Sukkwan Island de David Vann

Bon, pour une fois, c’est un livre qui m’a moyennement plu dont je vais vous parler : Sukkwan Island.

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Je l’avais déjà regardé les précédentes fois, mais sans  être attiré plus que ça. La dernière fois je l’ai pris en me disant que je finirai de toutes façons par le lire (l’écouter), puisque le stock de livres audio, est certes conséquent, mais pas si grand que ça.

L’histoire donc : un père dépressif, Jim, décide de partir pour un an, sur un île en Alaska, avec son fils de 13 ans, Roy. Jusque là ça pourrait le faire, mais c’est une île déserte, loin de tout, bien sûr. Mais bon pourquoi pas, ça n’est pas un problème en soi 😉

Sauf que, déjà, en tant que mère (oui je me projette beaucoup quand je lis !), je me dis, non mais n’importe quoi…partir sur une île déserte avec un enfant, où l’hiver sera neigeux et bien froid (oh on est rassuré quand il dit que ça descendra rarement en dessous de 20°), en étant aussi peu préparé et équipé. De base, tu le sens pas.

La plus grande majorité de l’histoire se passe donc sur cette île, entre principalement Roy et son père, qui s’installent et préparent l’hiver sur l’île. Il y a assez peu de dialogues, pas mal de pensées en revanche.

Après, c’est difficile de parler du livre sans divulguer les points culminants, mais je dirai juste « âmes sensibles s’abstenir ». Je ne dis pas que le livre est mal écrit ou inintéressant, mais ce n’est pas du tout le genre que je lis habituellement. Je suis beaucoup dans les livres positifs et là ça n’est pas du tout le cas, du coup ça m’a moins emballé. Cela dit, je suis allée au bout quand même !

Mieux vaut ne pas être dépressif soi-même avant de se lancer dans cette lecture ! D’ailleurs, je l’ai assez peu écouté avec mes filles..

Vous l’avez lu ? Qu’en avez vous pensé, vous avez plus aimé que moi ?

L’appel de l’Ange – Guillaume Musso

Je crois que je fais trop de voiture 😉

C’est donc Guillaume Musso qui a eu mes faveurs cette fois, avec « l’appel de l’ange ». Ce n’est pas le premier que je lis de lui, même si là comme ça, je ne saurai donner un autre titre ! Ce sont des livres « facile à lire », ce qui est appréciable ! Bon là, je l’ai écouté, mais c’est pareil !

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Jonathan, ancien grand restaurateur, vit en Californie. Il fait des aller-retours à New-York, toutes les vacances scolaires pour aller chercher son fils qui y vit avec sa mère.

Madeline, fleuriste à Paris, est venue avec son fiancé en vacances à New-York.

Ils se croisent à l’aéroport, enfin, ils font plus que se croiser : ils se rentrent littéralement dedans avec leur plateau dans un des restaurants. Toutes les affaires se retrouvent par terre et ils échangent malencontreusement leur téléphone. Comme ils prennent directement leur avion, ils se rendent compte beaucoup plus tard de cet échange, une fois à des milliers de kilomètres l’un de l’autre.

Ils se contactent et doivent se renvoyer les téléphones, mais finalement, ils les gardent et les explorent ……..

Le récit est un aller-retour incessant entre leur passé respectif et le présent.

Au départ, les deux personnages sont assez agressifs l’un envers l’autre et je dois avouer que ça ne m’a pas plû ; parce que j’aime pas quand les gens se parlent mal, ne se remettent pas en question et accusent les autres de tous leurs maux.

Mais très vite, je me suis accrochée à ce roman et j’ai eu envie de connaitre la suite ! Il y a des voyages, des enfants, de l’amour, de la violence, du suspens…. Et j’ai vraiment apprécié cette lecture. Enfin, pas trop certaines « scènes violentes » mais ce livre était vraiment prenant !

Vous l’avez lu ?

Je vous avais dit que je préparais des articles couture, mais je suis sur plusieurs projets à la fois : housse de notre canapé, calendriers de l’Avent, broderie d’une serviette…et du coup, les projets avancent petit à petit mais rien n’est fini !! Et je n’ai pas réussi à prendre en photo Grande avec sa tenue de sport, Moyenne dans sa robe faite en 3eme vitesse avant son départ en vacances (mais qu’il faut que je reprenne car la surjeteuse n’était pas coopérative et pas vraiment satisfaite du résultat), Toute Petite avec son t-shirt Bisounours…dont le Bisounours a disparu au premier lavage 😦 et que je dois refaire… j’ai de quoi écrire !

