« Le jardin de l’oubli » de Clarisse Sabard

J’ai découvert Clarisse Sabard sur Instagram et j’en suis ravie !

L’histoire :

« 1910.La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret.
Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays-niçois afin d’écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose… »

J’ai lu le prologue dans une salle d’attente de médecin, et je ne sais pas pourquoi, j’étais sceptique. Un style qui me paraissait trop travaillé…Peut être que c’était l’ambiance, car quand j’ai commencé l’histoire en elle même et l’histoire de Faustine, j’ai souri et j’étais conquise !

On alterne entre la vie d’Agathe et celle de Faustine, on ne s’ennuie pas du tout ! Je ne connais pas du tout la Belle Epoque, enfin je connais de nom et du nom des Playmobils Belle Epoque 😀 Sacrée référence, hein ? Bref, je ne suis pas calée du tout en histoire ! Il y a de tout dans ce livre : des interrogations, de l’amour, de l’amitié, de la haine, de l’histoire, des réponses…

Finalement, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture et ça se lit très bien ! J’ai eu bien du mal à lâcher mon livre tous les soirs ! C’est même un coup de coeur !

J’avais choisi 2 livres de Clarisse Sabard à la bibliothèque, le premier était disponible tout de suite. Et le 2ème vient de l’être ce matin, alors que j’ai fini l’autre hier soir ! Belle coïncidence, mais j’ai déjà une petite pile de livres en attente, donc j’attendrai un peu pour cet autre roman 😉 D’autant que ça fait longtemps que j’attendais les autres aussi !

Vous connaissez Clarisse Sabard ? Vous l’aurez compris, je vous la recommande !

Bon mercredi au soleil !

« La chambre des merveilles » de Julien Sandrel

Je vous parle encore lecture aujourd’hui, car je ne prends pas le temps de faire des photos du reste mais ça va venir -même si je ne suis pas très productive en ce moment !

« La chambre des merveilles » est le premier roman de Julien Sandrel, mais le 3eme que je lis après « les étincelles » et « la vie qui m’attendait » il y a quelques jours. J’ai lu dans l’ordre inverse de l’écriture, et je dois dire que j’aime de plus en plus ! Enfin maintenant il va falloir que j’attende, car j’ai tout lu de l’auteur 😉

Résumé :

« Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.  Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.  Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.  Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans… »

C’est une énorme coup de coeur, vraiment ! Si vous ne deviez en lire qu’un de Julien Sandrel, c’est celui-ci. Pour une fois je suis d’accord avec les gens (prix des lecteurs Super U 2019).

Encore une fois, je me suis identifiée à l’un des personnages principaux, Thelma, 39 ans et qui remet sa vie en question avec l’accident de son fils. Pour moi, c’était avec le diagnostic de la SEP. D’ailleurs, en parlant similitude, ça m’a fait bizarre : j’ai commencé le livre dimanche soir et lundi, alors que je me promenais dans un parc avec Petite, elle est tombée en vélo et je regardais aussi mon téléphone (on cherchait une géocache!). Heureusement la similitude s’est arrêtée là, nous étions seule dans cette allée du parc (aucun risque de collision donc!) et elle a juste dérapé sur des cailloux. Mais ça m’a sauté aux yeux !

Le livre donc, c’est la plupart du temps Thelma qui raconte. Il y a quelques passages où c’est Louis qui s’exprime, ces passages sont comme une bouffée d’air, de jeunesse et sympas…à part quand il traduit des expressions de jeunes en disant « pour les plus de 40 ans, ça veut dire ça ». En vrai, j’ai plus de 40 ans, mais je crois que j’ai compris toutes les expressions :-p

Les 2 styles sont très agréables à lire et on a vraiment l’impression d’avoir le personnage en face de nous

On est complètement plongé dans la vie de Thelma, on a parfois envie de rire, parfois envie de pleurer, on espère, on est touché. En tout cas, on a vraiment du mal à lâcher ce livre. Je l’ai lu en 3 soirs alors que je me couchais déjà tard (pour moi ;-)) ; il a 265 pages.

Il y a beaucoup d’amour dans ce livre, mais d’amour entre une mère et son fils, une mère et sa fille, une fille et sa mère…. C’est beau 🙂 Ca parle de relations entre enfants et parents, de la place que prend chacun dans la vie de l’autre et comment, et aussi de cette place qui peut changer suivant les évènements.

