« Une évidence » d’Agnès Martin-Lugand

Encore un roman d’Agnès Martin-Lugand et encore un coup de coeur !

J’ai adoré plonger dans la vie de Reine et son fils Noé..

L’histoire :

« Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.
Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…
Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ? »

J’ai beaucoup aimé donc, retrouver le style d’écriture d’Agnès Martin-Lugand. Ca se lit tout seul ! Mon problème majeur (ça fait longtemps que je n’en avais pas parlé :-p) c’est que les chapitres sont longs et que si dans ma faiblesse, je me disais encore un peu (difficile de s’arrêter par moment), ça durait un peu trop longtemps !

Reine vit avec son fils Noé, mais elle est secondée par son ami et associé Paul, rencontré lorsqu’elle était enceinte et déprimée. Elle a décidé de dire que le père l’avait abandonné et a demandé à tout son entourage de dire pareil.

Reine fait tout pour son fils qui est sa priorité – je me reconnais bien là dedans. Bon même si parfois on pense faire le mieux et que ça n’est pas le cas !

Il y a assez peu de personnages et je ne me suis pas perdue (ça m’arrive souvent 😉 au moins un petit peu) .

Ils habitent Rouen mais le boulot la fait partir en mission à St Malo. St Malo c’est le lieu de vie de l’autrice et à 40 minutes de chez moi…j’y vais régulièrement et lorsque l’action s’y déroulait, je voyais toujours très bien où ils étaient ! D’ailleurs à plusieurs reprises il est question du livre « ces messieurs de St Malo » que je viens de réserver à la bibliothèque 😉

Les personnages sont attachants et plutôt sympas (enfin ils sont sympas mais par moment leur réaction l’est moins).

Pour l’instant j’ai lu tous les livres d’Agnès Martin-Lugand, avec beaucoup de plaisir.. Le prochain sort dans un gros mois ! Vous êtes inspiré ? Vous l’avez déjà lu ?

Bon dimanche ! Ici c’est aspirateur et couture qui m’attendent, peut être une balade si le temps le permet !

« Alors vous ne serez plus jamais triste » de Baptiste Beaulieu

Baptiste Beaulieu, ça fait quelques temps que j’en entendais parler, entre autre par ses copines écrivaines Virginie Grimaldi et Agnès Ledig sur Instagram. C’est un médecin généraliste de 35 ans, qui est aussi bloggeur et romancier donc. Il est plein d’humour et pédagogue : il nous explique en mots simples, sur Instagram, pourquoi par exemple il va se faire vacciner et conseille à ses patients de le faire.. J’ai du coup eu envie de découvrir son écriture.

Le seul livre dispo dans mes bibliothèques était « alors vous ne serez plus jamais triste », donc je l’ai pris ! Je ne sais pas si je ne serai plus jamais triste mais ce roman rend triste à plusieurs moments, et joyeux aussi. Certains passages m’ont fait rire d’ailleurs.

Le résumé :

« C’est l’histoire d’un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis que sa femme est partie. Il a décidé de mettre fin à ses jours le soir même.
En se jetant dans un taxi pour régler quelques affaires à l’hôpital, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir, juste en les regardant dans les yeux. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, elle exige sept jours durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies.
Le compte à rebours est lancé jusqu’à l’échéance finale. Qui gagnera du désespoir ou de la joie de vivre ? Que s’est-il passé dans la vie de cet homme pour qu’il en arrive là ? Qu’a vécu cette femme pour qu’elle prenne aussi violemment le parti de la vie et du bonheur ?
Avec une poésie joyeuse et une grande émotion, Baptiste Beaulieu imagine une merveilleuse rencontre entre deux êtres qui cherchent à réenchanter le monde. »

Dès la première page on retrouve l’humour de Baptiste Beaulieu : il nous explique que comme c’est un compte à rebours (les 7 derniers jours), les pages seront comptées à l’envers ! J’ai eu l’impression de retrouver l’auteur dans le personnage de Sarah, la chauffeuse de taxi, un peu excentrique et mystérieuse. Elle a mis de la joie dans ce livre, bien triste avec, entre autre, la profonde dépression du Docteur.

La lecture est tout à fait agréable, et les situations rocambolesques qui s’enchainent donne de la légèreté à la situation.

C’était une belle découverte et je n’hésiterai pas à lire d’autres livres de Baptiste Beaulieu. Vous connaissez ?