 

« J’ai un ado mais je me soigne » d’Olivier Revol

Pour une fois, c’est un livre que j’ai lu dont je vais vous parler…oui parce que je sais lire en vrai aussi 😀

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Et j’ai choisi celui-ci car aujourd’hui est un jour spécial, Grande a 15 ans ! (et moi je me prends un bon coup de vieux). Comme je finis ce livre, je me dis que c’est le jour où jamais de vous en parler. Quoi que l’ado compliquée, ce n’est pas celle là… Grande a été cool, à part s’enfermer dans sa chambre et passer son temps sur son téléphone, ça va !

Moyenne par contre, c’est une autre histoire…mais je crois qu’elle est ado depuis qu’elle sait s’opposer…ça fait 11 ans (sur 12!!).

Mais pour autant, ce n’est pas moi qui ait choisi ce livre. C’est ma mère qui a vu Olivier Revol en conférence et l’a trouvé très intéressant, et a donc acheté certains de ces livres, qu’elle m’a passé après les avoir lu.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, le style est très fluide et plutôt familier (sans que ça soit péjoratif). Et puis, dès la première page, je me suis sentie en confiance. Il parle en introduction du concert des Pinkfloyd au stade de Gerland, de Lyon, en 1990. Je n’y étais pas, mais ma grande soeur oui…et je m’en souviens bien, car bien que nous habitions à plusieurs km du stade, nous entendions le concert (enfin surement surtout les basses, mais on entendait quelque chose !).

Pour le contenu, même si j’ai trouvé le livre intéressant, il est surtout question des cas les plus graves (ado anoréxique, dépressif, suicidaire…) et même si Moyenne est vraiment compliquée à gérer, on n’en est pas à ses extrêmes. Remarquez, cela fait relativiser 😉

Et la réponse apportée est un peu toujours la même : hospitalisation dans son service, souvent pour une semaine d’observation, puis suivi par lui, un psychologue et d’autres médecins suivant les cas, avec conclusion d’un contrat entre lui, l’adolescent et les parents.

Vu le titre, je m’attendais à plus d’astuces / conseil pour gérer les ados « normaux » (9/10 n’ont pas de problème majeur). Ou peut être que je ne me suis focalisée que sur ces cas extrêmes ?

En tout cas, n’hésitez pas à le lire car c’est plaisant et utile (on a des infos sur ce qu’il faut surveiller).

Comment se passe l’adolescence chez vous ?

La cup ou coupe menstruelle

Un peu de neuf…parce que ma mère m’a fait remarquer qu’aussi bien les mouchoirs en tissu que les culottes menstruelles n’ont rien de nouveau ! Alors oui, je le savais bien sûr pour les mouchoirs que j’utilisais encore petite, et je ne me suis pas vraiment posée la question pour les culottes menstruelles, mais je sais que les femmes utilisaient du tissu avant le jetable 😉

Ça me rappelle un jour, de retour d’un séjour linguistique en Angleterre où je lui ai dit, y a une super chanson qui va bientôt arriver en France sûrement et je lui chante…et elle me repond «ca n’a rien de nouveau, ca a 20 ans». 😀 C’était Pop corn (sur youtube)

Aujourd’hui donc j’avais envie de vous parler de la cup ou coupe menstruelle, que j’utilise depuis 10 ans.
Enfin j’utilise, je l’ai depuis 10 ans, mais j’ai eu plusieurs stérilets Mirena, entre les grossesses, stérilet hormonal dont le principal point positif (en dehors de l’effet contraceptif bien sûr!) est de «couper» les règles. Du coup, pas besoin de protections périodiques. Mais j’ai quand même pas mal de cycles d’utilisation de la cup pour pouvoir en parler.

Depuis quelques mois, j’ai décidé d’arrêter complètement les hormones contraceptives et je suis passée au stérilet en cuivre, où la cup a toute son utilité.

La cup donc, c’est une sorte de petit entonnoir sans trou bien sûr 😀 en silicone, que l’on insère dans le vagin, comme un tampon. Par un effet ventouse, le sang s’écoule dans la cup et pas à côté.

