« Un secret » de Philippe Grimbert

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Quand j’ai vu le livre dans la boite à livres du collège, je me suis doutée que j’avais vu le film : un film avec Patrick Bruel ET Cécile de France, ça me surprenait d’être passée à côté : j’aime beaucoup les deux ! .. mais je ne me souvenais pas trop de l’histoire. Alors je l’ai pris. Et je l’ai lu.

Le résumé :

« Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence. »

J’avais de temps en temps une image du film qui me revenait, mais je pense que j’ai regardé ce film en regardant autre chose (comme souvent…) car je me souviens que j’avais eu du mal à suivre l’histoire, entre les aller retours passé / présent. Et surtout, alors que j’avais lu une bonne partie, mon chéri m’a dit « de toutes façons tu connais la fin » et j’ai revu une scène précise, celle du café..

C’est un roman autobiographique, beaucoup plus triste et mélancolique que joyeux, mais néanmoins agréable à lire. On découvre petit à petit l’histoire de cette famille et de ce garçon.

Je n’ai pas dévoré ce livre, comme je peux le faire certaines fois, mais j’en ai apprécié la lecture. Ca remet toujours un peu les pieds sur terre de se souvenir de l’Histoire.

Vous l’avez lu ? Vu ?

Bon week-end sous le soleil !

Et moi je vais commencer par me recoucher, parce que j’ai du me lever trop tôt pour un samedi (même si je dors rarement après 9h), pour emmener Moyenne à la gare !

« L’honneur de Sartine » de Jean-François Parot

Non non je n’avais pas arrêté les livres audio mais celui ci dure 13h30, à raison d’une heure environ d’écoute par semaine, c’est long !

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D’autant que j’ai eu du mal à accrocher et que j’ai failli laisser tomber au bout d’une heure..

Résumé :
1780, la France en guerre aux côtés des Insurgents américains peine à financer les opérations maritimes contre l’Angleterre. Alors qu’il affronte la colère du peuple au cimetière des Innocents où les cadavres croulent dans les maisons, Nicolas Le Floch est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un ancien contrôleur général de la marine.
Que dissimule cet apparent accident domestique ? Quels secrets divisent la famille de Ravillois ? Qu’a-t-on dérobé dans la chambre du défunt où se rencontrent tant d’étranges indices ? Pourquoi de précieux vases chinois disparaissent-ils ? Que redoutent le roi, Sartine et Necker pour s’intéresser autant à l’affaire ? Dans cet imbroglio, quels rôles jouent financiers, traitants et l’ennemi anglais ?
De Versailles aux Porcherons, de la basse-geôle aux hôtels particuliers du nouveau Paris, le commissaire des Lumières et ses amis, anciens et nouveaux, se mettront en chasse, affrontant les embûches d’un dangereux adversaire aux multiples apparences avant un dénouement surprenant. Face aux périls, aux cabales et aux menaces de défaveur, cette neuvième enquête sera aussi l’occasion pour Nicolas Le Floch, acteur et témoin du siècle, d’un poignant retour sur lui-même.

 

Si j’ai eu du mal à accrocher, c’est que je mélangeais les personnages. Evidemment, en écoutant 10 minutes à la fois c’est pas facile ! Et puis j’avoue que le passage au cimetière au départ m’a un peu, comment dire, dégoutée 😮 Mais je me suis accrochée, et finalement, j’ai apprécié.

Je regarde régulièrement des séries policières (les moins violentes 😉 ) mais je ne lis jamais de romans policiers, vous avez remarqué !  Bon bien sur, les séries des années 2000, ça n’a rien à voir avec des enquêtes du XVIII eme siècle. Quoi que ! En dehors des descriptions de l’environnement, des déplacements en chevaux et ce genre de choses, réellement ça aurait pu être aujourd’hui : le même (mauvais) genre humain est bien présent ! Le même fléau : l’argent et le pouvoir ! Oui en fait, on n’en sortira jamais de cette histoire… Les méthodes sont aussi sensiblement les mêmes d’ailleurs (pas les outils bien sur).