Bon dimanche…au chaud ! Ici c’est gris et pluie, alors les projets créatifs vont avancer 😉

« Déstockage 31 : T-shirt Marcel et culottes (menstruelles) Belle d’Ikatee

Je n’ai pas vraiment vu le mois de janvier passer…j’ai pas mal cousu (mais il manque des retouches) et fini mon châle au crochet, entre autre, mais il faut que je prenne les photos… Cela dit, je ne veux pas louper le déstockage du mois alors je vous présente : un t-shirt et des culottes !

Le t-shirt, toujours un t-shirt Marcel d’Ikatee, pour Petite. C’est une valeur sure (et le patron est déjà coupé 😉 ). Au mois d’avril, lorsque j’ai fait un gros tri dans mes jerseys en particulier, j’avais découpé les pièces pour ce t-shirt, mais je m’étais plantée sur la pièce haut devant et comme une copine devait me dépanner avec le même tissu et que c’est un t-shirt d’hiver, il était resté de côté un moment ! Bon sauf que je n’ai jamais récupéré le coupon dépannage, alors j’ai fini par me lancer. Entre temps j’avais oublié ce que j’avais envisagé pour les manches, donc j’ai recoupé alors que je n’aurais pas du… Résultat un t-shirt avec des manches un peu courtes et les dessins à l’envers sur le devant mais qu’elle adore déjà (elle adore les coeurs de mon t-shirt Wanted, que j’avais enlevé de mon placard car j’avais froid avec ce décolleté. A voir si je le ressors au Printemps !). Elle porte un pantalon fait main aussi : un Chaméléon d’Ottobre en velours qui date d’il y a longtemps et acheté dans un lot. Je ne vous l’avez pas encore montré (même modèle que celui ci).

Niveau culotte, je n’ai pas non plus innové ! J’ai déjà fait une série de Belle il y a quelques mois. Sauf que j’ai pris 36 au lieu de 34 pour Moyenne (j’espère que ça ira, je n’ai pas remesuré…Allez savoir pourquoi !) parce qu’elle m’a dit que les autres culottes serrent un peu (mais est ce une question d’élastique trop tendus ou de tissu ? En tout cas j’ai fait attention de ne pas tendre les élastiques ce coup ci!). Le tissu est du Biotissu acheté l’été dernier, parce que c’est toujours utile le tissu uni 😉 mais pour le coup, c’est un reste après un t-shirt en cours pour moi (pour cet été). C’est le seul tissu dont j’ai encore l’origine !

Et pour moi, même taille que la dernière fois et j’ai adapté en culotte menstruelle selon le tuto de Chez Machine, vendu en mars dernier lorsqu’elle s’est associée à d’autres créatrices (bénéfices reversés à la recherche contre l’endométriose). Evidemment, j’ai fait une boulette mais finalement ça se voit assez peu (j’avais coupé le dos dans le mauvais sens donc j’ai coupé et recousu…). J’ai utilisé le même tissu que les boxers de Monsieur et les culottes de Petite. J’ai utilisé 2 couches de bambou pour l’insert. Ma première culotte menstruelle me sert toujours mais elle est bien moins confortable (et belle!).

Allez le mois prochain je fais mon article à l’heure 😉 mais déjà, j’ai décidé d’arrêter de procrastiner et surtout de garder mon atelier rangé après chaque session (et ça fait quelques fois que j’y arrive !).

Bonne soirée (ou bonne journée vu l’heure ) !

« J’ai perdu Albert » de Didier van Cauwelaert

Aujourd’hui je parle lecture, mais lecture audio ! Albert, et surtout Chloé et Zac m’ont agréablement accompagné pendant 5h. La lecture par l’auteur est très bien faite, on a vraiment l’impression d’entendre Albert (Einstein) et de vivre à travers les personnages.

L’histoire :

« « Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. » Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l’esprit qui hante Chloé l’a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d’un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d’autant que cet esprit qui s’est mis à le bombarder d’informations capitales et pressantes n’est autre qu’Albert Einstein… Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s’attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux. »

Malgré la mauvaise humeur et la grosse tête de Chloé, au départ, on se prend vite dans l’histoire. C’est assez marrant d’ailleurs à écouter. On suit le retour à la réalité et la prise de conscience de Chloé, et dans le sens inverse « la folie » montante de Zac, et celle, si on peut dire, d’Albert Einstein, qui est là pour finir le travail engagé pendant son vivant, avec des idées bien précises.