Il suffit ensuite de vider la cup dans les toilettes et soit de la rincer si on a la possibilité, soit simplement de l’essuyer avec du papier avant de la remettre. Il faut la laver avec du savon au moins une fois par jour et la stériliser (à l’eau bouillante) entre les cycles.

La quantité de sang que l’on perd pendant les règles est en fait assez faible : entre 5 et 25 ml en tout (soit un petit verre!) et il suffit de vider la cup une fois dans la journée.

En réalité, on peut même ne pas la vider de la journée sans que ca déborde, sauf peut être le 2ème jour – le plus abondant.

Maintenant, je ne sais que dire. Les fabricants disent qu’on peut les garder 12h sans les vider, donc la nuit (mes nuits de 12h sont loin malheureusement 😦 ) mais une étude de chercheurs lyonnais (ca n’a aucune importance qu’ils soient lyonnais, sauf que je suis lyonnaise d’origine alors j’ai retenu!) a montré qu’il y avait aussi un risque de Syndrome de choc toxique, puisque le sang reste dans le corps (et que dans le-dit sang, il y a des staphylocoques qui peuvent déclencher ce syndrome).

Avantages:
– Confort: on oublie très facilement qu’on la porte. Si on la sent, c’est qu’on ne l’a pas assez enfoncé.

– Confort bis : contrairement au tampon, la cup n’absorbe, il n’y a donc pas l’inconfort lié à une sécheresse vaginale.

– Pas de produits toxiques : le silicone est anallergique et ne contient pas de substances controversées, contrairement aux tampons encore une fois.

– Zéro déchet : on ne jette plus rien tous les mois..

– Économie : la cup peut servir une dizaine d’années. Sur un mois c’est plus cher évidemment, mais l’achat est vite rentabilisé.

 

Inconvénients :

– Coup à prendre : la pose n’est pas forcément évidente et on peut avoir des fuites au début.

– Mains : On se salit les mains (un peu plus qu’avec un tampon), mais si on n’est pas maladroite, ca reste très raisonnable (spéciale dédicace pour celle qui se reconnaîtra!).

– Vue : oui on voit notre sang, mais ca n’est pas sale (je vous parle d’un temps que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaitre..).

Il existe 2 tailles – une pour les femmes ayant déjà accouché, l’autre pour celles qui n’ont jamais accouché (soyons logique !).

Pour moi, l’essayer c’est l’adopter ! Et pour vous ?

ps : promis, c’est le dernier sujet de ce style pour le moment ! Bientôt le retour de la couture…

«Les enfants des Justes» de Jacques Signol

Après avoir écouté le Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, je suis restée dans le même thème et c’est «Les enfants des Justes» de Jacques Signol qui a retenu mon attention et s’est retrouvé dans ma voiture.

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On est au début de la 2ème Guerre Mondiale, juste au sud de la Zone de démarcation, près de Périgueux, en zone libre donc.

La majorité du récit se passe aux Labories la ferme de Victoria et Virgile, ferme qui est proche la rivière qui fait la démarcation.

Leur médecin, le docteur Dujarric, va leur demander de l’aide pour faire passer des réfugiés…

J’ai un peu moins aimé ce livre, mais juste un peu : j’ai eu un peu de mal avec le personnage de Victoria, un peu bourrue et maladroite dans ces réactions. Mais il est possible que ça soit la façon de lire de Philippe Allard qui ait accentué ses cotés. Finalement, écouter un livre ça donne des images différentes de lire un livre.

Mais ça fait du bien de vivre de l’intérieur la vie de ceux qui ont aidé les juifs et les autres personnes en danger, simplement, sans se poser de question.

Et je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce livre…même si je suis peu inspirée pour en parler ! L’avez-vous lu ?

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer Annie Barrows

Maintenant que je suis lancée, je continue! D’autant que j’ai 30 minutes à tuer pendant la séance de psychomotricité de Moyenne…autant utiliser ce temps pour quelque chose qui me tient à coeur mais pour laquelle j’ai du mal à dégager un créneau!