Vous me direz, c’est encore un livre qui parle de remise en question profonde, mais est ce que ça n’est pas simplement ça la vie ? Avancer sans se retourner et être contraint parfois de faire une pause, et prendre du recul. Est-ce que c’est vraiment ça dont nous avons envie ? Sommes nous heureux comme ça ? Que faut il changer ? Peut être que ça me parle particulièrement parce que je suis/je sors d’une période de remise en question, mais comme je vous disais, je ne suis pas la seule à avoir aimé, que dis-je, adoré ce livre, et je ne pense pas que tout le monde s’identifie à Thelma 😉

Vous l’aurez compris, je vous conseille vraiment cette lecture. Avez vous déjà lu « la chambre des merveilles » ou un autre de Julien Sandrel ?

Bon mercredi ! Ici ça commence sous l’orage…à voir si on peut aller se promener ou si la seule sortie sera à la bibliothèque.

« La vie qui m’attendait » de Julien Sandrel

J’ai découvert par hasard Julien Sandrel avec « Les étincelles » que j’avais gagné à un concours lors de sa sortie, et beaucoup aimé ! J’ai donc emprunté d’autres livres à la bibliothèques. J’ai commencé par « la vie qui m’attendait », qui n’est pas le premier écrit mais peu importe, les romans sont indépendants.

Je ne sais pas ce qui m’a pris, avant de commencer j’ai pris lu la 4eme de couverture. Et j’ai trouvé qu’on en savait trop ! J’aime bien avoir la surprise (en même temps, je n’avais qu’à pas le lire 😉 ), mais le résumé nous dévoile en gros les 50 premières pages.

Résumé :

« Romane, trente-neuf ans, est médecin ET hypocondriaque. Sa vie monotone bascule le jour où l’une de ses patientes lui dit l’avoir vue sortir en larmes du bureau d’un pneumologue à Marseille. Pourtant Romane est en pleine forme, et n’a jamais mis les pieds dans cette ville.
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre qui lui ressemble tant.
Son enquête la guide vers Juliette, libraire à Avignon. Lorsque les deux femmes se rencontrent, l’évidence s’impose : elles sont jumelles. Comment est-il possible que chacune ignore l’existence de l’autre ? Quels secrets cachent leurs familles respectives ?
En cheminant vers la vérité, les deux sœurs se lancent dans un étonnant voyage entre rires et douleurs… »

Après cette impression de déjà-su, et même avant je l’avoue, j’ai été embarquée dans l’histoire invraisemblable de Romane et Juliette, et j’ai avancé en même temps que Romane dans les secrets.

Les personnages m’ont beaucoup plu ! Je me suis sentie proche de Romane et Juliette, par leur âge, leur façon de vivre (bien qu’absolument différente en apparence), leurs loisirs et leur comportement..Elles pourraient être des amies.

Difficile d’en parler sans trop en dévoiler, mais tous les personnages sont attachants. Je ne suis pas très expressive quand je lis (ni en général) mais vraiment on passe du rire aux larmes dans ce roman !

J’ai adoré par exemple lorsque la petite Marie chante « la chanson d’une princesse gelée qui donne envie de haïr la liberté » (je n’ai plus les termes exacts, car il en parle 2 fois). On sent bien le vécu !! (et comme je le suis sur Instagram, je sais qu’il a une petite fille 😉 ).

L’écriture est très agréable, ça se lit (dévore) tout seul ! C’est une belle leçon de vie aussi. La roue tourne dans tous les sens, il faut oser se remettre en question et se lancer. J’ai adoré la bienveillance qui ressort de ce livre, ça fait du bien !

Je l’ai commencé il y a 3 jours, avec du mal à m’arrêter à chaque fois…hier soir, j’ai fini par me relever, zut quel dommage, je n’arrivais pas à dormir…et je suis allée au bout, couchée à 2h30, un peu dur ce matin, mais aucun regret ! C’est vraiment un coup de coeur ce livre !

J’ai le 3eme sur ma table de nuit (1er en fait), et je suis quasiment sure que je ne serai pas déçue (verdict la semaine prochaine).

