« Tout le bleu du ciel » de Mélissa da Costa

Cette lecture n’est pas le fruit du hasard : j’ai lu du bien de cette auteure plusieurs fois sur Instagram et il me semble qu’on ne l’a recommandé (parce que je l’avais commandé à la bibliothèque 😉).

L’histoire :

« Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. »

Comme je n’ai pas lu le résumé, comme d’habitude, je ne m’attendais pas du tout à ça ! J’avoue que c’est un peu perturbant au départ… Mais franchement c’est un très beau livre et une très belle histoire. Très émouvant, mais pas que : c’est une histoire triste et joyeuse en même temps.

Les personnages se découvrent petit à petit (dans le sens où nous les découvrons, ils évoluent tout au long du roman) et s’ouvrent l’un à l’autre et aux autres, au fil de leur rencontre.

Et puis ils nous font voyager ! On suit leur périple dans le sud de la France (Pyrénées) principalement et ça m’a donné envie d’aller (re) découvrir ce coin là.

C’était vraiment une chouette découverte et j’en lirai d’autres !

Fait « marrant », il se trouve que j’ai enchainé 3 livres avec la maladie d’Alzheimer, tout à fait par hasard. Et plus surprenant encore, ici et dans « la boîte de Pandore » de Bernard Weber : la personne atteinte s’appelle Emile ! L’autre livre c’était « L’atelier des souvenirs – Anne Idoux-Thivet » dont je ne vous ai pas encore parlé non plus !

Vous connaissez Mélissa da Costa ? Ce livre en particulier ?

Bonne soirée…sous le ciel bleu ? (Ici il était parti, mais il a l’air de revenir)

« Et nous danserons sous les flocons » de Clarisse Sabard

Allez je reprends le clavier. Punaise déjà un mois sans écrire, pourtant j’en ai des choses à dire ! Je pense à vous à chaque fois que je termine un livre sans prendre le temps de venir vous en parler. Mais aujourd’hui, c’est décidé, le reste attendra !

Me revoici avec Clarisse Sabard, et avec elle, je passe de coup de coeur en coup de coeur. Celui-ci ne fait pas exception !

J’ai déjà lu La plage de la mariée et Le jardin de l’oubli. Et il y en a aura d’autres !

L’écriture est fluide, très agréable à lire. L’émotion transparait à la lecture. Je suis passée du rire aux larmes (de joie). Surtout rire : Valentine est assez gaffeuse, son père aussi !

Le résumé (que je n’avais pas lu, et je trouve que j’ai bien fait !) :

« Après des années d’absence, Valentine est de retour à Vallenot, le village de son enfance qu’elle a quitté très jeune pour se marier. Un mariage pour lequel elle a sacrifié ses propres aspirations, obnubilée par l’idée de construire une « vraie » famille, loin du schéma qu’elle a connu, de sa mère et sa grand-mère qui ont élevé leurs enfants seules. Mais c’est célibataire que Valentine revient aujourd’hui, uniquement accompagnée de son fils adolescent, car son ex-mari a préféré continuer sa route avec une autre…

En cette période de fêtes, elle va croiser le chemin d’un Anglais récemment installé au village, de Rémi, co-gérant du restaurant du coin… et d’une vieille photo représentant un beau jeune homme marocain, qui aurait vécu à Vallenot à la fin des années 1950, avant de disparaître du jour au lendemain… »

Je crois que j’ai aimé tous les personnages ! Même si certains ont des comportements pas toujours appropriés, et même si l’ex de Valentine, Philippe, m’a un peu trop fait penser à mon ex à moi, par ses réflexions à la noix, pas justifiées du tout (genre si leur fils, Jules, s’est battu, c’est parce qu’elle est partie vivre à la campagne. Le fait que lui soit parti avec une autre femme et qu’elle soit enceinte après quelques mois ne peut bien sur avoir aucune influence sur le comportement de Jules). Bref, je m’égare mais les passages avec Philippe m’ont mise mal à l’aise.

Ah non en fait, il y en a une autre qui ne m’a pas plu, Lyne, l’agent immobilière, râleuse continuelle. Mais je ne peux pas vraiment en dire plus !

