« Petit décodeur illustré de l’ado en crise » d’Anne-Claire Kleindienst et Lynda Corazza

J’avais beaucoup aimé « le petit décodeur illustré de l’enfant en crise », alors quand j’ai qu’il existait le même version ado, je n’ai pas hésité !

Descriptif :

« Face au chahut de la transformation adolescente qui vient percuter de plein fouet l’atmosphère familiale, comment travailler la qualité du lien et éviter de nous mettre notre ado à dos ? Les auteurs proposent une lecture croisée pour mieux comprendre et interagir avec l’autre.
Tout comme le premier ouvrage Petit décodeur illustré de l’enfant en crise, cette suite adolescente est structurée autour des apports de l’approche en Discipline positive, de Jane Nelsen, avec des éclairages tirés des neurosciences et des travaux en intelligence émotionnelle. Résolument visuel et accessible, ce livre allie l’humour à la pédagogie et fournit des conseils précieux pour garder le lien durant le temps périlleux de l’adolescence. »

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les illustrations pleine d’humour, et tellement réalistes..Nous sommes tous dans le même bateau.

J’ai envie de dire que je connais la théorie (parce que c’est pas le premier bouquin que je lis (ou conférence que j’écoute…) sur le sujet, mais la pratique n’est pas toujours évidente. Et surtout il faudrait que tout le monde accepte de le lire dans la maison (parce que si, les livres permettent d’avoir des pistes pour éduquer et élever enfants puis ados, même si c’est la pratique qui est prépondérante, comme pour tout).

Ce qu’il y a de bien dans ce livre là, c’est qu’il y a une partie pour les parents, mais aussi pour les ados, que j’ai fait lire à Moyenne, et que j’ai feuilleté. Moyenne m’a dit qu’elle avait surtout lu les bd, et un peu les explications 😉 Remarquez, j’imagine qu’elle a lu les conseils correspondants à « ses problèmes », et elle a vu dans tous les cas qu’elle n’était pas seule à vivre certaines choses.

Les conseils sont donnés de façons concises, en « nuages de mots », c’est lisible en un coup d’oeil, pas de phrase compliquée à comprendre et intégrer, et ça c’est top.

Vous connaissez ? En tout cas, je vous conseille fortement ces 2 guides (si vous avez des enfants ou des ados à la maison !).

Bon week-end !

« Et que ne durent que les moments doux » de Virginie Grimaldi

Virginie Grimaldi, est comme Agnès Ledig, une de mes auteures chouchoux du moment. Enfin, du moment, façon de parler, car ça dure depuis que je les ai découverte il y a quelques années. Et le hasard a fait que j’enchaine leur dernier livre…et que les 2 soient des coups de coeur !

Résumé :

« L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin. »

J’ai adoré ! Je suis passée du rire aux larmes, vraiment ! Les échanges par SMS entre Elise et ses grands enfants sont à mourir de rire. Mais le service de « néonatalité » avec les bébés entre la vie et la mort et leurs parents déboussolés, c’est beaucoup moins drôles, même s’il y a des passages attendrissants.

A vrai dire, je suis, entre autre, Virginie Grimaldi sur Instagram, et j’ai eu l’impression de la retrouver dans sa façon d’être en Elise (même si pour le coup, elle est plutôt du côté de Lili vu l’âge de ses enfants. Suivre un auteur sur Instagram (ou ailleurs) donne un autre éclairage à nos lectures, on se sent plus proche de l’auteur puisque ce n’est plus qu’un nom. J’avoue que j’apprécie (même si bien sur, on partage ce qu’on veut sur les réseaux, et on se fabrique l’image qu’on veut…mais je trouve que ça colle bien à ce que je ressens en lisant les romans).

Revenons-en au livre. Il est très agréable à lire et ça se lit tout seul. Mon seul problème a été que j’ai vraiment eu du mal à le lâcher et je l’ai avalé très rapidement ! Il est très rythmé entre la vie d’Elise, celle de Lili et les échanges SMS.