J’ai aimé découvrir, à travers le récit, la vrai vie d’Albert Einstein, qui pour moi se résumait à un vieux un peu fou qui tire la langue et à la formule (que je ne comprends pas ! 😉 ) E =mc2. Sa vie a en fait été bien compliquée, il n’a été reconnu par ses pairs qu’un moment, avant de ne plus être pris au sérieux et d’être accusé d’espionnage (sans raison).

Il y a juste une passage qui m’a moins plu : un monologue d’Albert, qui s’énerve.. Et autre chose qui est dérangeant, ce que ça fait déjà au moins 100 ans qu’on nous alerte sur le lien entre les abeilles et l’humanité et que rien n’est fait, enfin si c’est fait contre les abeilles, pas pour les sauver…

J’avoue aussi que pour moi qui suis plutôt cartésienne (bon je parle aux objets c’est tout 😀 ) c’est assez dérangeant ces esprits qui parlent et qui disent ce qui est / ce qui va se passer.

« J’ai perdu Albert » a été adapté au cinéma. L’avez vous vu ? Il me semble que j’en ai vu une partie mais je ne m’en souviens que vaguement !

Vous avez lu ce livre ? Un autre de Didier van Cauwelaert ?

Bon mercredi…tout gris !

« Entre ciel et Lou » de Lorraine Fouchet

Lorraine Fouchet fait partie de mes découvertes de cette année (enfin de 2020), et quelle bonne découverte ! J’ai déjà lu avec plaisir « Poste restante à Locmaria » et « Tout ce que tu vas vivre« . A nouveau le lieu principal est l’île de Groix, et ça fait du bien, même si je n’en connais que le port et que mon passage était il y a 20 ans.

L’histoire :

« Bretagne. Jo prévoit de profiter d’une joyeuse retraite sur l’île de Groix. Mais la deuxième vie qu’il imaginait au côté de sa bien-aimée, il devra l’inventer seul. Son épouse est partie avant lui, en lui lançant un ultime défi : celui d’insuffler le bonheur dans le cœur de leurs enfants. Il n’a d’autre choix que d’honorer Lou, sa mémoire et ses vœux. Entre un fils sur la défensive et une fille cabossée par l’amour, la mission s’avère difficile mais réserve son lot d’heureuses surprises – car il n’est jamais trop tard pour renouer. En famille, on rit, on pleure, on s’engueule et, surtout, on s’aime ! »

Jo est l’un des personnages principaux et au début je me suis dit « ah ben tiens », je retrouve l’un des personnages d’un autre livre de l’autrice. En fait, il me semble que c’est aussi l’un de personnages (secondaires cette fois!) de Sophie Tal Men, un Jo sur l’île de Groix, et en plus ils sont du mêmes styles. Est ce le même Jo qui les a inspiré ? 😉

Ce livre est la reconstruction d’une famille après le décès de Lou, la femme / mère / grand-mère de chacun. Tout le monde prend la parole, même Lou, et les chapitres sont divisées en petite partie où l’on découvre l’histoire racontée par les uns ou les autres. Cela en fait une lecture très dynamique, pas le temps de s’ennuyer. L’écriture est très agréable à lire.

Les personnages sont plus ou moins sympas au premier abord après on apprend à les connaitre (encore une fois, la vie et ses traumatismes engendrent des réactions, pas forcément compréhensibles si on n’a pas les clefs!). J’ai beaucoup aimé Pomme, une des petites filles qui vit à Groix, pleine de volonté et maturité pour son âge (10 ans) et aussi Sarah, la fille dont l’élan dans la vie a été brisée à 20 ans par une maladie dans le style de la sclérose en plaque (ce qui m’a particulièrement touché puisque je suis moi-même « sépienne » depuis quelques années, bien qu’assez peu limitée physiquement). Sarah et Pomme, comme Lou sont pleines de douceur et de bienveillance. J’ai apprécié de voir l’évolution de chacun au fil des pages.

Petit clin d’oeil, vers la fin Pomme parle d’un livre qu’on lui lisait quand elle était petite…qui a résonné en moi :Il s’agit sans aucun doute de Perlette, que j’aimais beaucoup !!

Vous connaissez Lorraine Fouchet ? N’hésitez pas en tout cas, et je vais continuer à explorer ses romans.

Bon lundi !