« Dans le murmure des feuilles qui dansent » d’Agnès Ledig

J’ai fait une pause entre 2 romans d’Agnès Ledig, mais je n’ai pas tenu bien longtemps et j’ai avalé rapidement le 5eme..

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Celui-ci, je l’avais pris à la bibliothèque l’année dernière mais n’avais pas eu le courage de le lire, n’ayant pas trop le moral. Je vous le dis à chaque fois, j’adore lire Agnès Ledig mais il y a souvent des évènements difficiles…et celui-ci plus particulièrement !

L’histoire :

« Anaëlle, jeune femme en recherche d’informations pour l’écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l’ennuie, s’y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance.

Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s’appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation.

C’est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins. »

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé ce livre ! Je l’ai moins dévoré que d’habitude (encore que, j’ai mis moins d’une semaine à le lire) car l’hospitalisation de Simon (le petit frère de Thomas) donne envie de ralentir, mais je l’ai lu avec mon beaucoup de plaisir. On alterne entre la vie de Simon, souvent à l’hôpital, celle de Thomas qui se partage entre son frère, son boulot et la forêt et celles d’Anaëlle et d’Hervé.

Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, enfin presque 😉 Mais les principaux oui ! Entre ceux qui se battent, ceux qui réfléchissent et se remettent en question, on ne s’ennuie pas ! Et on a envie de savoir la suite !

Ca m’a donné envie d’aller me promener en forêt (bon c’est pas trop la saison…c’est bien humide par chez moi !) et de profiter encore plus de la vie.

Alors, vous avez fini par lire un Agnès Ledig depuis le temps que je vous en parle ? Je viens de réserver à la bibliothèque le dernier que je n’ai pas lu…après il faudra que j’attende février pour la sortir du suivant 😉

Bonne journée !

« Femme de chambre » de Markus Orths

Entre deux Agnès Ledig de la bibliothèque, j’ai été sage et j’ai pioché dans ma table de nuit ! C’est un livre que ma tante m’a donné il y a 10 jours que j’ai pris, parce qu’il était petit et sur le dessus 😉

Ma tante m’a prévenu qu’il était un peu particulier et je confirme !

L’histoire :

« Femme de chambre dans un hôtel, Lynn y satisfait sa manie obsessionnelle du nettoyage.
Même les affaires personnelles des clients font l’objet d’une inspection approfondie et indiscrète.
Un soir, dans la chambre 303, la jeune femme enfile par-dessus son tablier le pyjama du client, et lorsque ce dernier tourne la clé dans la serrure, il ne lui reste qu’à se glisser sous le lit.
La nuit qu’elle y passe constitue un pas de plus dans l’intrusion amorcée.
Un pas qui va la mener très loin. »

ll ne s’y passe pas grand chose, à part du nettoyage (et ça c’est pas ma tasse de thé :-D) et c’est toujours pareil : le lundi elle voit Untel (j’ai déjà oublié), le mardi elle dort sous un lit à l’hôtel… Lynn a assez peu de relations réelles (c’est à dire en dehors des gens sous les lits desquels elle se couche) et sa relation avec sa mère (et les autres) est assez étrange, très distante.

Je n’ai pas trop aimé l’écriture non plus, pas fluide. Elle m’a rappelé celle d‘Haruki Muraka que je n’ai pas vraiment aimé !

Télérama a dit « Femme de chambre ou le roman fièvreux, sensuel, fulgurant de la rage de vivre ». Ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti : un peu de sensualité certes, mais de rage de vivre point, Lynn se laisse vivre dans son train-train hebdomadaire ! Certes elle sort de 6 mois d’hospitalisation psychiatrique, et elle lutte probablement pour suivre ses routines, mais ce n’est pas ce que j’appelle de la rage de vivre. Je n’ai peut être rien compris 😀

Vous connaissez « Femme de chambe » ou Markus Orths ?

Bon mercredi !

