« De pierre et d’os »de Bérengère Cournut

J’ai pris ce livre à la bibliothèque dans le cadre de notre voyage virtuel dans les Pôles…dont je vous parle bientôt (oui je sais, ça fait plusieurs fois que je le dis, mais cette fois on a lu tous les livres !). Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre…D’ailleurs à la couverture j’ai pensé que c’était une bd, mais non, c’est un roman (pour ma défense, c’était à l’époque du drive avec réservation sur internet :-)) !

Résumé :

« Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. »

J’ai été littéralement hypnotisée par cette lecture, d’ailleurs elle est plein de référence à des rites chamaniques et esprits. Après la lecture de « Limonov » d’Emmanuel Carrère, que j’ai apprécié mais où la lecture était plus lente, j’ai englouti « De pierre et d’os » en à peine plus d’une soirée (200 pages + les photos).

L’écriture est ultra fluide et ça se lit tout seul, même avec les interruptions pour les chansons. J’avoue que tous ces rites sont assez surprenant pour moi qui suis plutôt terre à terre, surprenant dans le sens où ça ne fait pas partie de mes habitudes, mais je les respecte complètement. Je parle bien aux objets alors 😉

J’ai beaucoup aimé cette lecture, dans un monde que je commence un peu à connaitre avec toutes mes lectures sur les pôles ces dernières semaines. Je vous disais lors de ma dernière lecture que j’avais envie de m’évader, de voyager en lisant, pour le coup, la vie sur la banquise est bien dépaysante, et tellement à l’opposé de notre vie.

J’ai encore quelques livres empruntés sur ma table de nuit (et une petite pile dedans…), mais j’ai mis en liste « à lire » les 2 autres livres de l’auteur qui sont dans une des bibliothèques.

Et vous savez quoi ? Pour une fois j’ai aimé un livre qui a eu un prix (Fnac 2019) !

Vous connaissez Bérengère Cournut ? N’hésitez pas en tout cas !

Bon week-end ! Pour moi ça va être tranquille…histoire de garder mes forces pour la reprise lundi.

« La variante chilienne » de Pierre Raufast

Après m’être promené dans le froid avec des lectures du Pôle nord et d’Islande de la bibliothèque, j’ai pris ce livre dans ma table de nuit. Et quelle joie !!

Il me semble que la personne qui me l’a donné (encore une fois je ne sais plus si c’est ma tante ou ma mère !) m’en avait du bien.

Je n’ai pas lu le résumé avant, je crois l’avoir fait au bout de quelques pages car le début est surprenant, mais j’ai continué. Et j’ai adoré ! J’ai souri une bonne partie de la lecture.
C’est une succession d’anecdotes mais ça reste très vivant et agréable à lire.

L’histoire :

« Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux.
Chaque caillou qu’il y dépose correspond à un évènement de sa vie. Deux vacanciers, réfugiés pour l’été au fond d’une vallée, le rencontrent par hasard. Rapidement des liens d’amitiés se tissent au fur et à mesure que Florin puise ses petits cailloux dans les bocaux. À Margaux, l’adolescente éprise de poésie et à Pascal le professeur revenu de tout, il raconte. L’histoire du village noyé de pluie pendant des années, celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase, celle de la piscine transformée en potager ou encore des pieds nickelés qui se servaient d’un cimetière pour trafiquer. »

Les 3 personnages sont très attachants, entre la candeur de Margaux (pourtant pas dupe de tout) et la sagesse de Florin et Pascal. Le rythme entre anecdotes et présent est juste, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Cela fait longtemps que je n’avais pas été enthousiaste comme ça pour un livre, et nul doute que je vais lire les autres romans de Pierre Raufast qui sont cette fois dans mes bibliothèques (enfin quand j’aurais fini les autres car j’ai été un peu gourmande ce coup-ci et avec les livres que j’avais réservé avant le confinement et que j’ai récupéré, je crois que j’en ai 7/8 à lire, si ce n’est plus).