J’ai aimé tous les livres de Virginie Grimaldi, mais certains plus que d’autres et celui-ci est vraiment mon préféré, encore au dessus des autres ! Vous en avez lu ? Celui-ci ? Qu’est ce que vous en pensez ?

En ce dimanche soir, je vous propose de ne garder que les moments doux du week-end, avant de recommencer une semaine à fonds les ballons ! Bonne soirée !

« Se le dire enfin » d’Agnès Ledig

Agnès Ledig je l’ai aimé à la première lecture…et ça ne s’est jamais démenti ! Celui-ci, j’ai attendu longtemps avant de le lire…j’ai raté l’occasion de l’acheter lors de mon dernier voyage en février (!!), je l’avais réservé à la bibliothèque à son arrivée en juin, mais bibliothèque en réseau et les livres ne transitaient pas entre les bibli – et quelque soit mon envie de le lire, je n’allais pas faire 30 minutes de voiture (aller simple) que pour ça…donc j’ai patienté ! Tout ça pour vous dire que j’étais heureuse de l’avoir enfin dans les mains !

L’histoire :

« De retour de vacances, sur le parvis d’une gare, Édouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande le refuge. Là, dans une chambre d’hôtes environnée d’arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d’un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu’une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S’il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d’être. »

Agnès Ledig a pris sa recette habituelle : des âmes blessées qui se réparent mutuellement. Habituel peut être, mais c’est à nouveau une belle réussite ! Pour une fois, c’est un homme qui est central, et cet homme, Edouard, est très attachant. Il a quitté sa femme plus ou moins sur un coup de tête et essaie de se reconstruire.

L’histoire, les histoires devrais-je dire, sont décrites avec douceur ; la lecture est très agréable. On ressent beaucoup d’émotions et sentiments en lisant ce livre : de la compassion, un peu de tristesse, de l’incompréhension de certains actes aussi, de surprise, et surtout beaucoup d’amour, d’Amour avec un grand A mais aussi d’amour et d’amitié.

J’ai aimé à nouveau rencontré une « Gaëlle » (mon prénom, assez rare dans les livres) et en plus son personnage m’a bien plu 😉 Ce n’est pas la première fois, il y avait « Gaël » dans « on regrettera plus tard » et sa suite, un personnage torturé mais tout en douceur. C’est d’ailleurs pareil pour cette « Gaëlle » 😉

Et puis il y a Platon, le chat philosophe et observateur qui donne son avis de temps en temps, surprenant mais amusant.

Cette lecture a été un vrai plaisir ! Et vous, Agnès Ledig vous inspire ou toujours pas depuis que je vous en parle ? 😉

Bon samedi ! Le programme du jour c’est permanence à la bibliothèque puis décortiquer les châtaignes quand elles sortiront du feu (miam!).

« Le jardin de l’oubli » de Clarisse Sabard

J’ai découvert Clarisse Sabard sur Instagram et j’en suis ravie !

L’histoire :

« 1910.La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret.
Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays-niçois afin d’écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose… »

J’ai lu le prologue dans une salle d’attente de médecin, et je ne sais pas pourquoi, j’étais sceptique. Un style qui me paraissait trop travaillé…Peut être que c’était l’ambiance, car quand j’ai commencé l’histoire en elle même et l’histoire de Faustine, j’ai souri et j’étais conquise !

On alterne entre la vie d’Agathe et celle de Faustine, on ne s’ennuie pas du tout ! Je ne connais pas du tout la Belle Epoque, enfin je connais de nom et du nom des Playmobils Belle Epoque 😀 Sacrée référence, hein ? Bref, je ne suis pas calée du tout en histoire ! Il y a de tout dans ce livre : des interrogations, de l’amour, de l’amitié, de la haine, de l’histoire, des réponses…

Finalement, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture et ça se lit très bien ! J’ai eu bien du mal à lâcher mon livre tous les soirs ! C’est même un coup de coeur !