Valentine essaie de se reconstruire après sa séparation, on retournant dans le village de son enfance. On la suit reprendre goût à la vie petit à petit. On est dans sa tête et dans son coeur. Elle (m’) est très sympathique. Elle partage son quotidien avec ses parents (séparés depuis une trentaine d’années mais qui s’entendent bien) et ses soeurs jumelles, Chloé et Albane qui sont fâchées depuis 12 ans. On vit dans le présent, mais on fait des bonds dans le passé pour comprendre certaines choses.

En résumé, c’est une lecture que j’ai apprécié et que je ne peux que vous recommander ! Vous connaissez Clarisse Sabard ?

Bon mercredi… sous la pluie pour changer !!!

« Une évidence » d’Agnès Martin-Lugand

Encore un roman d’Agnès Martin-Lugand et encore un coup de coeur !

J’ai adoré plonger dans la vie de Reine et son fils Noé..

L’histoire :

« Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.
Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…
Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ? »

J’ai beaucoup aimé donc, retrouver le style d’écriture d’Agnès Martin-Lugand. Ca se lit tout seul ! Mon problème majeur (ça fait longtemps que je n’en avais pas parlé :-p) c’est que les chapitres sont longs et que si dans ma faiblesse, je me disais encore un peu (difficile de s’arrêter par moment), ça durait un peu trop longtemps !

Reine vit avec son fils Noé, mais elle est secondée par son ami et associé Paul, rencontré lorsqu’elle était enceinte et déprimée. Elle a décidé de dire que le père l’avait abandonné et a demandé à tout son entourage de dire pareil.

Reine fait tout pour son fils qui est sa priorité – je me reconnais bien là dedans. Bon même si parfois on pense faire le mieux et que ça n’est pas le cas !

Il y a assez peu de personnages et je ne me suis pas perdue (ça m’arrive souvent 😉 au moins un petit peu) .

Ils habitent Rouen mais le boulot la fait partir en mission à St Malo. St Malo c’est le lieu de vie de l’autrice et à 40 minutes de chez moi…j’y vais régulièrement et lorsque l’action s’y déroulait, je voyais toujours très bien où ils étaient ! D’ailleurs à plusieurs reprises il est question du livre « ces messieurs de St Malo » que je viens de réserver à la bibliothèque 😉

Les personnages sont attachants et plutôt sympas (enfin ils sont sympas mais par moment leur réaction l’est moins).

Pour l’instant j’ai lu tous les livres d’Agnès Martin-Lugand, avec beaucoup de plaisir.. Le prochain sort dans un gros mois ! Vous êtes inspiré ? Vous l’avez déjà lu ?

Bon dimanche ! Ici c’est aspirateur et couture qui m’attendent, peut être une balade si le temps le permet !

« Tout ce que tu vas vivre » de Lorraine Fouchet

C’est marrant parce que je viens de lire sa biographie, et je ne l’imaginais pas du tout comme ça ! Je pensais qu’elle faisait partie de la « bande de jeunes » avec Agnès Ledig, Raphaëlle Giordano, Virginie Grimaldi, Julien Sandrel…que j’apprécie particulièrement mais pas du tout ! Elle est née en 1956.

Lorraine Fouchet, je l’ai découverte dans le recueil de nouvelles « des mots par la fenêtre » et aimé dans « Poste restante à Locmaria » alors quand j’ai vu ce livre dans la boite à livres du boulot, je n’ai pas hésité, et j’ai vraiment bien fait !

Résumé :

« Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d’une femme qui s’éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu’il reçoit les condoléances d’un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d’autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité. »

Il y a 2 narrateurs, Dom et la mystérieuse femme, en alternance chaque chapitre. Ceux de l’amoureuse sont assez courts et relatent surtout ses sentiments. C’est Dom qui nous raconte l’histoire, son histoire. L’écriture est très agréable à lire. Dom n’est pas encore adulte mais n’est plus un enfant, cela se ressent bien dans ses interrogations et ses agissements.