Vous connaissez Julien Sandrel ? Vous vous en doutez, je ne peux que vous le recommander !

Bon jeudi ! Pour nous ça va être créatif (crochet et couture) et au frais principalement !

« De pierre et d’os »de Bérengère Cournut

J’ai pris ce livre à la bibliothèque dans le cadre de notre voyage virtuel dans les Pôles…dont je vous parle bientôt (oui je sais, ça fait plusieurs fois que je le dis, mais cette fois on a lu tous les livres !). Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre…D’ailleurs à la couverture j’ai pensé que c’était une bd, mais non, c’est un roman (pour ma défense, c’était à l’époque du drive avec réservation sur internet :-)) !

Résumé :

« Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. »

J’ai été littéralement hypnotisée par cette lecture, d’ailleurs elle est plein de référence à des rites chamaniques et esprits. Après la lecture de « Limonov » d’Emmanuel Carrère, que j’ai apprécié mais où la lecture était plus lente, j’ai englouti « De pierre et d’os » en à peine plus d’une soirée (200 pages + les photos).

L’écriture est ultra fluide et ça se lit tout seul, même avec les interruptions pour les chansons. J’avoue que tous ces rites sont assez surprenant pour moi qui suis plutôt terre à terre, surprenant dans le sens où ça ne fait pas partie de mes habitudes, mais je les respecte complètement. Je parle bien aux objets alors 😉

J’ai beaucoup aimé cette lecture, dans un monde que je commence un peu à connaitre avec toutes mes lectures sur les pôles ces dernières semaines. Je vous disais lors de ma dernière lecture que j’avais envie de m’évader, de voyager en lisant, pour le coup, la vie sur la banquise est bien dépaysante, et tellement à l’opposé de notre vie.

J’ai encore quelques livres empruntés sur ma table de nuit (et une petite pile dedans…), mais j’ai mis en liste « à lire » les 2 autres livres de l’auteur qui sont dans une des bibliothèques.

Et vous savez quoi ? Pour une fois j’ai aimé un livre qui a eu un prix (Fnac 2019) !

Vous connaissez Bérengère Cournut ? N’hésitez pas en tout cas !

Bon week-end ! Pour moi ça va être tranquille…histoire de garder mes forces pour la reprise lundi.

« La variante chilienne » de Pierre Raufast

Après m’être promené dans le froid avec des lectures du Pôle nord et d’Islande de la bibliothèque, j’ai pris ce livre dans ma table de nuit. Et quelle joie !!

Il me semble que la personne qui me l’a donné (encore une fois je ne sais plus si c’est ma tante ou ma mère !) m’en avait du bien.

Je n’ai pas lu le résumé avant, je crois l’avoir fait au bout de quelques pages car le début est surprenant, mais j’ai continué. Et j’ai adoré ! J’ai souri une bonne partie de la lecture.
C’est une succession d’anecdotes mais ça reste très vivant et agréable à lire.

L’histoire :

« Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux.
Chaque caillou qu’il y dépose correspond à un évènement de sa vie. Deux vacanciers, réfugiés pour l’été au fond d’une vallée, le rencontrent par hasard. Rapidement des liens d’amitiés se tissent au fur et à mesure que Florin puise ses petits cailloux dans les bocaux. À Margaux, l’adolescente éprise de poésie et à Pascal le professeur revenu de tout, il raconte. L’histoire du village noyé de pluie pendant des années, celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase, celle de la piscine transformée en potager ou encore des pieds nickelés qui se servaient d’un cimetière pour trafiquer. »

Les 3 personnages sont très attachants, entre la candeur de Margaux (pourtant pas dupe de tout) et la sagesse de Florin et Pascal. Le rythme entre anecdotes et présent est juste, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Cela fait longtemps que je n’avais pas été enthousiaste comme ça pour un livre, et nul doute que je vais lire les autres romans de Pierre Raufast qui sont cette fois dans mes bibliothèques (enfin quand j’aurais fini les autres car j’ai été un peu gourmande ce coup-ci et avec les livres que j’avais réservé avant le confinement et que j’ai récupéré, je crois que j’en ai 7/8 à lire, si ce n’est plus).

Vous connaissez Pierra Rafaust? N’hésitez pas en tout cas !

Et bonne fin de dimanche !