« Pars avec lui » d’Agnès Ledig

J’ai découvert Agnès Ledig il y a environ un an avec « Juste avant le bonheur« , grâce à une collègue . Comme j’ai bien fait d’installer une boite à livres ! J’ai le droit de me lancer des fleurs, non ? Maintenant on parle régulièrement lectures au boulot et ça c’est chouette !

Agnès Ledig, donc, c’est un peu toujours pareil : il y a quelque chose de difficile qui se passe mais c’est très bien écrit et les personnages sont toujours attachants, enfin la plupart des personnages ! Et ce roman est comme les autres : je l’ai dévoré en 3 soirs !

L’histoire :

 » Ils s’appellent Roméo et Juliette. Comme s’ils étaient prédestinés. Mais c’est à eux d’écrire leur histoire, en dépit des accrocs, des cahots et des heurts. Lui est pompier, un héros du quotidien, solide comme un roc. Mais pas assez pour résister à une chute de huit étages, heureusement amortie par des arbres. Elle est infirmière. De celles pour qui leur travail va bien plus loin que soigner les corps. Attentive, attentionnée, elle donne aux autres sans compter ce que son propre compagnon, Laurent, lui refuse. Ces deux êtres cabossés par la vie vont se tendre la main. Et apprendre qu’envers et contre tout être heureux ce n’est pas regarder d’où l’on vient, mais où l’on va.  »

En dehors de Laurent, qui est exécrable, tous les autres personnages sont attachants et bienveillants. On devine bien sur plus ou moins comment ça va finir, mais pas du tout ce qui va se passer et on a envie de le savoir ! Cette semaine a été assez chargée au boulot, et je me suis couchée tôt tous les soirs…mais pas endormie si tôt que ça car ce n’était pas facile d’arrêter de lire ! Ca se lit tout seul et c’est vraiment un grand plaisir !

Encore une fois, il y a tout ce qu’il faut dans ce roman : amour (familial et avec un grand A), amitié, mort (ça s’est pas obligé !), bienveillance, « conseils » sur la vie…. On plonge dans un service de réa, dans la vie d’une infirmière engagée mais prisonnière de son mari, dans celle d’un pompier qui se bat pour se remettre de sa chute, dans celle d’une grand-mère en maison de retraite, dans celle d’une ado en perdition..

« Pars avec lui » rejoint la liste de mes coups de coeur, comme tous les autres d’Agnès Ledig que j’ai lu avant…et j’espère que ceux que je lirai après ! J’en ai déjà un autre, emprunté à la bibliothèque dès la fin de celui-ci, qui m’attend sur ma table de nuit, mais j’ai été raisonnable, j’ai d’abord pris un livre dans ma table de nuit – un petit j’avoue, car je suis quand même pressée de retrouver l’écriture d’Agnès Ledig. 😀

Vous avez déjà lu Agnès Ledig ? Etes vous aussi accro que moi ?

Bon week-end !

« La cerise sur le gâteau » d’Aurélie Valognes

Aurélie Valognes fait partie des auteurs dont on entend parléret dont on voit des publicités sur les quais de gares. J’avais fait un premier essai avec « Mémé dans les orties« , essai pas vraiment concluant. Mais bon, puisque tant de monde aime j’ai retenté. Ce coup-ci avec « La cerise sur le gâteau ».

Tout avait bien commencé, d’autant que coïncidence marrante, les personnages de ce roman me rappelle ma famille : chez moi aussi Bernard est le fils de Marguerite ! Après c’est un peu mélangé : Alice est la fille de Paul, Charlotte, ma nièce et cousine d’Alice 😀

Le résumé :

« La vie est mal faite : à 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…
Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose.
Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari !
Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage !
Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien…
Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?
Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante. « 