Dom vit à Paris dans un immeuble acheté par son grand-père. Il y habitait avec son père, mais aux autres étages il y avait son oncle, célibataire endurci mais touchant, sa tante veuve du frêre de son père, sa tante, soeur de son père, et sa famille « parfaite », ainsi que quelques personnes extérieures à la famille. Dom sait que la femme mystère habite l’immeuble et à quoi elle ressemble (grande blonde avec un jean’s) mais plusieurs femmes correspondent à cette description. Alors on cherche avec lui qui a peut bien être..

J’ai aimé voyager du quartier Montparnasse, le quartier breton de Paris à l’Argentine, en passant bien sur par l’ile de Groix, chère à l’auteure. J’ai aimé le ton de la narration. J’ai souri et eu envie de pleurer, de consoler Dom, de consoler l’Amoureuse secrète. J’ai eu du mal à lâcher ce livre…

En bref, c’est un coup de coeur 😉 et c’est sur que je vais continuer à découvrir Lorraine Fouchet (et y a un paquet de livres !). Vous connaissez Lorraine Fouchet ? Ce livre, un autre ?

Bonne journée ! Pour moi c’est la première de vacances alors je vais en profiter pour retourner dans mon atelier 😉

« J’ai toujours cette musique dans la tête » et « Nos résiliences » d’Agnès Martin-Lugand

Me revoilà avec un peu de lecture. J’ai lu « J’ai toujours cette musique dans la tête » tout en écoutant « Nos résiliences » dans la voiture, alors je vais vous parler des 2 en même temps (vu que j’ai pris du retard dans mes articles..) ! Les 2 sont des histoires de couple finalement, un couple de la quarantaine, avec des enfants entre 5 et une dizaine d’années (facile à mélanger au début 😉 ). Les enfants sont bien sympathiques, les parents aussi cela dit ! Mais les histoire ne sont pas les mêmes…

J’ai déjà lu « désolée je suis attendue » puis « Les gens heureux boivent du café » et la suite « La vie est facile ne t’inquiète pas » dont je vous parlais dans le même article et que j’avais beaucoup aimé. C’est sans surprise que les 2 nouveaux sont aussi des coups de coeur !

L’histoire :

« Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ? »

C’est une lecture agréable, dans laquelle on plonge avec plaisir. Les personnages sont attachants, on les découvre petit à petit… il ne faut pas se fier aux apparences !

J’ai aimé découvrir cette histoire, sans avoir pressenti le dénouement.

L’histoire :

« Notre vie avait-elle irrémédiablement basculé ? Ne serait-elle plus jamais comme avant ? Étrange, cette notion d’avant et d’après. Je sentais que nous venions de perdre quelque chose d’essentiel. Aucune projection dans l’avenir. Aucun espoir. Rien. Le vide. Une ombre planait désormais sur notre vie. Et j’avais peur. Mais cette peur, je devais la canaliser, l’étouffer, l’éloigner, je ne pouvais me permettre de me laisser engloutir.
Un seul instant suffit-il à faire basculer toute une vie ? »

Je n’avais pas lu le résumé (sur le premier non plus) mais rien qu’au titre je savais qu’il allait se passer quelque chose de « grave » et du coup dans les 1ers chapitres, j’étais stressée, dans l’expectative de cet évènement !

Ava, galeriste, et Xavier, vétérinaire, vivent heureux avec leur 2 enfants, jusqu’au jour où leur vie bascule suite à un accident. Nous les suivons dans leur reconstruction physique, psychique et amoureuse.

C’est difficile d’en parler sans trop en dévoiler, puisque le résumé n’en dit pas grand chose ! Mais il y a d’autres personnages qui gravitent autours d’eux, et ça rend ce roman très vivant. Je ne me suis pas ennuyée du tout (dans le 1er non plus !), et plus d’une fois je suis restée dans la voiture un peu plus que nécessaire (moteur coupé, hein 😉 je dis ça car je peste contre les moteurs qui restent allumés pour rien…). J’avais vraiment envie de savoir la suite et la fin.

Au final, je vous parle de ces 2 livres sans vraiment vous en parler 😉 mais sachez qu’ils m’ont beaucoup plu et que je ne peux que vous les recommander !

Connaissez vous Agnès Martin-Lugand ? Appréciez vous ?

Bon mercredi à vous ! Ici c’est plutôt gris… tant pis !