« La guerre des boutons » de Louis Pergaud

Hihi même dans mes lectures (audio pour celle là), j’arrive à faire un rapprochement avec la couture 😉

La guerre des boutons, je crois que ça parle à tout le monde…

Pour moi, c’était avant tout un souvenir : en colonie, l’été 87, on était en train de regarder « la guerre des boutons » quand la monitrice nous (ma petite soeur et moi)  a appelé pour nous dire que notre petit cousin (le premier !!) était né 😀

J’ai surement revu le film plus tard, mais je n’avais jamais lu le livre. J’ai choisi la version audio, et je me suis dit que j’avais bien fait, car je suppute que ce n’est pas évident à lire avec le vieux français…Et le grand nombre d’insultes en tout genre « couille molle », « peigne cul », « traîne-besache » 😀

L’histoire, c’est la guerre entre les enfants de Longeverne et ceux de  Velrans , 2 villages distant de quelques kilomètres : Lebrac, Tigibus et Grangibus, Bacaillé, Camus… d’un côté, et l’Aztec des Gués, Migue la Lune, Tatti… de l’autre.

Une fois qu’ils ont attrapé un ennemi, ils lui piquent les boutons, attaches, bretelles… tout ce qui peut servir à réparer ses propres tenues et par la même occasion, promet au prisonnier une belle correction.

On vit dans le monde des enfants d’autrefois, et je dois avouer, que cela ne donne pas envie. Pas tellement pour les conditions de vie, mais pour la dureté des parents et le nombre de raclées qu’ils se prennent ! Je suis une grande sensible…

Mais c’est un plaisir à écouter. Y a du suspens, de nombreux rebondissements, et même un peu d’amour. Ils sont attachants ces gamins… on se demande ce qu’ils vont bien pouvoir inventer 😀

En tout cas, c’était un chouette retour dans l’enfance.

Vous l’avez lu ? Vu ? Aucun des deux ?

Bibliothécaire d’un jour…

J’ai de la chance d’habiter à la campagne (c’est un point de vue 😉 ).

Quel rapport avec la bibliothèque me direz vous ? Et bien simplement, qui dit petite commune, dit petite bibliothèque avec peu de moyens, et qui tourne grâce à des bénévoles. Vous voyez où je veux en venir ?

Au départ, je n’allais que dans la médiathèque de la ville où je travaille et puis un jour j’ai accompagné une copine dans la bibliothèque du village de l’école. Je m’y suis inscrite et j’ai commencé à y aller régulièrement. Je voyais bien que je connaissais les personnes derrière l’ordinateur, mais je n’osais pas demander comment faire pour être bénévole…et puis je me doutais que mon chéri n’allait guère apprécier, vu mon emploi déjà bien rempli entre mes diverses activités et celles de mes filles. Mais tant pis ! J’avais trop envie, alors je me suis lancée.

Une petite formation  et une séance en binôme et me voilà partie pour ma première permanence. Trop bien !

Cela fait 1 an maintenant que je tiens une permanence environ une fois par mois (on est 15-20 bénévoles pour 5 permanences de 1h30-2h dans la semaine). Et j’adore !

J’enregistre les retours et les prêts, range les livres qui sont revenus, aide/conseille quand c’est possible… et rencontre du monde pour discuter livres (et autres, forcément). C’est comme ça que j’ai emprunté « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une  » de Raphaëlle Giordano quand une copine l’a ramené et m’en a dit que du bien (elle l’avait gardé 2 mois !! elle s’est basée dessus pour des cours) et que quand je l’ai rendu, je l’ai directement réservé pour une autre copine, qui l’a pris 1h après à peine !

J’ai assez peu l’occasion de parler de mes lectures au quotidien, alors j’apprécie vraiment ces échanges. Ca me permet de voir des gens que je ne prends pas le temps de voir à côté aussi. C’est chouette !

