« Objectif : Pôle Nord de nuit » de Mike Horn

On a recommencé les voyages virtuels en commençant par les Pôles. Je vous en parle dans quelques jours mais en attendant, je partage avec vous ma première lecture et je vous embarque dans la traversée du

Pôle Nord de nuit avec Mike Horn et Borge Ousland.

Cet ours là ne fait pas peur !

Le résumé :

« Mike Horn a tenté l’aventure la plus dangereuse de sa vie : rallier le Pôle Nord en hiver, sans assistance ni ravitaillement. Deux mois de traversée dans un noir total, sur une glace d’une redoutable minceur, hantée par les ours blancs, où les montagnes de blocs géants alternent avec les étendues d’eau noire et glacée. Parce que personne ne peut réussir cet exploit en solitaire, ils sont deux : Mike, l’explorateur de tous les défis, et Borge Ousland, le légendaire Norvégien pour qui la banquise n’a pas de secrets. Comment ces deux aventuriers de l’extrême vont-ils survivre dans un environnement hostile et inhumain où l’on flirte perpétuellement avec la mort, où la vie de l’un est en permanence entre les mains de l’autre ? En repoussant toujours plus loin leurs propres limites, Mike Horn et Borge Ousland ont été les premiers à réussir l’impossible. »

C’est en fait plus ou moins un journal de bord, avec pas mal de répétitions je dois dire, car il se passe toujours plus moins la même chose (la glace, la neige, le vent, la température, l’eau..), mais ça se lit très bien ! On sait qu’ils sont arrivés au bout, puisque le livre est là pour en témoigner 😉 mais ça n’empêche pas de stresser un peu quand même !

Mike Horn dit à la fin de son livre que « la folie dépend de celui qui la décrit. Pour moi, mettre une cravate pour aller au bureau en est une « . Pour moi ça serait plutôt « s’amuser » à traverser le Pôle Nord de nuit ! Je mets « s’amuser » car c’est leur choix, et que 99,99% au moins de la population terrestre n’aurait pas cette idée !

J’imaginais le Pôle Nord comme une grande banquise à peu près uniforme, mais en fait il n’en est rien ! Même pendant l’hiver Arctique, il y a en fait des trous d’eau (qu’ils doivent traverser parfois à la nage !!! ), des montagnes de compression (quand 2 plaques de banquise se rentrent dedans) à contourner ou passer au travers. Et puis ça n’est pas stable, ça bouge ! Bien sur, dessus on ne s’en rend pas compte mais les blocs bougent au gré du vent, et ils ont fait bien plus de kilomètres que les 1000 qui les séparaient du Pôle à leur point de départ (la pointe d’Arkticheskiy).

Et puis comme de jour ce n’était pas drôle, ils ont fait ça pendant la nuit polaire….je vous laisse imaginer : 2 mois à marcher/skier par -20° en moyenne, avec le risque que la glace se casse sous votre poids, celui de se faire manger par un ours… sans voir à plus de quelques mètres devant soi. Ca ne me donne pas du tout envie (même n’importe lequel de ces risques pris séparément pendant quelques minutes 😉 ), mais je les admire d’avoir bravé ces dangers.

J’admire aussi beaucoup leur famille, car ça ne doit pas être facile de laisser partir ses aventuriers de l’extrême !

Je ne pense pas que je lirai un autre récit de Mike Horn (celui ci vient de la bibliothèque), mais j’ai apprécié cette lecture. Ca vous inspire ou ça vous laisse de glace (humour du matin, bonjour 🙂 ) ?

Bon week-end de l’Ascension mais RESTEZ PRUDENTS !! (ça m’affole de voir tous ces gens partir en week-end…).

« Parce que je t’aime » de Guillaume Musso

C’est un livre qui m’a beaucoup inspiré…je me suis aperçue que je l’avais 2 fois : une fois dans ma table de nuit et une fois dans les étagères ! J’ai d’ailleurs redécouvert un certain nombre de livres en attente de lecture (une dizaine), rangé justement dans les étagères. Comme je ne garde pas mes livres, je pensais que ceux qui étaient là, étaient à mon chéri, mais non pas tous. Du coup, avec cette lecture, je peux enlever 2 livres : bonne opération ! 😉

L’histoire :

« Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période? Avec qui ? Et surtout pourquoi est-elle revenue ? »

C’est surement cette petite similitude avec ma vie (petite fille de 5 ans, qui en a 6 maintenant 😉 ) qui m’a fait avoir ce livre en double, mais bien sur sans l’enlèvement !

L’écriture est est relativement facile à lire, à part les flasbacks qui m’ont perturbé (ne cherchez pas, il m’en faut peu !). Je l’ai donc lu plutôt vite, mais sans véritablement d’entrain.

L’histoire est assez étrange et les personnages ont tous de gros traumatismes. C’est vrai que c’est quelque chose que j’ai constaté chez Agnès Ledig, que tous ses personnages ou presque étaient blessés par la vie, mais ici cela ne m’a pas donné du tout la même impression, y avait du trop avec beaucoup de psychologie par dessus (puisque 2 des 3 adultes de base sont psychologues).