Revenons-en au livre. L’écriture est plutôt fluide. Certaines expressions, d’un autre temps, surprennent au détour d’un paragraphe, mais la lecture (l’écoute devrais je dire) est agréable. En revanche, les chapitres sont longs ! Et j’ai trouvé le livre un eu trop long aussi…

Vous connaissez les enquêtes de Nicolas Le Floch ? Qu’en pensez vous ?

Bon week-end !

 

« 13 à table » 2019 – des écrivains pour les Restaus du Coeur

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Je dois dire que c’est un recueil que je lis tous les ans… sans jamais l’acheter ! 😮 Il y a toujours quelqu’un dans mon entourage qui l’a et me le prête. Cela dit, cela ne m’empêche pas de faire un don (alimentaire ou financier) lorsque j’en ai l’opportunité, je n’aime pas trop l’idée de la contrepartie et je préfère faire un don direct – même si c’est vrai, parfois cela me fait faire un don que je n’aurais pas fait – et que tout l’argent que je donne aille à la cause !

Cette année c’est un cadeau que j’ai reçu à Noël et que je vais faire circuler bien sur 🙂

C’est le thème de la fête qui a été choisi pour cette édition, et j’ai l’impression que j’ai moins aimé que d’habitude. J’ai eu du mal à entrer dans certaines nouvelles, en particulier celle de Maxime Chattam qui m’a mise mal à l’aise, tout en ayant l’impression de l’avoir déjà lu (a priori non, les nouvelles ne semblent écrites que pour ce recueil et j’en lis de toutes façons très peu !) ou celle de François d’Epenoux, dont je n’ai pas aimé le style.

En revanche, j’ai apprécié de découvrir Agnès Martin-Lugand, dont je vois régulièrement les livres mis à avant, et je me laisserai tenter, la prochaine fois (à la bibliothèque ou au troc de livres :-p )

Les différents auteurs sont : Éric Giacometti, Karine Giebel, Agnès Martin-Lugand, Françoise Bourdin, Alice Zeniter, Véronique Ovaldé, François d’Épenoux, Alexandra Lapierre, Tatiana de Rosnay, Philippe Jaenada, Jacques Ravenne, Leïla Slimani, Philippe Besson, Romain Puértolas et Maxime Chattam.

Vous l’avez lu ? Qu’en avez vous pensé ?

Bonne journée ! (psst ce soir c’est le week-end 😉 ).

 

« Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi

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Rien qu’avec le titre et la couverture, on s’évade !

Ce livre, j’avais demandé à la bibliothèque de l’acheter…quand il est arrivé, quelqu’un l’a pris devant moi 😦 (pas grave en fait, car j’avais oublié que je l’avais demandé !) donc je l’ai réservé directement ! Quand je l’ai récupéré, j’étais impatiente de le commencer mais j’avais déjà un livre en cours. Je l’ai emmené en vacances, mais comme Toute Petite dormait dans notre chambre, impossible de lire le soir! Et même dans le train, je l’ai à peine lu finalement (enfin à peine, une cinquantaine de pages..). Bref, malgré les apparences et le temps que j’ai mis à lire ce livre, je l’ai beaucoup aimé !

Le résumé :

« Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Anna, Chloé, Lily. Trois femmes, trois générations, trois voix qui se répondent. Une merveille d’humour, d’amour et d’humanité. »

Les chapitres sont extrêmement courts : 2/3 pages le plus souvent et à chaque fois, c’est Anna ou ses filles, Lily et Chloé qui parlent (Lily à son carnet intime, Marcel, et Chloé, à son blog). Parfois elles racontent le même évènement de façon différente, parfois c’est la suite de l’histoire. C’est très sympa et vivant je dois dire (et pratique pour s’arrêter quand on veut, même si la tentation « encore 2 pages » est grande !).