Et puis, Toute Petite est avec moi quasiment à chaque fois. Je lui raconte des histoires, elle m’aide à biper, elle dessine, choisit ses livres… jamais elle n’a dit qu’elle voulait partir.

Moyenne vient aussi quand elle peut, le bonheur absolu pour cette grande lectrice..on continue d’aller à la médiathèque d’ailleurs.

Je dois dire que ça me fait plaisir, car j’ai assez peu de souvenirs de livres de quand j’étais petite (enfin si j’en vois quelques uns quand même que j’avais bien aimé, parce que je dévorais pas mal aussi..) mais je me souviens bien des bibliothèques que j’ai fréquentées.

Celle de ma ville d’enfance, au 2eme étage (1er?) d’un vieil immeuble, avec des petites pièces voûtées, et dont la bibliothécaire était la maman d’une de mes copines de classe. On y allait, aussi, avec l’école. J’ai d’ailleurs refait le chemin école-bibliothèque (c’est à dire traverser une place) pendant les vacances…nostalgie !! (surtout que l’école et la bibliothèque ont été déplacées).

Puis celles de ma (grande) ville d’adolescente, où j’ai eu plus de mal à me sentir à l’aise (forcément, je ne connaissais pas les bibliothécaires !) . Et après, la grande question : je choisis où mes livres entre enfants et adultes?

Même si j’ai pas trop fréquenté de bibliothèque pendant une période, j’ai toujours à grand attachement à ce genre de lieux.

Et vous, ça vous inspire quoi une bibliothèque ? Youpi ou au secours ?

 

Sukkwan Island de David Vann

Bon, pour une fois, c’est un livre qui m’a moyennement plu dont je vais vous parler : Sukkwan Island.

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Je l’avais déjà regardé les précédentes fois, mais sans  être attiré plus que ça. La dernière fois je l’ai pris en me disant que je finirai de toutes façons par le lire (l’écouter), puisque le stock de livres audio, est certes conséquent, mais pas si grand que ça.

L’histoire donc : un père dépressif, Jim, décide de partir pour un an, sur un île en Alaska, avec son fils de 13 ans, Roy. Jusque là ça pourrait le faire, mais c’est une île déserte, loin de tout, bien sûr. Mais bon pourquoi pas, ça n’est pas un problème en soi 😉

Sauf que, déjà, en tant que mère (oui je me projette beaucoup quand je lis !), je me dis, non mais n’importe quoi…partir sur une île déserte avec un enfant, où l’hiver sera neigeux et bien froid (oh on est rassuré quand il dit que ça descendra rarement en dessous de 20°), en étant aussi peu préparé et équipé. De base, tu le sens pas.

La plus grande majorité de l’histoire se passe donc sur cette île, entre principalement Roy et son père, qui s’installent et préparent l’hiver sur l’île. Il y a assez peu de dialogues, pas mal de pensées en revanche.

Après, c’est difficile de parler du livre sans divulguer les points culminants, mais je dirai juste « âmes sensibles s’abstenir ». Je ne dis pas que le livre est mal écrit ou inintéressant, mais ce n’est pas du tout le genre que je lis habituellement. Je suis beaucoup dans les livres positifs et là ça n’est pas du tout le cas, du coup ça m’a moins emballé. Cela dit, je suis allée au bout quand même !

Mieux vaut ne pas être dépressif soi-même avant de se lancer dans cette lecture ! D’ailleurs, je l’ai assez peu écouté avec mes filles..

Vous l’avez lu ? Qu’en avez vous pensé, vous avez plus aimé que moi ?

L’appel de l’Ange – Guillaume Musso

Je crois que je fais trop de voiture 😉

C’est donc Guillaume Musso qui a eu mes faveurs cette fois, avec « l’appel de l’ange ». Ce n’est pas le premier que je lis de lui, même si là comme ça, je ne saurai donner un autre titre ! Ce sont des livres « facile à lire », ce qui est appréciable ! Bon là, je l’ai écouté, mais c’est pareil !