J’avais déjà écouté « l’appel de l’ange » de Guillaume Musso et plus apprécié, peut être parce que c’était en audio? Cela dit, ce n’était pas déplaisant et il est fort possible que je lise un autre Musso, si je tombe dessus. Je n’irai pas le chercher comme Agnès Ledig, dont j’attends impatiemment de lire le nouveau roman !

Et pour vous, Guillaume Musso, c’est super ou bof ?

Bonne journée !

« Poupée volée » d’Elena Ferrante

Le mercredi avant le début du confinement, j’avais choisi ce livre audio à la bibliothèque. Sauf que les livres audio cd, c’est dans la voiture que je les écoute ! Et comme je suis restée bien sagement confinée chez moi, j’ai cru que j’allais le rendre sans l’écouter (car je suis toujours confinée). Heureusement, il ne dure que 4h30 et je suis allée chercher/déposer mes grandes 2 fois à 1h15 de chez moi (pour qu’elles aillent/reviennent de chez leur père. J’ai juste écouté les 25 dernières minutes à la maison, mais moins pratique (et plus bruyant).

Bref, venons au livre.

L’histoire :

« Pourquoi Leda interrompt-elle brusquement ses vacances ? Au bord de la mer, elle était subjuguée par une famille et en particulier une jeune femme, Nina, et sa fille Elena. Quand la petite Elena perd sa poupée, c’est toute la famille qui se mobilise pour la retrouver et ne pas gâcher ses vacances, jusqu’à mener des actions inquiétantes telle une battue organisée sur la plage. Or c’est Leda qui a pris la poupée. Pourquoi ce geste insensé ? Le portrait d’une femme qui oscille entre raison et folie, un subtil jeu de miroirs grossissants servi par une écriture précise qui fouille avec justesse la moindre plaie. »

C’est le premier livre d’Elena Ferrante que je lis, elle a l’air assez connu cependant. Dans celui-ci, il s’agit de Leda, une quadragénaire un peu tourmentée travaillant beaucoup qui part en vacances, seule, au bord de la mer. Elle y fait la connaissance d’une famille de Napolitains, dont en particulier Elena une petite fille de 3-4 ans et sa mère Nina, une petite vingtaine. Il y a assez peu d’actions, car les journées se ressemblent toute : Leda va à la plage, travaille un peu, observe, se baigne un peu, quelques échanges avec Nina, Gino le jeune garde plage ou Rosaria, la belle soeur de Nina, enceinte jusqu’au cou et pas particulièrement aimable..

En fait, il y a beaucoup de retour en arrière, sur la vie de Leda. Elle nous raconte sa vie, et en particulier sa relation à ses filles qui sont maintenant grandes (20-25 ans). C’est beaucoup basé sur la maternité (dans le sens « être mère ») et toutes les difficultés qui en découlent, ainsi que sur les relations compliquées avec ses filles.

J’avoue que j’ai perdu le fil plus d’une fois, en partie parce que je conduisais et parce que j’étais un peu concentrée ;-), et en partie parce que les enchainements n’étaient pas nets. Peut être bien un effet de la lecture audio, mais en écoute, j’avais l’impression qu’elle passait du coq à l’âne sans aucune transition et je ne savais plus où j’étais. Finalement, sur un autre livre je me demandais pourquoi il y avait de la musique quelques secondes en début de chapitre mais c’est effectivement utile !

J’ai aimé découvrir sa vision, pas vraiment rose de la maternité et suivre ses agissements (bien que mon coeur de maman n’ait pas compris nombre de ses réactions, mais peu importe, nous sommes toutes différentes).

On verra si je retombe sur elle, mais a priori je ne chercherai pas particulièrement.

Vous connaissez ? Peut être avez vous lu « l’amie prodigieuse » ?

Bon lundi !

« Poste restante à Locmaria » de Lorraine Fouchet

La semaine dernière, lorsque je me suis décidée à commander des livres au drive de la bibliothèque pour Petite, je me suis autorisée un roman pour moi. Un seul pour que ma table de nuit continue à se vider 😉

Cela fait quelques temps que j’avais envie de lire Lorraine Fouchet, dont j’avais vu passé des livres sur Instagram, et lu une nouvelle dans « des mots par la fenêtre » (collectif). J’avais le choix entre 3 (elle en a écrit beaucoup plus) et j’ai choisi « Poste restante à Locmaria », car ça se passe en grosse partie à Groix. Outres le fait que j’y sois passée lors de mon voyage de noces il y a presque 20 ans (le mariage a duré moins que le souvenir :-p ), il s’agit d’une île bretonne, et même si ça n’est pas très loin de chez moi, c’est une île donc ça dépayse ! Donc ça fait du bien. Le reste se passe en Italie, ça change aussi 😉

L’histoire :

« Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Ébranlée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats.
Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté Groisillonne et mener son enquête en toute discrétion. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre ont croisé sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?
Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier apporte bien des surprises, et les boites aux lettres recèlent de lourds secrets. »

J’avais envie de légèreté après les livres durs lus ces derniers temps, que ça soit « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère ou « Sobibor » de Jean Molla, et c’est une réussite ! Bien que le sujet soit sérieux aussi, partir à la recherche de ses origines, ce n’est pas rien. Mais le ton est bien plus léger et l’écriture plus facile à lire.