Vous connaissez Pierra Rafaust? N’hésitez pas en tout cas !

Et bonne fin de dimanche !

« Au féminin » d’Anna Tosca

Anna Tosca, c’est une copine virtuelle sur Instagram (@lucioleetfeufollet) que je suis depuis mes débuts dessus (c’est pas si vieux…2 ans !) pour ses dessins tranche de vie et ses partages de lecture.

Elle m’avait envoyé son premier roman « Fuite(s) » que j’avais beaucoup apprécié. Alors quand elle a proposé de nous envoyer son recueil de nouvelles en pdf, j’ai sauté sur l’occasion. Même si je l’avais oublié au fonds de ma boîte mail quelques mois (depuis mars) mais après avoir lu « une fleur dans les glaces » de Géraldine Danon, j’ai eu envie de le lire, et quand on a envie faut y aller !

(j’ai même réussi à dompter la liseuse sans problème cette fois!)

Le thème :

« Au féminin » est un recueil de nouvelles qui parle des femmes et leur laisse la parole. Tous les textes ont été rédigés en respectant les contraintes proposées au cours d’ateliers d’écriture suivis par l’autrice en 2019. Des formes courtes au contenu parfois drôle, parfois émouvant. Des nouvelles à lire d’une traite ou à picorer. Et, pourquoi pas vous essayer à suivre la consigne ? »

Alors je ne suis peut être pas objective 😉 , mais j’ai tout de suite accroché ! J’ai beaucoup aimé le style très agréable à lire et puis les nouvelles, que d’imagination ! Jamais je n’aurais eu ces idées en suivant les consignes (on les a à la fin de chaque nouvelle, et je trouve ça très sympa, peut être que je vais essayer d’y répondre moi aussi).

Les thèmes sont variés et j’ai trouvé très intéressants les interprétations, c’est un livre léger dans le style sans l’être forcément dans les sujets.

En plus, il y a une de ses illustrations à chacune des nouvelles, et c’est sympa !

Je copie la conclusion de ses critiques : « A lire dans un champ de lavande, ou sous un cerisier ». N’hésitez pas donc ! Et même, je mets un coup de coeur parce que c’est une chouette personne qui écrit de beaux textes !

Bonne journée !

« Poste restante à Locmaria » de Lorraine Fouchet

La semaine dernière, lorsque je me suis décidée à commander des livres au drive de la bibliothèque pour Petite, je me suis autorisée un roman pour moi. Un seul pour que ma table de nuit continue à se vider 😉

Cela fait quelques temps que j’avais envie de lire Lorraine Fouchet, dont j’avais vu passé des livres sur Instagram, et lu une nouvelle dans « des mots par la fenêtre » (collectif). J’avais le choix entre 3 (elle en a écrit beaucoup plus) et j’ai choisi « Poste restante à Locmaria », car ça se passe en grosse partie à Groix. Outres le fait que j’y sois passée lors de mon voyage de noces il y a presque 20 ans (le mariage a duré moins que le souvenir :-p ), il s’agit d’une île bretonne, et même si ça n’est pas très loin de chez moi, c’est une île donc ça dépayse ! Donc ça fait du bien. Le reste se passe en Italie, ça change aussi 😉

L’histoire :

« Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Ébranlée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats.
Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté Groisillonne et mener son enquête en toute discrétion. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre ont croisé sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?
Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier apporte bien des surprises, et les boites aux lettres recèlent de lourds secrets. »

J’avais envie de légèreté après les livres durs lus ces derniers temps, que ça soit « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère ou « Sobibor » de Jean Molla, et c’est une réussite ! Bien que le sujet soit sérieux aussi, partir à la recherche de ses origines, ce n’est pas rien. Mais le ton est bien plus léger et l’écriture plus facile à lire.