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Jonathan, ancien grand restaurateur, vit en Californie. Il fait des aller-retours à New-York, toutes les vacances scolaires pour aller chercher son fils qui y vit avec sa mère.

Madeline, fleuriste à Paris, est venue avec son fiancé en vacances à New-York.

Ils se croisent à l’aéroport, enfin, ils font plus que se croiser : ils se rentrent littéralement dedans avec leur plateau dans un des restaurants. Toutes les affaires se retrouvent par terre et ils échangent malencontreusement leur téléphone. Comme ils prennent directement leur avion, ils se rendent compte beaucoup plus tard de cet échange, une fois à des milliers de kilomètres l’un de l’autre.

Ils se contactent et doivent se renvoyer les téléphones, mais finalement, ils les gardent et les explorent ……..

Le récit est un aller-retour incessant entre leur passé respectif et le présent.

Au départ, les deux personnages sont assez agressifs l’un envers l’autre et je dois avouer que ça ne m’a pas plû ; parce que j’aime pas quand les gens se parlent mal, ne se remettent pas en question et accusent les autres de tous leurs maux.

Mais très vite, je me suis accrochée à ce roman et j’ai eu envie de connaitre la suite ! Il y a des voyages, des enfants, de l’amour, de la violence, du suspens…. Et j’ai vraiment apprécié cette lecture. Enfin, pas trop certaines « scènes violentes » mais ce livre était vraiment prenant !

Vous l’avez lu ?

Je vous avais dit que je préparais des articles couture, mais je suis sur plusieurs projets à la fois : housse de notre canapé, calendriers de l’Avent, broderie d’une serviette…et du coup, les projets avancent petit à petit mais rien n’est fini !! Et je n’ai pas réussi à prendre en photo Grande avec sa tenue de sport, Moyenne dans sa robe faite en 3eme vitesse avant son départ en vacances (mais qu’il faut que je reprenne car la surjeteuse n’était pas coopérative et pas vraiment satisfaite du résultat), Toute Petite avec son t-shirt Bisounours…dont le Bisounours a disparu au premier lavage 😦 et que je dois refaire… j’ai de quoi écrire !

 

« J’ai un ado mais je me soigne » d’Olivier Revol

Pour une fois, c’est un livre que j’ai lu dont je vais vous parler…oui parce que je sais lire en vrai aussi 😀

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Et j’ai choisi celui-ci car aujourd’hui est un jour spécial, Grande a 15 ans ! (et moi je me prends un bon coup de vieux). Comme je finis ce livre, je me dis que c’est le jour où jamais de vous en parler. Quoi que l’ado compliquée, ce n’est pas celle là… Grande a été cool, à part s’enfermer dans sa chambre et passer son temps sur son téléphone, ça va !

Moyenne par contre, c’est une autre histoire…mais je crois qu’elle est ado depuis qu’elle sait s’opposer…ça fait 11 ans (sur 12!!).

Mais pour autant, ce n’est pas moi qui ait choisi ce livre. C’est ma mère qui a vu Olivier Revol en conférence et l’a trouvé très intéressant, et a donc acheté certains de ces livres, qu’elle m’a passé après les avoir lu.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, le style est très fluide et plutôt familier (sans que ça soit péjoratif). Et puis, dès la première page, je me suis sentie en confiance. Il parle en introduction du concert des Pinkfloyd au stade de Gerland, de Lyon, en 1990. Je n’y étais pas, mais ma grande soeur oui…et je m’en souviens bien, car bien que nous habitions à plusieurs km du stade, nous entendions le concert (enfin surement surtout les basses, mais on entendait quelque chose !).

Pour le contenu, même si j’ai trouvé le livre intéressant, il est surtout question des cas les plus graves (ado anoréxique, dépressif, suicidaire…) et même si Moyenne est vraiment compliquée à gérer, on n’en est pas à ses extrêmes. Remarquez, cela fait relativiser 😉

Et la réponse apportée est un peu toujours la même : hospitalisation dans son service, souvent pour une semaine d’observation, puis suivi par lui, un psychologue et d’autres médecins suivant les cas, avec conclusion d’un contrat entre lui, l’adolescent et les parents.