J’ai aimé suivre l’évolution de Chiara de Rome à Groix, de Gabin de Paris à Groix… On parle principalement de Chiara dans le résumé, mais en fait ils sont plusieurs à évoluer en parallèle dans ce roman, autours des piliers que sont certains des Groisillons (les habitants de Groix, qui peuvent s’appeler aussi des Greks, mais je trouve le premier plus chantant!).

Dans ce livre, les boites aux lettres et les vélos s’expriment aussi, de temps en temps, c’est marrant. En dehors d’eux, le narrateur n’est pas toujours le même, c’est rythmé.

J’ai adoré lire ce livre, que j’ai dévoré en à peine plus d’une nuit (après avoir lu un certain temps le premier soir, j’ai éteint mais j’ai fini par aller lire dans la salle de bain, comme je ne dormais pas à 1h du matin…il ne restait qu’une cinquantaine de pages quand je suis retournée me coucher!). J’avoue que mes livres préférés sont ceux dont le style est plus léger, j’espère que ça ne fait pas de moi une fille légère 😉

Vous avez déjà lu Lorraine Fouchet ?

Je l’ajoute à mes écrivains « coup de coeur » 😉

En attendant d’en lire un autre, je vous souhaite une bonne journée !

« D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère

Je suis incapable de vous dire si c’est ma tante ou ma mère qui m’a passé ce livre, mais je vois bien (enfin j’entends ! ) la personne m’en parler… Remarquez, ça ne change rien : ce livre était dans ma table de nuit, je l’ai lu !

L’histoire :

« À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari.

Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire?

C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère).

Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. Tout y est vrai. »

Il me semble que j’ai lu le résumé après les premières pages, ou peut être même avant de commencer. Le ton est donné, ça ne sera pas joyeux. Et je dois dire que le fait que ça soit précisé que c’est une histoire vraie a rajouté de l’intensité à cette lecture. Evidemment, même si ça n’avait pas été pas réel, c’est tout à fait réaliste, mais le fait de savoir que ça s’est vraiment produit comme ça appuie encore plus sur ces évènements et la tristesse que j’en ai ressenti.

Le livre commence sur le tsunami de décembre 2004, dans l’océan indien, qui a fait 230 000 morts. Je m’en souviens vaguement, je me souvenais qu’il y avait eu beaucoup de morts mais pas autant. Emmanuel Carrère y est en vacances en famille, par chance, à l’abri, à peine éloignés de la côte. Ils découvrent la catastrophe en décalé (de quelques heures). Il nous raconte, entre autre, la disparition de Juliette, 4 ans et la réaction de sa famille. C’est dur. Et puis comment sa femme, Hélène agit, comment il l’admire, ce qu’il ressent..

Quelques mois après leur retour en France, c’est Juliette, à nouveau, la soeur d’Hélène, qui leur apprend qu’elle a un cancer incurable. Juliette, 33 ans, est, entre autre, mais forcément ce ce qui me touche le plus, maman de 3 petites filles de 7, 4 et 1 ans.

Après nous avoir raconté ces quelques mois, l’auteur revient en arrière et explore la vie de Juliette, avec Etienne sont collègue et meilleur ami, Patrice son mari, et ses parents.

J’ai préféré les moments de récit, interrompus par les état d’âme et remise en question d’Emmanuel Carrère, que cette description de Juliette par ces proches. Ce n’est pas la personnalité de Juliette qui m’a posé problème, bien au contraire, mais le style d’écriture. J’ai ressenti des longueurs, et cela m’a pas rappelé une remarque de ma meilleure amie du lycée, à qui j’écrivais des lettres dans le train en allant chez mon père « c’est du remplissage, on s’ennuie » (ça c’était quand je me disais « allez, j’écris une copie double » sans avoir forcément grand chose à dire… 😉 ). En particulier, je n’ai pas apprécié le passage sur sa vie professionnelle avec des pages de détails sur les crédits à la consommation et autres décisions de justice, même si ce n’était pas inintéressant, ce n’est pas du tout ce que j’avais envie de lire.

Emmanuel Carrère est visiblement un écrivain reconnu (il a reçu plusieurs prix), mais pas sure que je relirai un de ces livres. Vous l’avez lu ?

Je vous souhaite une bonne fin d’après-midi et je m’en vais faire des pancakes à mes filles – je ne suis pas une grande cuisinière, mais ça je crois que je vais y arriver (d’autant que c’est un bocal tout prêt où y a juste à rajouter un oeuf et du lait, offert à Toute Petite pour son anniversaire il y a quelques mois).

Bon goûter !

ps : finalement, les pancakes ont été mangés avant l’envoi de l’article, la vaisselle a été prioritaire pour une fois !