Après l’Alchimiste, mon regard s’est arrêtée sur «le cercle littéraire des épluchures de patates» de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Parce que j’aime bien les îles anglo-normandes et Guernesey en particulier, et que j’ai trouvé le titre rigolo ! Oui il m’en faut peu 😛

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Photo http://www.visitguernsey.com/francais

Cela dit, dans la réalité, ce livre n’a rien de rigolo. Enfin, le cadre ne l’est pas : juste après la 2ème guerre mondiale, entre Londres complètement détruite et Guernesey qui a été coupée du monde, avec une occupation allemande qui ont créé des conditions de vie très compliquées, aussi bien pour les insulaires que pour les allemands d’ailleurs.

On y apprend comment la guerre a été vécue sur l’île, un peu à Londres aussi.

C’est un roman épistolaire (là je sors ma science, car honnêtement si je l’ai su un jour, j’avais oublié ce mot jusqu’à ce que Grande doive lire ce type de roman l’année dernière…). Epistolaire donc c’est un échange de lettres.

Ces lettres sont échangées principalement entre Juliette, écrivaine, Sidney son éditeur et ami d’enfance, Sophie, soeur de Sidney et amie d’enfance et des habitants de Guernesey.

Les lettres racontent aussi bien la vie actuelle (juste après la guerre) que la vie pendant la guerre. Ce va-et-vient entre passé et présent se fait très bien. C’est un livre vraiment très agréable à écouter, d’autant que je trouve que les voix collent très bien aux personnages. Mais je suis sûre que c’est tout aussi plaisant à lire ! Certaines lettres sont longues, d’autres sont des télégrammes.

Il y a plusieurs histoires d’amour en parallèle (mais pas que amour de couple, de l’amitié, et un peu de mésentente quand même!).

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J’ai beaucoup aimé ! Et vous, vous vous connaissiez ? Si non, je vous le recommande !

 

L’alchimiste de Paulo Coelho

Depuis que je vous ai parlé des livres audio que j’écoute maintenant dans la voiture, je suis devenue une vraie droguée….et j’ai été bien embêtée cet été quand mon chéri n’a pas voulu écouter pendant les longs voyages 😦 et j’ai très peu pris la voiture sans lui, donc j’ai attendu avant d’avoir la fin de mon histoire !!

Maintenant j’enchaîne les livres et … mes filles en profitent. Surtout les grandes, et en plus, bonus, Moyenne arrête de parler pour écouter 😀 (ceux qui ont passé 24h avec un enfant qui parle en permanence me comprendront !) .En général, je n’écoute pas avec Toute Petite cela dit, elle a plus de mal à se taire 😉

Bref, j’en reviens à l’Alchimiste. Je me revois encore, 20 ans auparavant, ma petite soeur dans l’entrée de sa chambre, à l’opposée de la mienne, qui me disait qu’elle avait  lu l’Alchimiste et avait beaucoup aimé. Mais je n’étais jamais tombée dessus…et puis je ne connaissais pas l’histoire et j’avoue que le titre ne m’inspirait pas (j’avais peur que ça soit compliqué!). Et pourtant !!

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Comme je vous disais, je suis droguée maintenant et je me suis retrouvée sans livre, sans pouvoir aller à la bibliothèque pendant quelques jours. Dur ! Comme j’alterne entre 2 bibliothèque, j’ai changé de technique : je prends un livre audio dans chacune, en alternance (logique, non? :-D) plutôt que d’attendre d’avoir fini avant d’en prendre un nouveau. Lorsque j’ai pris cette décision, j’ai regardé les livres audio de la 2eme bibli et j’ai vu « l’alchimiste »…et je n’ai pas hésité ! Parce que j’en avais entendu parlé plusieurs fois et j’avais eu envie de le lire depuis le temps !

Dès que le livre précédent  a été fini, j’ai enchaîné. Et j’ai tout de suite accroché ! C’est l’histoire d’un berger andalous qui rêve deux fois d’un trésor au pied des pyramides et décide de suivre ce rêve. Au fur à mesure qu’il avance, il découvre la vie et la philosophie.

J’aime bien lire des livres de développement personnel et celui ci en est un, écrit bien avant que cela soit la mode ;-),  mais sauf qu’ici il y a toute une histoire autour et cela m’a beaucoup plu !

J’ai beaucoup aimé l’histoire, la philosophie de vie et je pense que c’est facile à lire en tout cas, ça a été très facile à écouter, d’autant que c’est Guillaume Canet qui lit « le berger », et c’est fort plaisant à écouter, tout comme les autres d’ailleurs !

Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ??

A bientôt pour de nouvelles lectures…j’espère !