L’histoire est bien ficelée et donne envie de continuer. J’ai été surprise par la fin, mais elle est tout à faire réaliste ! J’ai souri plus d’une fois, beaucoup même. En plus, avec mes ados à la maison, ça a été assez facile de s’identifier !

Et puis, ça donne envie de voyager ! Elles décrivent ce qu’elles visitent et on aimerait bien y être !

C’est encore un livre qui fait du bien, sans prise de tête, que je vous recommande !

Bonne journée ! (allez, pour ceux qui ne sont pas / plus en vacances, demain soir c’est le week-end !).

« La délicatesse du homard » de Laure Manel

Il y a quelques temps, une collègue m’a prêté « « La mélancolie du kangourou » de Laure Manel. J’avais adoré… et cette même collègue adorable, m’a prêté « la délicatesse du homard », toujours de Laure Manel. Merci à toi T. ❤

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Je n’ai même pas lu le résumé avant de me lancer, parce que j’allais le lire de toutes façons et j’avais envie de tout découvrir.

Mais le voici :

 » Derrière la carapace, il y a une délicatesse subtile et insoupçonnée…

François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ? »

Je vais couper court à tout suspens… j’ai adoré 😉 2 soirs même je suis allée me coucher très tôt (20h30) car j’étais fatiguée et finalement j’ai lu jusqu’à 22h !

Encore une fois, les sujets abordés sont durs, et j’aurais tendance à dire « âmes sensibles s’abstenir », mais malgré ma sensibilité, j’ai vraiment aimé lire ce livre. L’écriture est vraiment agréable. Les chapitres alternent entre la vision des choses d’Elsa et celle de François, parfois le même évènement, parfois la suite. Ca rend le livre encore plus vivant et sympa à lire !

Et puis ça se passe en Bretagne, certes du côté de Brest que je ne connais pas du tout, mais ça fait toujours plaisir quand il y a des éloges sur sa région ! Lyon, ma ville d’origine, est aussi mentionnée plusieurs fois. J’aurais pû écrire ce livre 😉

Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ?

Bonne semaine !

 

« Chère Mamie » de Virginie Grimaldi

La semaine dernière, je suis allée à la grande ville :-p et j’en ai profité pour faire les magasins. Cela dit j’ai été très raisonnable et je n’ai presque rien acheté qui n’étais pas prévu (et y avait pas grand chose de prévu non plus). Ce livre faisait parti des imprévus… Oui je suis faible. Vous savez, cet état de bien être, où pour une fois je n’ai que MOI à m’occuper, où même faire des courses alimentaires est un bonheur ? C’est ça ! Et du coup, on se lâche un peu (à 5€, c’est un craquage relatif!). Après une journée de formation, j’avais un RDV mais entre les 2 donc, un peu de magasins. J’avais fini l’achat de l’indispensable et je suis rentrée dans l’antre de la culture. J’avais juste pris des gommettes pour Toute Petite (pour  décorer les couronnes lors de son anniversaire avec les copains) et un stylo 4 couleurs pour Moyenne, qui avait perdu le sien (le bonheur absolu). Et puis en faisant la queue à la caisse, j’ai aperçu :

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Comme je ne suis pas du tout l’actualité littéraire (ni la « normale » d’ailleurs), je n’étais pas au courant de cette sortie. Je regarde la 4eme de couverture, ça a l’air sympa. Et puis bon, les bénéfices sont reversés à l’association CKDB (qui oeuvre pour les enfants hospitalisés), donc rien que pour ça, je l’ai pris (quand je vous disais que j’étais faible).

Je ne l’ai pas commencé dans le train juste après (j’ai tricoté !), mais à la maison le soir. Ca se lit hyper vite, et j’ai eu du mal à m’en décrocher.