Ce qui n’est pas dit dans le résumé, mais qu’il n’est pas gênant de dévoiler, c’est que la nouvelle lubie de Bernard s’avère être l’écologie. Vous le voyez, tout s’annonçait bien ! Et effectivement les premières dizaines de pages, j’étais bien partie et motivée. Et puis j’ai fini par être lassée par les jérémiades de Bernard (même si ça finit pas s’arrêter), par les incompréhensions entre Bernard et sa femme, alors qu’il suffisait de pas grand chose pour s’entendre (oui je sais, c’est toujours plus facile de l’extérieur !)…

Peut être que ce sont les obstacles qui se dressent devant Bernard dans sa quête du Zéro déchet qui m’ont perturbé, obstacles bien réels puisque je m’y trouve confrontée aussi 😉

Toujours est il, que malgré l’écriture agréable, je n’ai pas dévoré ce livre, que j’ai lu en 10 jours (400 pages). Je l’ai lu pour le plaisir de lire (et c’est déjà pas mal), mais pas avalé en voulant savoir la suite.

Je ne suis pas sure de retenter un Aurélie Valognes, les 2 livres m’ont plu mais sans plus. Et vous ?

Bon mercredi, sous la pluie ! (pour moi ça va être piscine, alors mouillée pour mouillée … 😉 ).

« De tes nouvelles » d’Agnès Ledig

Lorsque je vous ai parlé début septembre de « On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig, Ruphide m’a dit qu’il y avait une suite. Un grand merci à toi !!

J’ai beaucoup aimé le premier tome… et sans surprise, j’ai dévoré le 2ème ! Ca faisait longtemps, mais c’est un véritable coup de coeur. J’ai adoré retrouver les personnages : Valentine chez qui tout se passe et son grand-père Gustave, Anna-Nina, la petite fille pleine de vie et son papa Eric, le meilleur ami Gaël… et les nouveaux. On pourrait penser que tout va bien maintenant dans le meilleur des mondes, mais non, avec Agnès Ledig on a toujours des surprises et si ce roman est délicieux à lire, il n’en est pas moins surprenant à certains passages – pour mon plus grand plaisir je dois dire, enfin presque, il y a des moments qui m’ont mis légèrement mal à l’aise, mais ça dépend de chacun.

Le résumé :

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

L’écriture est agréable, légère. La narration alterne entre différents personnages, c’est très vivant. Il fait 340 pages, mais il ne m’a fallu que quelques jours pour le lire (oui j’avoue, j’ai même lu pendant la sieste vendredi, alors que j’aurais du dormir – non pas que ça soit obligatoire de dormir, mais j’en avais besoin !).

J’avais déjà lu « Juste avant le bonheur » et je me souviens en avoir pris un autre à la bibliothèque, que je n’avais finalement pas eu le courage de lire, le moral n’était pas suffisamment bon. Il faut dire que dans tous les romans d’elle que j’ai lu, il y a un mort, quelqu’un de jeune, donc dur.. Il ne fait aucun doute que je vais lire maintenant les autres livres. Et vous Agnès Ledig, vous connaissez, vous aimez ?

Bonne journée à vous – et bonnes vacances pour les chanceux comme moi !

« Quand nos souvenirs viendront danser » de Virginie Grimaldi

Il est des livres que l’on attend longtemps de pouvoir lire… Celui-ci en faisait partie ! J’ai découvert Grimaldi il y a 18 mois et depuis j’ai lu tous ses livres et j’attends avec impatience les nouveaux. Et maintenant que je suis sur Instagram, je suis un peu plus l’actualité littéraire. « Quand les souvenirs viendront danser » est sorti en mai dernier. Sauf que je n’ai pas envie d’acheter de livres (parce que je ne les relis jamais et que je n’ai pas envie d’encombrer mon chez moi, déjà bien encombré par ailleurs 😉 ), donc j’ai attendu patiemment qu’il soit dans une des bibliothèques que je fréquente. C’était chose faite cet été, donc j’ai réservé et attendu qu’il soit disponible.

J’en ai récupéré 3 en même temps, mais celui-ci était un des deux que j’étais pressée de lire et sur lequel je me suis jetée dessus dès que j’ai fini « La maison atlantique » de Philippe Besson.