Vu le titre, je m’attendais à plus d’astuces / conseil pour gérer les ados « normaux » (9/10 n’ont pas de problème majeur). Ou peut être que je ne me suis focalisée que sur ces cas extrêmes ?

En tout cas, n’hésitez pas à le lire car c’est plaisant et utile (on a des infos sur ce qu’il faut surveiller).

Comment se passe l’adolescence chez vous ?

«Les enfants des Justes» de Jacques Signol

Après avoir écouté le Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, je suis restée dans le même thème et c’est «Les enfants des Justes» de Jacques Signol qui a retenu mon attention et s’est retrouvé dans ma voiture.

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On est au début de la 2ème Guerre Mondiale, juste au sud de la Zone de démarcation, près de Périgueux, en zone libre donc.

La majorité du récit se passe aux Labories la ferme de Victoria et Virgile, ferme qui est proche la rivière qui fait la démarcation.

Leur médecin, le docteur Dujarric, va leur demander de l’aide pour faire passer des réfugiés…

J’ai un peu moins aimé ce livre, mais juste un peu : j’ai eu un peu de mal avec le personnage de Victoria, un peu bourrue et maladroite dans ces réactions. Mais il est possible que ça soit la façon de lire de Philippe Allard qui ait accentué ses cotés. Finalement, écouter un livre ça donne des images différentes de lire un livre.

Mais ça fait du bien de vivre de l’intérieur la vie de ceux qui ont aidé les juifs et les autres personnes en danger, simplement, sans se poser de question.

Et je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce livre…même si je suis peu inspirée pour en parler ! L’avez-vous lu ?

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer Annie Barrows

Maintenant que je suis lancée, je continue! D’autant que j’ai 30 minutes à tuer pendant la séance de psychomotricité de Moyenne…autant utiliser ce temps pour quelque chose qui me tient à coeur mais pour laquelle j’ai du mal à dégager un créneau!

Après l’Alchimiste, mon regard s’est arrêtée sur «le cercle littéraire des épluchures de patates» de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Parce que j’aime bien les îles anglo-normandes et Guernesey en particulier, et que j’ai trouvé le titre rigolo ! Oui il m’en faut peu 😛

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Photo http://www.visitguernsey.com/francais

Cela dit, dans la réalité, ce livre n’a rien de rigolo. Enfin, le cadre ne l’est pas : juste après la 2ème guerre mondiale, entre Londres complètement détruite et Guernesey qui a été coupée du monde, avec une occupation allemande qui ont créé des conditions de vie très compliquées, aussi bien pour les insulaires que pour les allemands d’ailleurs.

On y apprend comment la guerre a été vécue sur l’île, un peu à Londres aussi.

C’est un roman épistolaire (là je sors ma science, car honnêtement si je l’ai su un jour, j’avais oublié ce mot jusqu’à ce que Grande doive lire ce type de roman l’année dernière…). Epistolaire donc c’est un échange de lettres.

Ces lettres sont échangées principalement entre Juliette, écrivaine, Sidney son éditeur et ami d’enfance, Sophie, soeur de Sidney et amie d’enfance et des habitants de Guernesey.

Les lettres racontent aussi bien la vie actuelle (juste après la guerre) que la vie pendant la guerre. Ce va-et-vient entre passé et présent se fait très bien. C’est un livre vraiment très agréable à écouter, d’autant que je trouve que les voix collent très bien aux personnages. Mais je suis sûre que c’est tout aussi plaisant à lire ! Certaines lettres sont longues, d’autres sont des télégrammes.

Il y a plusieurs histoires d’amour en parallèle (mais pas que amour de couple, de l’amitié, et un peu de mésentente quand même!).

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J’ai beaucoup aimé ! Et vous, vous vous connaissiez ? Si non, je vous le recommande !