J’ai aimé suivre l’évolution de Chiara de Rome à Groix, de Gabin de Paris à Groix… On parle principalement de Chiara dans le résumé, mais en fait ils sont plusieurs à évoluer en parallèle dans ce roman, autours des piliers que sont certains des Groisillons (les habitants de Groix, qui peuvent s’appeler aussi des Greks, mais je trouve le premier plus chantant!).

Dans ce livre, les boites aux lettres et les vélos s’expriment aussi, de temps en temps, c’est marrant. En dehors d’eux, le narrateur n’est pas toujours le même, c’est rythmé.

J’ai adoré lire ce livre, que j’ai dévoré en à peine plus d’une nuit (après avoir lu un certain temps le premier soir, j’ai éteint mais j’ai fini par aller lire dans la salle de bain, comme je ne dormais pas à 1h du matin…il ne restait qu’une cinquantaine de pages quand je suis retournée me coucher!). J’avoue que mes livres préférés sont ceux dont le style est plus léger, j’espère que ça ne fait pas de moi une fille légère 😉

Vous avez déjà lu Lorraine Fouchet ?

Je l’ajoute à mes écrivains « coup de coeur » 😉

En attendant d’en lire un autre, je vous souhaite une bonne journée !

"Les étincelles" de Julien Sandrel

Article du jour, bonjour !

Hier soir, j’ai fini « Les étincelles » de Julien Sandrel. J’ai gagné ce livre il y a peu sur un concours Instagram, c’est une double chance : d’avoir gagné et d’avoir découvert cet auteur que je ne connaissais pas ! Et ça c’est chouette !

L’histoire :

« La jeune Phoenix, 23 ans, a le goût de la provocation, des rêves bien enfouis, et une faille terrible : il y a trois ans, son père, un scientifique, s’est tué dans un accident de voiture en allant rejoindre une autre femme que sa mère.

Depuis, Phoenix le déteste. À cause de lui, elle a abandonné études et passions et enchaîne les petits boulots. Mais un jour, dans un carton qui dort à la cave, elle découvre la preuve que son père se sentait en danger. Ainsi qu’un appel à l’aide énigmatique, écrit dans une langue étrangère.

Et si elle s’était trompée ? Et si… la mort de son père n’avait pas été un accident ?

Aidée de son jeune frère, un surdoué à l’humour bien ancré, Phoenix se lance à la recherche de la vérité. Mais que pourront-ils, tout seuls, face à un mensonge qui empoisonne le monde ? »

Ca va être simple : j’ai vraiment aimé cette lecture ! L’écriture est fluide et agréable.

J’ai adoré les personnages principaux : Phoénix, César son frêre, Sandra la grand-mère, Marianne la mère,Victor. Ils sont très attachants, et pour certains, plein d’envie malgré tout. Chacun son caractère, pas forcément facile d’ailleurs, mais ils savent se poser des questions et se remettre en question.

L’histoire m’a plu aussi, elle est bien menée !

Ce que je n’ai pas aimé en revanche, mais ça n’a rien à voir avec les qualités du livre : ce que l’histoire est bien trop réelle, et qu’on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec une vraie entreprise mondiale qui empoisonne le monde (Monsanto en l’occurrence) et s’en fout plein les fouilles. Julien Sandrel explique à la fin s’être inspiré de faits réels et témoignages et effectivement, j’ai eu des sentiments de déjà-vu par moment (remarquez ça m’arrive régulièrement en lisant !) mais ça n’est pas gênant.

Il s’agit du 3eme roman de l’auteur, et j’ai vu que le premier « la chambre des merveilles » étaient dans mes bibliothèques. Je le prendrai dès que cela sera possible.

En attendant de reparler lecture – j’ai déjà bien entamé le livre suivant car insomnie à partir de 3h ! -, je vais me noyer dans mon stock de tissu et imaginer ce que je pourrais faire avec 😉

Passez une belle fin de journée et bon goûter ! Je pense à vous, de ma famille ou pas…