L’histoire :

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six: Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos souvenirs, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre . Tous les coups sont permis: nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline livre une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié. « 

J’ai été heureuse de retrouver l’écriture agréable de Virginie Grimaldi, en revanche, j’ai été perturbée par l’histoire… jusqu’à comprendre que ce que je pensais avoir déjà lu, tout en étant sure de ne pas avoir lu puisque le livre est sorti il y a quelques mois seulement (certes, j’ai des trous de mémoire, mais pas à ce point là :-p), je l’avais lu dans un autre livre ! En effet, l’histoire de l’impasse des Colibris et de ses occupants est en partie racontée dans « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Ce n’est pas du tout gênant en soit car ce sont juste quelques anecdotes dans le 1er. Les personnages sont communs aux différents livres (pas tous dans tous les romans, ça varie, mais il y a toujours un lien. Le problème c’est que ça m’a presque donné envie de relire les autres 😀 (que je n’ai pas gardé bien sur 😉 ).

J’ai apprécié cette lecture, mais ce n’est pas un coup de coeur, comme je m’y attendais. Peut être que les râleries de Marcelline, comme celle de Ferdinand dans « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valogne y sont pour beaucoup. Il semblerait que j’ai beaucoup de râleries au quotidien, et de ne pas pouvoir en supporter d’avantage dans mes lectures (je crains d’avoir déjà écrit ça dans la critique de « Mémé dans les orties »!!). Même si elle a des raisons tout à fait compréhensibles !

Bon sur 7 livres d’elle, j’ai eu un coup de coeur pour 5 et juste aimé 2. Beau score quand même !

Et vous Virginie Grimaldi, c’est chouette ou bof ?

Bon samedi soir, sous le sunlight des tropiques (de rien pour la chanson dans la tête ;-D ) ou devant la cheminée ! Pour moi ça sera plutôt la 2eme option (même si on n’allumera pas la cheminée).

« La maison atlantique » de Philippe Besson

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pioché dans ma table de nuit… il faut dire que j’ai plein d’idées lectures et que ma petite bibliothèque est maintenant en réseau avec 11 autres bibliothèques + la médiathèque que je fréquente : j’ai l’opportunité d’avoir un certain nombre de livre relativement rapidement. Du coup, ce sont plutôt les livres de bibli que je lis ! Après avoir fini Dieu voyage toujours incognito de Laurent Gounelle, il me restait quelques jours avant d’aller à la bibli où un livre m’attendait. J’ai pris un livre un peu au hasard, j’avais envie d’un petit livre pour ne pas trop attendre après avoir récupéré le dernier Grimaldi (que j’attends depuis sa sortie :-p).

« La maison atlantique », je ne sais plus d’où il vient, j’aurais tendance à dire de ma tante ou de ma mère, ni depuis quand je l’ai d’ailleurs !

L’histoire :

 » J’ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s’immisçait un étranger. À ces va-et-vient d’une maison à l’autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu’on succombe à la paresse et que le désir s’insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d’entre nous n’a pris la décision d’arrêter la machine folle. Aucun d’entre nous n’y a songé.  »

Le narrateur est le fils de 18 ans. Il passe son mois de vacances avec son père avec qui les rapports sont compliqués – sa mère est décédée 2 ans avant. Les chapitres sont très courts (2-3 pages), c’est une succession de souvenirs racontés. Ce n’est pas évident à lire (même si j’aime habituellement les chapitres plutôt courts). Moi qui aime les histoires d’amour romancés, on en est très loin !

Pour autant, malgré la « sécheresse » (dans le ton de la narration et dans les rapports entre le père et le fils) de ce petit roman, on se laisse happer par l’histoire et on a envie de savoir la fin, plus exactement le déroulement de la fin car on apprend dans les premières pages comment cette histoire va se finir.

Donc j’ai aimé mais sans plus car ce livre m’a mis un peu mal à l’aise. Philippe Besson ça vous parle ?

Bon mercredi !