Néanmoins, ce n’est pas un coup de coeur. C’est très sympa à lire, écrit dans un style simple – puisque ce sont des mails à sa grand-mère, à qui Virginie Grimaldi raconte des anecdotes de ces journées. Mais j’ai fini par m’en lasser. J’aurais tout à fait pu poser ce livre, pour le reprendre plus tard, mais j’en ai déjà un encours (13 à table, pour les Restaus du coeur cette fois ci !) mais je n’ai pas envie de cumuler les livres en cours (ce n’est pas comme les projets tricot / couture 😉 ).

J’ai souri plein de fois, même ri une fois ou deux (et à vrai dire, c’est rare que j’exprime ce que je ressens en lisant !), et je crois en y réfléchissant que ce qui m’a manqué c’est une véritable histoire où on a envie de savoir la suite. Je lisais parce que c’était agréable à lire (et c’est déjà beaucoup !), mais pas pour savoir ce qui allait se passer. Je ne regrette pas du tout cet achat, et je reste attachée à cette auteure : d’ailleurs, je vais bientôt avoir « il est grand temps de rallumer les étoiles », puisqu’il est arrivé dans ma bibliothèque et que je l’ai réservé !

Avez vous succombé à ce livre ?

 

« Une esclave moderne  » Henriette Akofa

Après avoir fini « Ce que je peux te dire d’elles » d’Anne Icart, qui venait de la bibliothèque, j’ai plongé la main dans ma table de nuit et j’en ai retiré « Une esclave moderne » d’Henriette Akofa, plein de poussière. Hum hum. Et j’ai commencé à le lire, après avoir rapidement parcouru le résumé.

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« Henriette a quinze ans lorsqu’elle arrive du Togo à Paris. On lui a promis monts et merveilles, et surtout qu’elle irait à l’école. Au lieu de cela, elle va trimer pendant quatre ans sans relâche, sans salaire, sans papiers, sans un coin à elle pour pleurer en paix. Abandonnée par sa lointaine famille qui ne croit pas à sa misère, surveillée, humiliée, elle doit tout subir dans la peur, jusqu’à tomber malade, jusqu’à ne plus penser… Elle a écrit ce livre, sans haine ni sensiblerie, pour se libérer de sa souffrance. Mais aussi pour toutes celles et tous ceux qui demeurent aujourd’hui exploités, parfois battus, privés de leur dignité humaine, dans un monde lisse et barbare : le nôtre. « 

Et je suis restée scotchée à ce livre que j’ai dévoré en quelques soirs seulement : il fallait que je sache. Ce n’est pas un livre coup de coeur, mais plutôt « coup de choc ».

Si  vous me suivez, vous savez que je suis plutôt dans la bienveillance et là vraiment, Henriette est traitée comme de la merde : exploitée, humiliée, négligée… J’en suis presque restée bouche bée.

Dans mon monde de bisounours, je sais bien que les êtres humains ne sont pas forcément tendres entre eux, mais là ça a dépassé les limites de ce que je pouvais imaginer. D’autant que cela se passe en France (c’est une histoire vraie) il n’y a pas si longtemps, et que c’est malheureusement probablement encore le cas d’un certain nombre de personnes.

Et ce qui m’a d’autant plus choqué, c’est cet esclavage soit fait par des Togolais ou des Africains, soit finalement des personnes qui ont / aurait pû être dans la situation d’Henriette : rêver d’aller en France pour étudier et travailler, pour avoir une meilleure vie que ce qu’elle pensait au Togo. Non pas que ça aurait été plus acceptable de la part de « vrais » français, mais je trouve que c’est encore pire comme ça.

Comment peut on rabaisser des gens à ce point ? Qu’est ce qui pousse quelqu’un à agir comme ça ?

Alors oui, ce livre je vous le recommande, encore une fois, pour que le monde actuel n’oublie pas les esclaves modernes et que cette situation cesse.

Ce livre faisait partie du tas donné par ma mère cet été, il va rejoindre la boite à livres du collège (pour les adultes), il faut que ça circule !

Bonne reprise à vous, si vous avez la chance de ne reprendre qu’aujourd’hui comme moi et bon lundi à tous !