Bisounours 😉

J’ai aimé qu’Iris ose changer les choses et qu’elle aille suivre sa formation à Paris, même si son mari n’était pas chaud. J’ai aimé aussi la voir se transformer, prendre confiance. Et puis bien sur, j’ai aimé le monde de la couture dans lequel elle évolue, la suivre dans l’atelier et apprendre..

Vous aimez Agnès Martin-Lugand ? En tout cas, je viens de réserver « Une évidence », le dernier pour l’instant dans mes bibliothèques !

Bonne journée !

« Une relation dangereuse » de Douglas Kennedy

Après avoir écouté « Isabelle l’après-midi », et n’avoir pas trop su quoi en penser, puis tenter un autre de l’auteur en version audio que j’ai vite abandonné pour cause de mise en scène sonore désagréable, j’ai tenté une version papier. Et puis pas mieux du tout !! Et là ce coup-ci, je n’hésite pas, je n’ai pas aimé, et j’ai carrément arrêté la lecture.

J’ai lu 130 pages en 1 semaine, déjà c’est pas bon signe, parce que même si je me couche tard, je lis un peu (et comme je me couche tôt en général 130 pages ça va quand même vite normalement, en 2-3 soirs max !). L’écriture n’est pas désagréable, mais elle n’est pas fluide. Je ne sais pas quoi mais ça n’allait pas tout seul.

L’histoire :

« Et si l’homme de votre vie devenait votre pire ennemi ? Du Caire à la banlieue de Londres, une terrible descente aux enfers orchestrée de main de maître par un Douglas Kennedy plus retors que jamais. En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony. Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle. Elle est pétillante, il est charmeur. Elle est célibataire, lui aussi. Ce qui doit arriver arrive : coup de foudre. Mais Sally ignore encore que le rêve va virer au cauchemar. Et que le pire viendra de celui qu’elle pensait pourtant bien connaître, son mari… »

Au début ça passait bien, la rencontre et la relation étaient attendue, mais je crois qu’à partir du moment où elle est tombée enceinte, ça s’est gâté. Sally est devenue une autre femme. Non seulement elle s’est enfoncée dans la déprime, mais en plus elle a cumulé plein de problèmes, relativement rares pourtant et pas liés entre eux. Mais (désolée j’en dévoile un peu) je n’ai pas compris l’accouchement et les suites : ok son bébé s’est mis en siège et avait le cordon autours du cou donc césarienne, mais après le bébé, alors qu’ils nous répètent que tout va bien, reste en néonat pendant plus d’une semaine, intubé et tout, passe IRM et scanner… juste parce qu’il avait le cordon autour du cou ? Alors je ne sais pas comment c’est géré aux Etats-Unis mais clairement pas comme ça en France ! Alors certes, je n’ai que 3 enfants (dont une née par césarienne pour siège justement et peut être le cordon autour du cou, j’ai un doute…c’était y a 18 ans 😉 ), mais je n’ai jamais entendu parler de ce genre de traitement pour un bébé né à terme et en bonne santé, malgré un accouchement difficile..

Je n’ai pas trouvé ça réaliste du tout mais bon pourquoi pas..mais en même temps j’avais du mal à lire, le style ne me convenait pas. Mercredi soir je me suis dit que je lisais encore un chapitre et que j’arrêterai après si ça ne m’emballait pas plus que ça. Finalement je n’ai pas tenu un chapitre. Cette fois c’est un épisode « allaitement » qui m’a fait fermer le livre en disant « mais c’est pas possible y avait vraiment que des conneries dans ce livre !  » (en l’occurrence, mettre le tire-lait beaucoup plus fort pour déboucher un canal, tout en lui faisait vraiment mal, jamais vu ça – oui là aussi j’ai de l’expérience : 2 ans et demi d’allaitement cumulé 😉 ).

D’autre part, d’après le résumé, c’est Tony qui va poser problème, mais pour moi il a un comportement normal. Le seul ennemi de Sally est la dépression, elle ne fait que râler tout le temps pour tout est n’importe quoi, et ça aussi ça m’a déplu ! (cela dit ça change peut être après).

Bref, tout ça pour dire que ça ne m’a pas plu et que mes 2 essais et quelques de Douglas Kennedy ne sont pas concluants. Ce n’est pas grave : il y a d’autres auteurs qui me plaisent beaucoup et lui a son public 😉

Bonne soirée ! (même pour l’article j’ai mis 3 jours à l’écrire, je l’avais commencé samedi matin, après m’être décidée … j’ai eu le temps de lire 1 livre et demi depuis !).

« Le temps est assassin » de Michel Bussi

Je vous disais lors de mon dernier article lecture que j’en avais un peu marre de lire des livres « calmes », avec presque que des gens gentils qui se remettent en question pour une raison ou pour une autre. Et bien on peut dire que j’ai été gâtée : avec « le temps est assassin », chaque séance de lecture s’est transformée en stress ! En stress plaisant cela dit, mais j’ai eu mal au ventre plus d’une fois en lisant ce livre. Il y a plein de rebondissements et j’étais loin d’avoir compris la fin, avant la fin : je suis partie sur plein de fausses pistes. Et j’ai aimé ça !

Résumé :

« Été 1989. La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d’un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n’ont pas eu la même chance.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C’est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l’attend une lettre… de sa mère. Vivante ?« 

Je l’ai commencé tranquillement après le précédent livre, à lire une soixantaine de pages le soir, mais j’ai très vite eu du mal à le lâcher.. Pour dire, j’ai du en lire pas loin de la moitié des 600 pages lors d’une nuit d’insomnie. Je dois dire que le réveil a été compliqué lundi dernier, après avoir dormi que 2h, mais aucun regret et j’ai tenu le coup la matinée (après j’ai fait la sieste :-p) !

Ce livre est vraiment très prenant ! On retient son souffle à chaque instant. Comme je disais, on ne se doute pas du tout de la fin. On est baladé entre le présent et le passé, avec la lecture du journal de Clothilde, quand elle avait 15 ans. Les choses se mettent en place petit à petit avec ces aller-retours. On profite d’ailleurs des paysages et de la mentalité corse, que je définirai comme « protectrice ». Ca donnerait presque envie d’y aller 😉

Je n’étais pas à mon coup d’essai avec Michel Bussi et j’ai déjà apprécié : « Comme un avion sans elle« , « Maman a tort« , « J’ai dû rêver trop fort » et « Sang famille« . Ah oui, je n’avais pas réalisé que j’en avais déjà lu autant ! Et il m’en reste encore pas mal d’ailleurs. Vous connaissez ? Vous aimez ?

Bonne journée !