J’avais choisi 2 livres de Clarisse Sabard à la bibliothèque, le premier était disponible tout de suite. Et le 2ème vient de l’être ce matin, alors que j’ai fini l’autre hier soir ! Belle coïncidence, mais j’ai déjà une petite pile de livres en attente, donc j’attendrai un peu pour cet autre roman 😉 D’autant que ça fait longtemps que j’attendais les autres aussi !

Vous connaissez Clarisse Sabard ? Vous l’aurez compris, je vous la recommande !

Bon mercredi au soleil !

« La chambre des merveilles » de Julien Sandrel

Je vous parle encore lecture aujourd’hui, car je ne prends pas le temps de faire des photos du reste mais ça va venir -même si je ne suis pas très productive en ce moment !

« La chambre des merveilles » est le premier roman de Julien Sandrel, mais le 3eme que je lis après « les étincelles » et « la vie qui m’attendait » il y a quelques jours. J’ai lu dans l’ordre inverse de l’écriture, et je dois dire que j’aime de plus en plus ! Enfin maintenant il va falloir que j’attende, car j’ai tout lu de l’auteur 😉

Résumé :

« Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.  Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.  Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.  Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans… »

C’est une énorme coup de coeur, vraiment ! Si vous ne deviez en lire qu’un de Julien Sandrel, c’est celui-ci. Pour une fois je suis d’accord avec les gens (prix des lecteurs Super U 2019).

Encore une fois, je me suis identifiée à l’un des personnages principaux, Thelma, 39 ans et qui remet sa vie en question avec l’accident de son fils. Pour moi, c’était avec le diagnostic de la SEP. D’ailleurs, en parlant similitude, ça m’a fait bizarre : j’ai commencé le livre dimanche soir et lundi, alors que je me promenais dans un parc avec Petite, elle est tombée en vélo et je regardais aussi mon téléphone (on cherchait une géocache!). Heureusement la similitude s’est arrêtée là, nous étions seule dans cette allée du parc (aucun risque de collision donc!) et elle a juste dérapé sur des cailloux. Mais ça m’a sauté aux yeux !

Le livre donc, c’est la plupart du temps Thelma qui raconte. Il y a quelques passages où c’est Louis qui s’exprime, ces passages sont comme une bouffée d’air, de jeunesse et sympas…à part quand il traduit des expressions de jeunes en disant « pour les plus de 40 ans, ça veut dire ça ». En vrai, j’ai plus de 40 ans, mais je crois que j’ai compris toutes les expressions :-p

Les 2 styles sont très agréables à lire et on a vraiment l’impression d’avoir le personnage en face de nous

On est complètement plongé dans la vie de Thelma, on a parfois envie de rire, parfois envie de pleurer, on espère, on est touché. En tout cas, on a vraiment du mal à lâcher ce livre. Je l’ai lu en 3 soirs alors que je me couchais déjà tard (pour moi ;-)) ; il a 265 pages.

Il y a beaucoup d’amour dans ce livre, mais d’amour entre une mère et son fils, une mère et sa fille, une fille et sa mère…. C’est beau 🙂 Ca parle de relations entre enfants et parents, de la place que prend chacun dans la vie de l’autre et comment, et aussi de cette place qui peut changer suivant les évènements.

Vous me direz, c’est encore un livre qui parle de remise en question profonde, mais est ce que ça n’est pas simplement ça la vie ? Avancer sans se retourner et être contraint parfois de faire une pause, et prendre du recul. Est-ce que c’est vraiment ça dont nous avons envie ? Sommes nous heureux comme ça ? Que faut il changer ? Peut être que ça me parle particulièrement parce que je suis/je sors d’une période de remise en question, mais comme je vous disais, je ne suis pas la seule à avoir aimé, que dis-je, adoré ce livre, et je ne pense pas que tout le monde s’identifie à Thelma 😉

Vous l’aurez compris, je vous conseille vraiment cette lecture. Avez vous déjà lu « la chambre des merveilles » ou un autre de Julien Sandrel ?

Bon mercredi ! Ici ça commence sous l’orage…à voir si on peut aller se promener ou si la seule sortie sera à la bibliothèque.